Jean-Philippe de Schönborn

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Jean-Philippe de Schönborn
Image illustrative de l'article Jean-Philippe de Schönborn
Portrait de Jean-Philippe de Schönborn (1658)
Biographie
Nom de naissance Jean-Philippe de Schönborn
Naissance
Laubuseschbach
Ordination sacerdotale
Décès
Wurtzbourg
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Prince-évêque de Worms
archevêque et prince-électeur de Mayence
Prince-évêque de Wurtzbourg
Autres fonctions
Fonction religieuse
chanoine de la cathédrale de Wurtzbourg (1629), puis à la cathédrale de Worms (1630)
Fonction laïque
archichancelier du Saint-Empire romain germanique

Ornements extérieurs Archevêques.svg
COA Johann Philipp von Schönborn.jpg
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jean-Philippe de Schönborn (en allemand : Johann Philipp von Schönborn), né le 6 août 1605 au château d’Eschbach (aujourd’hui Laubuseschbach) et mort le 12 février 1673 à Wurtzbourg a été prince-évêque de Wurtzbourg (1642), de Mayence (1647) et de Worms (1663). Il était surnommé le Salomon allemand ou le Caton d’Allemagne et était parmi les princes-évêques de Mayence les plus célèbres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Philippe de Schönborn naît dans la Hesse actuelle dans l’illustre famille de Schönborn. Il est éduqué par les jésuites à Weilbourg, Mayence, Orléans et Sienne. Il devient clerc en 1621 et reçoit les ordres de la prêtrise à la cathédrale de Wurtzbourg avant de devenir chanoine à Wurtzbourg en 1629, puis à la cathédrale de Worms l’année suivante. Il est à Cologne en 1631 au début de la guerre de Trente Ans, lorsque les troupes suédoises envahissent la région.

Lorsqu’il est nommé évêque de Wurtzbourg, le 8 septembre 1642, jour de la fête de la Nativité de la Vierge, Jean-Philippe de Schönborn tente immédiatement de restaurer le prestige du prince-évêque, mis à mal par la guerre. Il négocie avec l’empereur du Saint Empire de réduire les mouvements de troupes dans son diocèse, garantissant ainsi la paix contre l’avancée suédoise se battant contre la France. Cependant son influence est moindre que celle d’autres princes d’Allemagne, et il négocie alors avec les Français selon les dispositions du traité du cardinal Mazarin. Le chapitre de Mayence le choisit comme archevêque en 1647, mais le Saint-Siège met deux ans avant de confirmer son élection à cause de son attitude trop conciliante vis-à-vis des princes protestants. Le commandant français de Mayence Charles-Christophe de Mazancourt envoyé Schönborn symboliquement les clefs de la ville qui ont rejeté cela, cependant, “avec beaucoup de modestie et de prudence”[1]. Il appuie fermement la paix de Westphalie de 1648 qui reconnaît les droits des princes allemands avec la médiation de la France et du Saint Empire et réussit à sauver des diocèses catholiques, comme son propre diocèse, que les Suédois voulaient supprimer.

Les Français continuent toutefois d’occuper certaines régions allemandes, comme à Mayence, où des officiers occupent la résidence de l’archevêque. Quand la politique des Habsbourgs fait volte-face, Jean-Philippe de Schönborn se tourne vers la France de Louis XIV en 1655. À partir 1655, Jean-Philippe se lance dans l’agrandissement de toutes les fortifications de Mayence avec bastions à la française. Il tente en vain de s’opposer à l’élection de Léopold Ier comme empereur en 1658, en appuyant les positions du Roi-Soleil. Finalement lorsque les Français occupent de nouveau la Rhénanie et Mayence, il n’a d’autre choix que de se tourner vers l’empereur…

Après la guerre de Trente Ans, Jean-Philippe de Schönborn s’emploie à restaurer son autorité et à réformer son État. Il interdit sous l’influence du père de Spée, sj, les chasses aux sorcières prisées par le peuple[2] et fait appliquer les décisions du concile de Trente, en ouvrant par exemple de nouveaux séminaires. Il fait aussi imprimer de nouvelles traductions de la Bible. Il repeuple des villages dévastés par la guerre et la peste et fait construire des orphelinats.

Mgr de Schönborn est choisi comme évêque de Worms en 1663 et applique ici aussi de nouvelles réformes.

Il meurt à Wurtzbourg, sa résidence préférée, en 1673 et est enterré dans le chœur de la Cathédrale Saint-Martin de Mayence, qu’il avait restauré.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mayence, le Palais Royal Ville (1648-1792) dans: Ludwig Falck, Anton Philipp Brück: Histoire de la ville de Mayence, tome 6
  2. Cf. Erika Haindl, Zauberglaube und Hexenwahn, Gegen das Vergessen der Opfer der Hexenprozesse im Kurfürstlich-Mainzischen Amt Hofheim im 16. und 17. Jahrhundert., Hofheim a.T., , p. 30.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]