John Montagu (2e duc de Montagu)
| Master-General of the Ordnance | |
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| Master-General of the Ordnance | |
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| Lord-lieutenant du Warwickshire | |
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| Lord-lieutenant du Northamptonshire | |
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| Keeper of the Great Wardrobe (d) | |
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| Membre du Conseil privé du Royaume-Uni |
| Duc de Montagu (en) |
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| Décès | |
| Sépulture |
Church of St Edmund, Warkton (d) |
| Domicile | |
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| Mère |
Elizabeth Percy (en) |
| Fratrie |
Lady Anne Montagu (d) |
| Conjoint |
Mary Churchill (en) (à partir de ) |
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| Membre de | |
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| Distinction |
John Montagu ( – Montague House, Londres, ), 2e duc de Montagu, est un aristocrate et officier britannique, qui marque profondément les premières années du règne des Hanovre sur la Grande-Bretagne et les débuts de la franc-maçonnerie spéculative.
Biographie
[modifier | modifier le code]John Montagu est le fils de Ralph, 1er duc de Montagu, et d'Elizabeth Wriothesley, comtesse de Northumberland. Ses grands-parents maternels sont Thomas Wriothesley, 4e comte de Southampton et Rachel de Massue, sa première épouse[1].
Durant sa première jeunesse, il effectue le Grand Tour en France et en Italie en compagnie d'un précepteur français, Pierre Silvestre (c.1662-1718), un médecin huguenot d’origine bordelaise[2].
Le , John Montagu épouse lady Mary Churchill, fille de John et Sarah Churchill. En 1709, à la mort de son père, il hérite de son titre et de ses biens[3].
Il est reçu membre de la Royal Society en 1718, fait chevalier de l'Ordre de la Jarretière en 1719, chevalier de l'Ordre du bain en mai 1725 et aussitôt nommé grand maître de cet ordre[4]. Initié en franc-maçonnerie, il est élu 5e grand-maître de la Première Grande Loge d'Angleterre (1721-1722)[3]. John Montagu est le premier noble à prendre la grande maitrise de la Grande Loge. À compter de cette date, seuls des aristocrates sont élus à cette fonction en Angleterre. Il fait appel à James Anderson et d'autres membres pour rédiger les constitutions, avec les documents de renom comme ceux des Anciens devoirs. Mais, il ordonne de la composer avec une méthode qui s'inscrit dans l'époque de progrès et de raison que porte le siècle des Lumières[1].
En juin 1722, il est nommé par le roi George 1er gouverneur des îles de Sainte-Lucie et Saint-Vincent. Mais incapable de les défendre face aux Français, et ne recevant pas de renforts, il perd la souveraineté sur ces îles[5].
Collectionneur épris d'arts, il est, à titre privé, le commanditaire de la seconde version de Before et After (1731), un diptyque peint par William Hogarth[6] ; Montagu figura par ailleurs à la même époque dans un portrait de famille et une toile intitulée The Indian Emperor, or the Conquest of Mexico, exécutées par Hogarth[7].
En 1739, le Foundling Hospital est créé à Londres. Montagu en est l'un des gouverneurs. Il finance aussi l'éducation de deux notables noirs anglais, Ignatius Sancho et Francis Williams, notamment en envoyant ce dernier à l'université de Cambridge. Il rencontre également Ayuba Suleiman Diallo, esclave affranchi, qu'il aide à retourner au Sénégal[4].
En 1740, il est promu Master-General of the Ordnance (Maître général de l'équipement), et sert cette fonction jusqu'en 1742. En 1745, il met sur pied un groupe de cavalerie, 9e du nom, surnommé les « Carabiniers de Montagu » (The Montagu's Carabineers), qui est cependant dissous l'année suivante, après la bataille de Culloden.
En janvier 1749, il est le supposé organisateur d'un spectaculaire canular, The Bottle Conjuror (en), au Haymarket Theatre, faisant croire qu'un acrobate, William Philips, est capable de se glisser à l'intérieur d'une bouteille (« a quart bottle », équivaut ici au quart du gallon, soit 1,13 litre) ; le public, ameuté et bien entendu déçu, provoqua un scandale[8]. Vers cette même époque, sa belle-mère, Sarah Churchill, duchesse de Marlborough, écrit au jeune Horace Walpole, combien son beau-fils est resté immature et d'un esprit farceur[9].
Il meurt chez lui à Londres des suites d'une fièvre maligne, le 5 juillet 1749[4].
Mariage et descendance
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Montagu et Mary Churchill ont eu six enfants :
- John Montagu, mort enfant,
- George Montagu, mort enfant,
- Edward Churchill Montagu, mort enfant,
- Eleanor Montagu.
- Mary Montagu (1711 - ). Mariée à George Brudenell, 4e comte de Cardigan et 1er duc de Montagu (2e création, 1766) : leur fille Elizabeth Montagu, femme de Henry Scott, 3e duc de Buccleuch et 5e duc de Queensberry (un descendant de Charles II d'Angleterre et de Lucy Walter), continue leur postérité,
- Isabella Montagu, comtesse de Beaulieu (morte le ). Mariée en premier à William Montagu (2e duc de Manchester) et en secondes noces avec Edward Hussey-Montagu (1er comte Beaulieu).
Succession
[modifier | modifier le code]Comme aucun de ses trois fils n'ayant survécu à l'enfance, les titres s'éteignent à la mort de Montagu, en 1749. Cependant, sa fille Mary est mariée à George Brudenell, 4e comte de Cardigan (1712–1790). À la mort de son beau-père, il prend donc en charge le nom et les armes de la famille Montagu, et, relevant le titre, il est nommé 1er duc de Montagu (seconde création) en 1766.
Sa résidence de Londres, Montague House, Bloomsbury, a été achetée par le gouvernement en 1753 pour accueillir la collection nationale des Antiquités, et c'est sur ce site qu'a été construit le British Museum.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Cecile Révauger 2013, p. 2003.
- ↑ Correspondance avec Pierre Bayle, lettre 589, note 1.
- Ligou 2017, p. 821.
- Cecile Révauger 2013, p. 2004.
- ↑ (en) Nathaniel Uring, A relation of the late intended settlement of the islands of St. Lucia and St. Vincent in America: in right of the Duke of Montagu, and under His Grace's direction and orders, in the year 1722, Londres, Printed for J. Peele, at Locke's Head, 1725.
- ↑ (en) Julie L. Mellby, Before and After, in: Graphic Arts, 21 avril 2011, sur le site de l'université de Princeton.
- ↑ « The Indian Emperor », in: La Clé des langues, Lyon, ENS de Lyon/DGESCO, janvier 2013.
- ↑ (en) Barbara M. Benedict, Curiosity: A Cultural History of Early Modern Inquiry, Chicago, University of Chicago Press, 2001, p. 165.
- ↑ (en) Peter Cunnigham (éd.), The Letters of Horace Walpole, Édimbourg, John Grant, 1906, vol. I, lettre 339.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Cécile Révauger et Charles Porset, Le monde maçonnique des Lumières. : Europe-Amérique et colonies, dictionnaire prosopographique, Paris, Éditions Honoré Champion, , 2 878 p. (ISBN 978-2-7453-2496-2, OCLC 853276977).
- Daniel Ligou, Dictionnaire de la franc-maçonnerie, Paris, Presses universitaires de France, , 5e éd. (1re éd. 1986), 1 376 p. (ISBN 2-13-055094-0).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressource relative à la recherche :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- http://freemasonry.bcy.ca/history/anderson/frontispiece.html