John Joscelyn

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John Joscelyn
Biographie
Naissance
Décès
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High Roding (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activité
Une page du manuscrit D de la Chronique anglo-saxonne annotée par John Joscelyn.

John Joscelyn ou John Joscelin est un homme d'Église et un antiquaire anglais né en 1529 et mort le . En sa qualité de secrétaire de l'archevêque Matthew Parker, il s'attelle à l'étude de l'histoire de l'Église d'Angleterre avant la conquête normande et travaille sur un dictionnaire bilingue vieil anglais-latin qui contribue grandement à l'étude de cette langue.

Biographie[modifier | modifier le code]

John Joscelyn est issu d'une famille de la petite noblesse du Hertfordshire. Il est le troisième fils de Thomas Joscelyn (mort en 1562), qui possède le domaine de Hyde Hall, à Sawbridgeworth, dans le Hertfordshire, et celui de High Roding, dans l'Essex, où John voit vraisemblablement le jour. Sa mère, Dorothy Gate, est originaire de Rivenhall, également dans l'Essex[1].

John entre au Queens' College de l'université de Cambridge en 1545 et obtient son baccalauréat en arts quatre ans plus tard. Élu fellow, il y enseigne le latin en 1550, puis le grec en 1551 et décroche sa maîtrise en 1552. Après avoir souscrit à la doctrine catholique sous le règne de Marie Ire, il démissionne de Cambridge en 1557 et professe par la suite la foi anglicane[1].

En 1559, le nouvel archevêque de Cantorbéry Matthew Parker engage Joscelyn comme secrétaire latin et le nomme chapelain. Il lui accorde l'année suivante une prébende à Hereford dont Joscelyn bénéficie jusqu'en 1577. Cette année-là, le successeur de Parker, Edmund Grindal, lui confie le rectorat de Hollingbourne, dans le Kent. Joscelyn conserve cette sinécure jusqu'à sa mort, survenue le 28 décembre 1602, probablement à High Roding où il est enterré[1].

Travaux[modifier | modifier le code]

Afin d'assister au mieux Parker, qui s'intéresse à l'histoire de l'Église et de l'autorité pontificale au Moyen Âge, Joscelyn commence à étudier le vieil anglais pour se documenter sur l'histoire religieuse de l'Angleterre avant la conquête normande. Il recueille de nombreux manuscrits anciens pour son maître et les prépare à la publication, parfois en les annotant en latin ou en anglais. Il va jusqu'à insérer des pages rédigées par ses soins dans le manuscrit D de la Chronique anglo-saxonne à l'endroit où celui-ci est défectueux. Il contribue largement à l'ouvrage De Antiquitate Britannicae Ecclesiae & Priuilegiis Ecclesiae Canuariensis, cum Archiepiscopis eiusdem 70, qui paraît sous le nom de Matthew Parker en 1572[1].

À partir des codes de lois anglo-saxons, Joscelyn échafaude un dictionnaire bilingue vieil anglais-latin. Bien qu'il ne soit jamais terminé, il constitue une ressource précieuse pour les historiens ultérieurs de la période anglo-saxonne, et le collectionneur Robert Bruce Cotton l'intègre à sa vaste bibliothèque. Joscelyn est également responsable d'une édition du De excidio et conquestu Britanniae de Gildas le Sage, publiée en 1568, et d'une histoire du Queens' College, publiée en 1880[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Martin 2004.

Bibliographie[modifier | modifier le code]