Johann Chapoutot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chapoutot.
Johann Chapoutot
Portrait de Johann Chapoutot

Johann Chapoutot au Salon du livre de Paris le 14 mars 2009.

Biographie
Naissance
Nationalité Drapeau de la France française
Thématique
Formation École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud
Institut d'études politiques de Paris
Profession Historien
Intérêts Nazisme

Johann Chapoutot, né en 1978, est un historien spécialiste d'histoire contemporaine et du nazisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Johann Chapoutot est lauréat du concours général en histoire (1995)[1], ancien élève de l’École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (promotion 1998), agrégé d’histoire (2001), diplômé de l’Institut d'études politiques de Paris (promotion 2002), docteur en histoire (2006)[2] et habilité à diriger des recherches (2013).

Maître de conférences en histoire contemporaine à l'université Pierre Mendès-France de Grenoble de 2008 à 2014, il est à partir de 2014 professeur à l'université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, puis professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris IV), et depuis 2011 membre de l'Institut universitaire de France.

Il est spécialiste de l'histoire de la culture nazie et d'histoire politique et culturelle de l'époque contemporaine, utilisant abondamment les documents cinématographiques dans ses recherches. En 2008 son ouvrage Le national-socialisme et l'Antiquité est très bien accueilli par les historiens français mais d'une manière plus contrasté par les historiens allemands. Professeur invité à l’Université Humboldt de Berlin 2016 (Bourse de la Fondation Humboldt)[3]. Il enseigne l'histoire contemporaine de l'Allemagne depuis 1806, les sociétés européennes au XIXe siècle (1815-1914), ainsi que l'histoire mise en regard avec le cinéma[4],[5],[6]. Il travaille également sur l'utilisation de l'Antiquité par les régimes fascistes.

En 2015, il conteste la pertinence de rééditer Mein Kampf d'Adolf Hitler[7]. En 2016 il collabore en tant que spécialiste du nazisme avec Christian Ingrao au documentaire Hitler et les apôtres du mal qui dépeint « Hitler en dilettante et paresseux, ne supportant « pas l’effort intellectuel de longue haleine », mais sachant parfaitement s’entourer. »[8].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Yad Vashem International Book Prize for Holocaust Research pour La loi du sang (2015)[9]
  • Prix Pierre Simon « Éthique et réflexion » de Madame Figaro pour La loi du sang (2015)[10]
  • Prix Émile Perreau-Saussine de philosophie politique pour La loi du sang (2015)[11]
  • Prix Eugène-Colas de l’Académie française pour Le meurtre de Weimar (2011)[12]
  • Prix du Livre de la Région Rhône-Alpes pour Le nazisme et l’antiquité (2010)[12]
  • Prix Dèzes, décerné par le Comité français des sciences historiques pour le travail de thèse (2008)[12]
  • Harvard University - Harvard Certificate of Distinction in Teaching (2004)[12]

Comités de rédaction[modifier | modifier le code]

Depuis 2010 : Membre du comité de rédaction de la Revue historique[12].

Depuis 2011 : Membre du comité de rédaction de Vingtième Siècle : Revue d'histoire[12].

Publications[modifier | modifier le code]

