John Gomery

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John Gomery
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Fonction
Conseiller de la Reine
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Pierrette Rayle (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

John Howard Gomery (né à Montréal, le , mort le ) est un juge canadien. Il est surtout connu pour sa présidence de la commission canadienne d'enquête sur le scandale des commandites, laquelle est médiatisée au Québec comme la commission Gomery.

Biographie[modifier | modifier le code]

John Howard Gomery naît à le dans une famille anglophone de l’ouest de Montréal. Son père, Walter Bertram Gomery, est vendeur itinérant de charbon pour une entreprise dont il deviendra le président[1],[2].

John Gomery fait ses études de droit à l'Université McGill à Montréal, où il fait partie de la Revue de droit de McGill. C'est à l'Université McGill qu'il apprend le français. En 1973, il épouse en seconde noce Pierrette Rayle, qui deviendra la première femme bâtonnière du Barreau de Montréal, puis juge à la Cour supérieure du Québec en 1995 et finalement, juge à la Cour d'appel du Québec en 2002. Le couple aura quatre enfants, dont deux filles avocates[3],[2].

En 1957, il est admis au Barreau du Québec et entre au cabinet Fasken, Martineau & Dumoulin, pratiquant dans le domaine du droit de la famille, du litige commercial et des faillites. Il devient associé de ce cabinet en 1996. En 1972, il devient conseiller de la Reine. Il est nommé juge à la Cour supérieure du Québec en 1982 pour le district judiciaire de Montréal. De 1999 à 2005, il est président de la Commission du droit d'auteur du Canada.

En 2004, il est nommé commissaire d'une commission canadienne d'enquête sur le scandale des commandites, qui prendra le nom officieux de commission Gomery. À la suite d'audiences très médiatisées, la commission produira deux rapports: Qui est responsable (publié en ), et Rétablir l'imputabilité (publié en ). L'ex-premier ministre Jean Chrétien, dont la responsabilité fut mise en cause dans le premier rapport de la commission, déclara le commissaire Gomery partial à son endroit, et intenta une action en justice pour faire expurger du rapport les passages le mentionnant[4].

En décembre 2005, il est nommé personnalité de l'année par la version canadienne du Time Magazine [5].

Il prend sa retraite comme juge le , jour de son 75e anniversaire.

Le , John Gomery a annoncé qu'il sera le président d’honneur de la campagne de financement du parti politique montréalais Projet Montréal dans le cadre de l’élection municipale de Montréal en 2009[6].

Il meurt le à l'âge de 88 ans.[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Radio-Canada, « L'ancien juge John Gomery n’est plus », sur Radio-Canada.ca, (consulté le )
  2. a et b Karim Benessaieh, « Un juge blagueur mais rigoureux », La Presse,‎ , Cahier P Plus p.2 (lire en ligne)
  3. « La Bourse d’excellence Pierrette Rayle », sur Université de Montréal (consulté le )
  4. Radio-Canada, « Jean Chrétien s'attaque au rapport Gomery », sur Radio-Canada.ca, (consulté le )
  5. « En bref - Time Canada choisit Gomery », sur Le Devoir, (consulté le )
  6. Projet Montréal, « L’honorable John H. Gomery présidera la campagne de financement de Projet Montréal : Communiqués du Québec », sur www.arrondissement.com, (consulté le )
  7. Olivier Faucher, « Le juge John Gomery est décédé », sur Le Journal de Montréal, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Vastel, J'ai perdu mon innocence, L'actualité, .

Liens externes[modifier | modifier le code]