Johann Heinrich von Bernstorff

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Johann Heinrich von Bernstorff
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Fonctions
Reichstag
Député au Reichstag sous la république de Weimar
Ambassadeur
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
(à 76 ans)
GenèveVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
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Parti politique

Le comte Johann Heinrich von Bernstorff (1862, Londres – 1939, Genève) est un diplomate allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Bernstorff est né dans une famille influente allemande d’origine danoise, composée d'hommes politiques et de diplomates. Il a passé une grande partie de son enfance à Londres, où son père était ambassadeur sous Bismarck.

Carrrière[modifier | modifier le code]

Bernstorff a eu la charge de plusieurs missions du service diplomatique de l'Empire allemand : Constantinople, Belgrade, Saint-Pétersbourg, Munich et Londres, où il était en fonction de 1902 à 1906 comme conseiller d'ambassade.

En 1906, il tente de désamorcer la crise de Tanger, sur le statut du Maroc.

Il est ensuite ambassadeur aux États-Unis de 1908 jusqu'à 1917. Après le début de la Première Guerre mondiale, il tente d'empêcher l'entrée en guerre des États-Unis, en coopérant avec le président américain Woodrow Wilson, malgré plusieurs crises anti-allemandes dans l'opinion publique, dont celle due au torpillage du Lusitania, occasionnant la mort de près de 1 200 personnes[1]. Bernstorff s'opposait à la politique allemande de guerre sous-marine à outrance.

Après l'entrée en guerre des États-Unis, en 1917, Bernstorff est nommé ambassadeur auprès de la Turquie, à Constantinople. Il reste à ce poste jusqu'au retrait ottoman du conflit, en . Contrairement à son prédécesseur, le comte Paul Metternich, Bernstorff a plutôt essayé d'éviter le sujet délicat du génocide arménien.

L'ambassadeur Bernstorff négocie avec le gouvernement ottoman l'établissement d'un « habitat » pour les Juifs européens disposés à émigrer en Palestine.

Après la guerre, Bernstorff refuse le poste de ministre des Affaires étrangères.

Entre 1926 et 1931, il représente l'Allemagne en tant que délégué à la Conférence mondiale pour le désarmement à Genève.

Dernières années[modifier | modifier le code]

Après l'arrivée au pouvoir de Hitler et du parti nazi, en 1933, il choisit d’émigrer en Suisse,.

Il décède à Genève le 6 octobre 1939.

Famille[modifier | modifier le code]

Il épouse Jeanne Luckemeyer le 14 novembre 1887 à Berlin, à 25 ans.[2]

Ils ont une fille Luise Alexandra" Myrrha Sidonia Anna von Bernstorff, née le 3 novembre 1888 dans Berlin.

Johann Heinrich Bernstorff est l'oncle du comte Albrecht von Bernstorff (1890-1945), résistant au nazisme.

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Œuvres[modifier | modifier le code]

  • (de) Johann Heinrich Graf von Bernstorff, Deutschland und Amerika, Erinnerungen aus dem fünfjährigen Kriege, Berlin 1920.
  • (de) Johann Heinrich Graf von Bernstorff, Erinnerungen und Briefe, Zürich 1936.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Constantin Iordan, « Hélène Vacaresco à la Société des Nations : autour d'une correspondance privée des années 1926-1927 », Studia Politica : Romanian Political Science Review, 10(2), p. 287-309.
  2. Henri Frebault, « Johann Heinrich von Bernstorff (1862-1939) » Noblesse Européenne » Généalogie Online », sur Généalogie Online (consulté le 25 octobre 2020)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

https://data.bnf.fr/fr/12461075/johann_heinrich_von_bernstorff/