John Bright (bibliste)

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John Bright
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Biographie
Naissance

Chattanooga, Tennessee
Décès
(à 86 ans)
Richmond, Virginie
Sépulture
cimetière d'Hampden-Sydney College
Nationalité
américain
Formation
McCallie School de Chattanooga, Presbyterian College de Clinton (Caroline du Sud), Union Theological Seminary de Richmond (Virginie)
Activité
Exégèse biblique
Père
John Bright Sr.
Mère
Elizabeth Nall Bright
Conjoint
Carrie Lena McMullen
Autres informations
Religion
Presbytérien
Maître
William F. Albright

John Bright (né le à Chattanooga (Tennessee) mort le à Richmond (Virginie)) est un bibliste américain, auteur de plusieurs livres dont A history of Israel / Une histoire d'Israël (1959), actuellement dans sa quatrième édition (2000). Il était étroitement associé à l'école américaine de l'exégèse biblique lancée par William Albright, figure éminente de l'archéologie biblique, qui cherchait à prouver l'historicité des événements relatés dans les Écritures, en particulier les premiers livres de l'Ancien Testament.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

John Bright est le fils de John Bright Sr., caissier à la Railway Express Agency, et d'Elizabeth Nall Bright. Il a été élevé dans la foi de l’Église presbytérienne des États-Unis. Après ses études secondaires à la McCallie School (en) de Chattanooga, il est admis en 1924 au Presbyterian College (en) de Clinton (Caroline du Sud), où il a obtenu son Bachelor of Arts (licence) en 1928. Puis il entreprend des études de théologie à l'Union Presbyterian Seminary de Richmond (Virginie) où il obtient successivement une licence de théologie en 1931, suivie d'un mastère 2 en 1933[1]. Son mémoire de mastère était intitulé Une étude psychologique des principaux prophètes[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

En hiver 1931–32, Bright a participé à une campagne archéologique à Tell Beit Mirsim, où il a rencontré William Foxwell Albright de l'Université Johns Hopkins, qui est devenu son mentor. Il a également participé à une fouille à Béthel en 1935. À l'automne de cette même année, il a étudié sous les directives d'Albright à l'Université Johns Hopkins mais a abandonné ne pouvant payer ses études et a pris un poste de pasteur adjoint de la Première Église presbytérienne à Durham (Caroline du Nord), poste qu'il n'a pas gardé longtemps[2]. Il a pu reprendre ses études à Johns Hopkins pendant qu'il était le pasteur de l'Église presbytérienne de Catonsville dans la périphérie de Baltimore et a terminé son Ph.D (doctorat) en 1940. Sa thèse était intitulée The age of King David : a study in the institutional history of Israel / L'ére du roi David : une étude dans l'Histoire institutionnelle d'Israël. Il est ensuite retourné à l'université de théologie de l'Union où il a été nommé à la chaire Cyrus McCormick, comme professeur d'herméneutique hébraïque et d'exégèse de l'Ancien Testament, poste qu'il a occupé jusqu'à sa retraite en 1975[3].

Le livre de Bright, A history of Israël, pour lequel il est le plus connu a été publié en 1959, et réédité en 1972 et 1981. La deuxième édition (1972) a inclus de nouvelles informations sur la stèle Adad-nerari III de Tell Rimah, publiée en 1968 et l'ostracon hébreu trouvé à Mesad Hashavyahu, publié en 1962[2]. Sa troisième édition (1981) comprenait une révision approfondie des quatre premiers chapitres. Tout en incluant de nouvelles données, Bright a maintenu sa conviction théologique que « le cœur de la foi d'Israël réside dans sa relation d'alliance avec YHWH. »

Dans une annexe à la quatrième édition (2000) de l'ouvrage de Bright, William P. Brown a décrit certains des changements intervenus dans le domaine de la recherche historique depuis la troisième édition. Il indique dans ses notes : « L'utilisation de la bourse d'études de John Bright visait à diffuser auprès de l’Église et du grand public les fruits de la recherche biblique. »

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le à Atlanta, John Bright épouse Carrie Lena McMullen, directrice de la catéchèse presbytérienne sur Atlanta ; le couple donnera naissance à deux enfants[1],[3].

John Bright meurt le à Richmond. Il est inhumé au cimetière de l'Union Theological Seminary à Hampden Sydney, Virginia (en)[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • (en-US) A history of Israel, J. Knox Press, 1935, rééd. 2000, 533 p. (ISBN 978-0-664-22068-6, lire en ligne),
  • (en-US) The age of King David : a study in the institutional history of Israel, Johns Hopkins University Press, , 23 p. (OCLC 977461535),
  • (en-US) The Kingdom of God : The Biblical Concept and Its Meaning for the Church, Abingdon Press, 1953, rééd. 1986, 288 p. (ISBN 978-0-687-20908-8, présentation en ligne),
  • (en-US) Early Israel in recent history writing : a study in method, Westminster John Knox Press, 1956, rééd. 1960, 128 p. (OCLC 718038397),
  • (en-US) Jeremiah : a new translation with introduction and commentary, Doubleday & Co, 1965, rééd. 1986, 372 p. (ISBN 978-0-385-00823-5),
  • (en-US) The authority of the Old Testamemt, Baker Book House Press, , 272 p. (ISBN 978-0-8010-0637-1),
  • (en-US) Covenant and promise : the prophetic understanding of the future in pre-exilic Israel, Philadelphie, Westminster Press, , 205 p. (OCLC 1149543013, lire en ligne),

Voir également[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Dictionary of Virginia Biography - John Bright Biography », sur www.lva.virginia.gov (consulté le 13 septembre 2020)
  2. a b et c (en-US) William P. Brown, Introduction to John Bright's a History of Israel, 47 p. (lire en ligne).
  3. a et b (en) « Dr. John Bright, 86, A Biblical Historian sect. 1, p. 27. », sur https://www.nytimes.com/, The New York Times,

Liens externes[modifier | modifier le code]