Johann Jakob Schweppe

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Johann Jakob Schweppe
1783 Johann Jacob Schweppe.jpg
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Johann Jakob Schweppe, né le à Witzenhausen en Hesse-Cassel et mort le au Petit-Saconnex, est un horloger et orfèvre hessois qui s'installa en 1766 à Genève comme joaillier[1],[2]. S'appuyant sur les travaux du pasteur et chimiste britannique Joseph Priestley, il invente à la fin du XVIIIe siècle un procédé permettant de dissoudre du dioxyde de carbone dans l'eau afin d'en faire une boisson gazeuse[2]. Il dépose un brevet en 1783, qui concerne alors un breuvage aux vertus médicinales.

Après 1783, il transforme le domaine rural des Petits-Crêts, au Grand-Saconnex en résidence bourgeoise , dont il fait sa demeure. En 1790, il fonde à Genève avec Nicolas Paul, Henri-Albert Gosse et William Belcombe une fabrique d'eaux minérales artificielles[1]. Deux ans plus tard, il part pour Londres, où il installe une succursale à Drury Lane, mais qui est gérée de manière indépendante et fait rapidement fortune[3]. Le slogan de l'entreprise Schweppes est depuis lors « Soft Drink Manufactures Schweppes Ltd. London. Famous since 1783 ». En 1799, Schweppe vend ses parts de la société à ses associés et prend sa retraite.

Il rentre à Genève, au Grand-Saconnex, où il où il a fait transformer en maison bourgeoise le domaine rural des Petits Crêts[4]. En 1792, l'enlèvement de sa fille de douze ans cause un émoi considérable dans la Cité de Calvin[5]. Il meurt à Genève en 1821.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b .hls-dhs-dss.ch/textes/f/F31275.php Schweppe, Johann Jakob, dans le Dictionnaire historique de la Suisse.
  2. a et b Howald, p. 137.
  3. (en) « Schweppes' history », Telegraph.co.uk,‎ (lire en ligne, consulté le 14 avril 2018)
  4. Guide artistique de la Suisse : Jura, Jura bernois, Neuchâtel, Vaud, Genève, vol. 4a, Berne, Société d'histoire de l'art en Suisse, , 642 p. (ISBN 978-3-906131-98-6), p. 520-521.
  5. Geoffroy Kursner, « Un professeur de musique enlève sa jeune élève », Passé simple. Mensuel romand d'histoire et d'archéologie, no 18, octobre 2016, p. 18-19.

Bibliographie[modifier | modifier le code]