John Magufuli

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John Magufuli
Illustration.
Fonctions
5e président de la République unie de Tanzanie
En fonction depuis le
(2 ans, 9 mois et 9 jours)
Élection
Vice-président Samia Suluhu
Premier ministre Mizengo Pinda
Majaliwa K. Majaliwa
Prédécesseur Jakaya Kikwete
Biographie
Nom de naissance John Pombe Joseph Magufuli
Date de naissance (58 ans)
Nationalité Tanzanienne
Parti politique Chama cha Mapinduzi
Père Mzee Joseph Magufuli
Conjoint Janet Magufuli
Diplômé de Université de Dar es Salaam
Religion Christianisme

John Magufuli
Présidents de la République unie de Tanzanie

John Pombe Joseph Magufuli, né le , est un homme d'État tanzanien. Nommé à la tête de plusieurs ministères au cours de sa carrière, il est élu président de la République le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Magufuli est titulaire d'un doctorat en chimie de l’Université de Dar Es Salaam.

Entrée en politique[modifier | modifier le code]

Partisan du Chama cha Mapinduzi (CCM), premier parti de Tanzanie[1], il dirige successivement différents ministères, à savoir celui de l'Élevage et la Pêche, les Terres, le Logement et les Travaux publics entre 2010 et 2015. Il tire de cette période son surnom de Tingatinga, le « Bulldozer » en swahili, pour son engagement dans la construction de nouvelles routes[2].

Président de la République de Tanzanie[modifier | modifier le code]

À 56 ans, il est désigné candidat à la présidentielle à la suite de primaires réunissant 38 candidats[1]. Le , il est élu cinquième président de la République[3], succédant ainsi à Jakaya Kikwete.

Réduction des dépenses publiques et lutte contre la corruption[modifier | modifier le code]

Dès le lendemain de son investiture, John Magufuli entame un vaste plan de réduction des dépenses publiques, en réduisant notamment 100 000 dollars à 7 000 dollars (92 000 euros à 6 460 euros) les frais de la cérémonie d’inauguration du nouveau Parlement[1]. Il est également à l'origine d'une action pour réduire le budget des événements et des déplacements officiels en limitant le nombre de membres composant les délégations[1], ou encore de la suppression des indemnités de séance des députés et de l'annulation de la fête nationale[4].

Afin de montrer l’exemple, il réduit également son salaire de 15 000 à 4 000 dollars par mois, devenant de ce fait l'un des chefs d’État africains à la rémunération la moins élevée[5].

Son mandat se caractérise essentiellement par une lutte énergique contre la corruption. D'importantes sommes qui s'évaporaient auparavant dans la fraude fiscale sont désormais investies dans l'éducation et la lutte contre la pauvreté[6].

Tournant autoritaire[modifier | modifier le code]

En 2015, le gouvernement adopte une nouvelle loi anti-cybercriminalité pour encadrer les nouvelles formes de criminalité pour le web. Néanmoins l'application de la loi menace la liberté d'expression des citoyens, arrêtés et jugés pour "insulte au président" sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie instantanée[4].

Depuis 2016, le pouvoir en place met en place une forte régulation de l'information : 6 chaînes de télévision, 21 stations de radios et plusieurs journaux auraient ainsi été suspendus pour avoir critiqué la nouvelle administration[2].

Le 26 mars 2018, six membres du Chama cha Demokrasia na Maendeleo (Chadema), le principal parti d’opposition, dont le président du parti Freeman Mboweont sont arrêtés et inculpés pour « appel à la haine » à la suite d'une manifestation le 16 février[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Tanzanie : le grand coup de balai de John Magufuli, Le Monde Afrique, 18 décembre 2018
  2. a, b et c Tanzanie : le virage autoritaire de John Magufuli, Jeune Afrique, 18 avril 2018
  3. Présidentielle - Tanzanie : Magufuli déclaré vainqueur, l'opposition conteste, Le Point, 30 octobre 2015.
  4. a et b Tanzanie : des internautes condamnés pour insulte au président sur les réseaux sociaux, Jeune Afrique, 23 septembre 2016
  5. « Tanzanie : touchant 4 fois moins que son prédécesseur, le président Magufuli dévoile son salaire », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  6. Loic Ramirez, « Tanzanie : la forêt qui pousse », Le Soir,‎ (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]