Johannes de Limburgia

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Johannes de Limburgia
Biographie
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Activité

Johannes de Lymburgia ou Johannes de Limburgia, aussi appelé Johannes Vinandi ou Jean de Limbourg[1], né avant 1400 et mort après 1431, est un compositeur flamand de musique religieuse (motets et messes), actif en Flandre et en Italie entre 1408 et 1430.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Son nom indique qu'il est sans doute originaire du duché de Limbourg ou peut-être de la ville de Limbourg .

Il a travaillé pour des églises de la principauté de Liège ; il a été succentor (maître de chant[2]) à la collégiale Saint-Jean l'Évangéliste en 1426[3].

Autour de 1430, il a travaillé en Italie, peut-être à Venise, à Vicence[4],[5] ou à Padoue, où il a écrit des motets. Il est peut-être le presbiter Johannes de Francia qualifié de cantor qui a résidé à Padoue dans les années 1420 et qui obtient un bénéfice de la cathédrale de Padoue[6].

En 1431, il est témoin dans le palais de l'évêque Pietro Emiliani de Vicence lors de la rédaction du testament d'un des membres de la famille Emiliani avec laquelle il a travaillé[4] ; il y est désigné comme « prêtre » et sous le nom « de Lymburgia quondam Vinandi »[7]. On perd sa trace après cette date.

Œuvre[modifier | modifier le code]

La plus grande partie de son œuvre musicale se compose de différentes parties de la messe (ordinaria, magnificathymnes) et de motets.

Comme pour Arnold et Hugo de Lantins, il est frappant de constater qu'un nombre relativement important de ses œuvres a été préservé : 46 compositions sont conservées dans le manuscrit Q.15 du Musée international et bibliothèque de la Musique à Bologne, copié dans les années 1420-1435[8],[9] ; une messe est conservée dans un des Codices de Trente, manuscrits copiés de 1435 à 1470, le codex I-TRbc MS 1379 ou Trent 92[10].

Éditions[modifier | modifier le code]

  • Johannes de Lymburgia: four motets from the Song of Songs, partition, édition par Ann Lewis des motets Pulcra es amica mea, Descendi in ortum meum, Surge propera amica mea et Tota pulcra es amica mea d'après le Cantique des Cantiques, Lustleigh, Antico Edition, 1985 (ISMN 979-0-57039-058-8)[11].

Discographie[modifier | modifier le code]

Monographie 
  • Johannes de Lymburgia : Gaude Felix Padua - Ensemble Le Miroir de Musique, dir. Baptiste Romain (octobre 2018, SACD Ricercar RIC 402)
    Contient les motets Tota pulcra es, amica mea, Gaude Felix Padua, Recordare Virgo Mater, Magne Dies Leticie, Recordare Frater Pie, Virginis Proles, Salve Virgo Regina ; Magnificat Octavi Toni ; Kyrie Qui De Stirpe Regia ; Sanctus Admirabilis Splendor ; Agnus Dei.
Au sein de récitals 
  • Geistliche Musik um 1400 - Capella Antiqua de Munich, dir. Konrad Ruhland (octobre/novembre 1966, LP Telefunken/Teldec SAWT 9505-A)[12] (OCLC 123489029)
    Contient les motets Surge propera, amica mea et Salve virgo regia.
  • The Medieval romantics - Ensemble Gothic Voices, dir. Christopher Page (octobre 1990/mai 1991, Hyperion Records) (OCLC 25601930)
    Contient le motet Tota pulcra es, amica mea.
  • Binchois and his contemporaries - Ensemble Gothic Voices, dir. Christopher Page (23-25 mars 1995, coll. « The spirits of England and France », vol. 3, Hyperion Records CDA66783) (OCLC 163107529 et 503333343)
    contient le motet Descendi in ortum meum.
  • La Mare de Déu : chants religieux du Moyen Âge, laudes du Pape Célestin V, Alphonse X le Sage, Johannes de Lymburgia - René Zosso, chant et vielle ; Anne Osnowycz, chant et épinette (2010, Trob'art/Tròba vox TR024) (OCLC 762745629), (notice BnF no FRBNF42259633)
    Contient Ave docissemu Iesu Christo, adaptation de Salve, virgo regia de Johannes de Limburgia.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean de Limbourg », sur Bibliothèque nationale de France.
  2. Le succentor (de sub-cantor) est l'assistant du chanoine cantor et responsable de la direction des exécutions musicales.
  3. (nl) E. Schreurs, Het muziekleven in de Onze-Lieve-Vrouwekerk van Tongeren (circa 1400-1797). Een archivalisch georienteerd onderzoek naar het muziekleven van een middelgrote kapittelkerk in het prinsbisdom Luik binnen haar stedelijke context, thèse, Université catholique de Louvain, 1990, p. 409 et 586-587.
  4. a et b Alberto Gallo et Giovanni Mantese 1964.
  5. (en) Robert Nosow, Ritual Meanings in the Fifteenth-Century Motet, Cambridge University Press, 2012, p. 70-77 et 221-223 Lire en ligne.
  6. Margaret Bent 2004, p. 43-44.
  7. Margaret Bent 2004, p. 42.
  8. (en) « I-Bc Q.15 », sur DIAMM : Digital Image Archive of Medieval Music.
  9. Bologna Q15 : the making and remaking of a musical manuscript, édition en fac-simile et introduction de Margaret Bent, Lucques, Libreria musicale italiana (collection : Ars nova), 2008, 2 vol.
  10. (en) « I-TRbc MS 1379 [92] (Trent 92) », sur DIAMM : Digital Image Archive of Medieval Music.
  11. * (de) Liane Curtis, « Ann Lewis, Vier Motetten. Das Lied der Lieder von Johannes de Lymburgia », dans Frühe Musik, 18, n° 2, mai 1990, p. 305–306.
  12. « Notice », sur Deutsche Nationalbibliothek.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Gilbert Reaney, « Johannes de Limburgia », dans Die Musik in Geschichte und Gegenwart, tome VII, 1958, col. 101-105.
  • (it) Alberto Gallo et Giovanni Mantese, Ricerche sulle origini della Cappella musicale del Duomo di Vicenza, Venise et Rome, Istituto per la collaborazione culturale, 1964, 107 p.
  • José Quitin, « À propos de Jean-François de Gembloux et de Johannes de Limburgia », dans Revue belge de Musicologie / Belgisch Tijdschrift voor Muziekwetenschap, vol. 21, n° 1/4, 1967, p. 118-124 Aperçu en ligne.
  • (en) Margaret Bent, « Johannes de Lymburgia », dans The New Grove Dictionary, 2001, vol. 13, p. 142-143.
  • (en) Margaret Bent, « Ciconia's dedicatee, Bologna Q15, Brassart, and the Council of Basel », dans Manoscritti di Polifonia nel Quattrocento Europeo, actes du colloque international, Trente, 18-19 octobre 2002, Trente, Soprintendenza per I Beni librari e archivistici, 2004, p. 34-56 Lire en ligne.

Liens externes[modifier | modifier le code]