John Charles Frémont

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John Frémont
John Charles Frémont.png
John C. Frémont, portrait de 1852, de William S. Jewett
Fonctions
Gouverneur du territoire de l'Arizona (d)
-
John Philo Hoyt (en)
Frederick Augustus Tritle (en)
Sénateur des États-Unis
Californie
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Sparkill (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
John C. FrémontVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
John Charles Frémont
Abréviation en botanique
Frém.Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
College of Charleston (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
Jessie Benton
Autres informations
Propriétaire de
Rancho Petaluma Adobe (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Religion
Parti politique
Membre de
Arme
Grade militaire
Conflits
Distinctions
Pour le Mérite pour les sciences et arts (d)
Patron’s Medal ()Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de John Frémont
signature

John Charles Frémont, né le à Savannah (Géorgie) et mort le à New York, est un officier et explorateur américain qui fut le premier candidat au poste de président des États-Unis de l'histoire du Parti républicain. Il fut également le premier candidat d'un grand parti à fonder sa campagne électorale sur son opposition à l'esclavage, chose d'autant plus improbable qu'il avait auparavant épousé Jessie Benton, la fille préférée du sénateur démocrate Thomas Hart Benton, possesseur d'esclaves.

Origines[modifier | modifier le code]

La généalogie de la famille Frémont publiée en 1902 par l'historien Pierre-Georges Roy retrace les origines canadienne-française et française de John Frémont. Il était le fils d'une illustre Virginienne, Anne-Beverley Whiting, qui avait épousé en secondes noces, le , un réfugié canadien-français enseignant le français à Norfolk du nom de Louis-René Frémont. Louis-René Frémont, né à Québec le et décédé à Norfolk, Virginie, en 1818, était le fils de Jean-Louis Frémont, un marchand établi à Québec qui était le fils de Charles-Louis Frémont, de Saint-Germain-en-Laye, près de Paris[1].

Explorateur[modifier | modifier le code]

Frémont participa et mena lui-même de multiples expéditions de reconnaissance dans l'ouest des États-Unis. En 1838 et 1839, il seconda par exemple Joseph Nicollet durant son exploration des terres situées entre le Mississippi et le Missouri. En 1841, après avoir appris la cartographie auprès de Nicollet, il cartographia certaines parties de la rivière Des Moines puis conduisit des explorations le long de la piste de l'Oregon et dans la Sierra Nevada de 1841 à 1846. Alors qu'il étudiait ces dernières chaînes de montagnes, il fut très probablement le premier Européen à contempler le lac Tahoe. On lui attribue également la découverte de l'absence de lien hydrologique entre le Grand Bassin et la mer. Il a par ailleurs cartographié des volcans comme le mont Saint Helens. Les villes de Fremont, en Californie et en Ohio, ont été ainsi baptisées en son honneur.

Frémont a récolté de nombreuses plantes au cours de ses expéditions. Ses récoltes ont été décrites par John Torrey sous le titre Plantae Fremontiae en 1850[2].

Homme politique[modifier | modifier le code]

Il enlève la Californie aux Mexicains et il en devient le gouverneur mais, à la suite d'une opposition avec le général Kearny, il est traduit en conseil de guerre au mois d'août 1847 et démissionne de l'armée.

En 1847, il achète le Rancho Las Mariposas (en) en Californie.

Devenu sénateur de la Californie en 1850, il s'oppose aux esclavagistes.

Investi par le Parti républicain et soutenu par une fraction dissidente du mouvement Know Nothing, il est le premier candidat républicain lors des élections présidentielles de 1856.

Après la guerre de Sécession, il perd sa fortune à la suite des déboires d'une compagnie de chemin de fer. Il est alors nommé gouverneur de l'Arizona et le restera de 1878 à 1883.

Général durant la guerre de Sécession[modifier | modifier le code]

Général politique, nommé par Abraham Lincoln à la tête des armées nordistes de l'ouest de à , il tente de coordonner les actions militaires dans l’État du Missouri et de forcer les fortifications empêchant la descente du Mississippi. En émettant un édit libérant les esclaves dans les territoires confédérés conquis par ses troupes, il gène la politique de conciliation de Lincoln vis-à-vis des États esclavagistes demeurés dans l'Union (Kentucky, Maryland, Missouri)[3]. Ce dernier lui demande alors de revoir son édit.

Mais Frémont s'y oppose et envoie son épouse à Washington pour convaincre le président. Celle-ci échoue dans sa mission. Lincoln annule alors l'édit, et transfère son général aux commandes du département des montagnes de Virginie-Occidentale, Kentucky et Tennessee en . Il ne parvient pas à vaincre l'armée ennemie dirigée par Jackson. Lorsque l'armée de Virginie est créée le , le général en chef nommé est John Pope, et Frémont doit alors mettre son corps d'armée sous ses ordres. Refusant de servir sous les ordres d'un officier inférieur à lui en ancienneté dans le grade, il quitte son commandement. Frémont se retire alors à New York où il attend son rappel en vain jusqu'à la fin de la guerre.

Hommage[modifier | modifier le code]

L'île Frémont a été nommée en son honneur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Georges Roy, Les Petites Choses de notre histoire, Lévis, quatrième série, 1922, 24 p. 164-168.
  2. John Torrey, Plantae Fremontiae,or descriptions of plants collected by Col. J. Frémont in California, New York, R. Craighead, 1850, 24 p., 10 pl.
  3. (en) Howard Zinn (trad. Frédéric Cotton), Une histoire populaire des États-Unis d'Amérique : de 1492 à nos jours, Marseille, Agone éditeur, coll. « Mémoire des Amériques », , 811 p. (ISBN 978-2-910-84679-4 et 978-2-922-49480-8, OCLC 401556257, notice BnF no FRBNF38897325), p. 218

Sources[modifier | modifier le code]

  • Nevins, Allan : Fremont: Pathmarker of the West, volume 1 : Fremont the Explorer ; volume 2 : Fremont in the Civil War (1939, éd. rév. 1955)
  • Roy, Pierre-Georges: La Famille Frémont, Lévis, 1902. p. 84.
  • Stanley L. Welsh, John Charles Frémont, botanical explorer, Monographs in Systematic Botany from the Missouri Botanical Garden, vol. 66, 1998, viii, 450 p. : portrait, cartes, planches.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Frém. est l’abréviation botanique standard de John Charles Frémont.

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