Chapoutot aux Historikertag à Göttingen, en 2014.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le national-socialisme et l'Antiquité, PUF, 2008 (rééd. Quadrige, 2012, (ISBN 213060899X) . - Traductions en grec (Athènes, Polis, 2012), en espagnol (Madrid, Abada, 2013), en allemand (Darmstadt, WBG, 2014), en anglais (University of California Press, 2016), en roumain (Iasi 2016).
  • L'âge des dictatures. Régimes autoritaires et totalitarismes en Europe (1919-1945), PUF, 2008 (Réédition : Fascisme, nazisme et régimes autoritaires en Europe, 1918-1945, Paris, PUF, Quadrige, 2013. Traductions en polonais (Varsovie, Naukowa, 2012) et en italien (Turin, Einaudi, 2015)
  • Le meurtre de Weimar, PUF, 2010 (Prix Eugène-Colas 2011 de l'Académie française), coll. Quadrige, 2015 [ (ISBN 2130653049).
  • Le nazisme. Une idéologie en actes, La Documentation Française, 2012
  • Fascisme, nazisme et régimes autoritaires en Europe (1918-1945), Éd. : Presses Universitaires de France, Coll. : Quadrige, (ISBN 2130618758)
  • Directeur de la collection Histoire de la France contemporaine en dix volumes (2012-2015)[13]
  • Histoire de l'Allemagne (1806 à nos jours), Puf, coll "Que-sais-je, 2014, 2e édition, 2017, (ISBN 2130787967)
  • La Loi du sang. Penser et agir en nazi, Gallimard, coll. Bibliothèque des Histoires, (ISBN 2070141934), 2014 (Prix Emile Perreau-Saussine 2015[14]) (Traductions en italien (Turin, Einaudi 2016) et en allemand (Darmstadt, WBG 2016))
  • avec Jean Vigreux, Des soldats noirs face au Reich : Les massacres racistes de 1940, PUF, 2015
  • Histoire de l'Allemagne (de 1806 à nos jours), Éd. : Presses Universitaires de France,
  • La Révolution culturelle nazie, Éditions Gallimard, coll. « Bibliothèque des Histoires », 2017, (ISBN 2070117693)

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Le Nazisme. Une idéologie en actes », La Documentation photographique, no 8085, La documentation française, 2012.
  • « Existe-t-il une pensée nazie ? », Philosophie Magazine, Hors-Série no 13, Les philosophes face au nazisme, février-mars 2012.
  • « L'historicité nazie. Temps de la nature et abolition de l'histoire », in : Vingtième Siècle. Revue d'histoire, no 117, 2013/1, pages 43–55.
  • « Les nazis et la 'nature'. Protection ou prédation ? », in : Vingtième Siècle. Revue d'histoire, no 113, 2012/1, pages 29-39.
  • « Les juristes nazis face au traité de Versailles (1919-1945) », in : Relation internationales, no 149, 2012/1, pages 73-88.
  • « Hitler : l'homme providentiel qui ne croyait pas à la Providence », in : Parlement(s), Revue d'histoire politique, no 13, 2010/1, pages 63–71.
  • « Comment meurt un Empire : le nazisme, l'Antiquité et le mythe », in : Revue historique, no 647, 2008/3, pages 657-676.
  • « La charrue et l'épée. Paysan-soldat, esclavage et colonisation nazie à l'Est (1941-1945 », in : Hypothèses, 2006/1, pages 261-270.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le palmarès du Concours général 1995 », sur lemonde.fr, .
  2. Le National-Socialisme et l'Antiquité, sous la dir. de Robert Frank et d'Étienne François ; voir http://www.sudoc.fr/126587817.
  3. « Alexander von Humboldt-Foundation - Researching the Network », sur www.humboldt-foundation.de (consulté le 27 août 2016)
  4. Johann Chapoutot sur France Inter.
  5. « CV de Johann Chapoutot sur le site de l'Université Pierre-Mendès-France », sur upmf-grenoble.fr (consulté le 28 décembre 2012).
  6. « Joël Cornette et Johann Chapoutot : « La France est une invention » », sur lemonde.fr, .
  7. « Johann Chapoutot : «Cette focalisation sur "Mein Kampf" a l’inconvénient d’encourager une lecture hitléro-centriste du nazisme» », sur liberation.fr, .
  8. Un Adolf Hitler dilettante mais sachant s’entourer, Le Monde, 30/3/2016
  9. « 2015 International Book Prize Awarded to Prof. Johann Chapoutot », sur www.yadvashem.org (consulté le 27 août 2016)
  10. « 2015 » (consulté le 27 août 2016)
  11. « Prix Emile Perreau-Saussine | Livres Hebdo », sur www.livreshebdo.fr (consulté le 27 août 2016)
  12. a, b, c, d, e et f « Institut d’histoire du temps présent - Chapoutot Johann », sur www.ihtp.cnrs.fr (consulté le 27 août 2016)
  13. Emmanuel Hecht, « Histoire de France : quatre contrevérités dévoilées », sur lexpress.fr, .
  14. « Prix Emile Perreau-Saussine », sur livreshebdo.fr (consulté le 2 avril 2015).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]