Johan Frederik Rudolph van Hooff

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Johan Frederik Rudolph van Hooff
JFR van Hooff by R. Vinkeles.jpg
Fonctions
Ministre néerlandais de la Justice
-
Député du Corps législatif de la République batave
Brabant-Septentrional
-
Membre de la Régence d'État
-
Député de l'Assemblée nationale de la République batave
Eindhoven
-
Député de l'Assemblée nationale de la République batave
Leende
-
Biographie
Naissance
Décès
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UtrechtVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Distinctions
Statue de Jan van Hooff par Auke Hettema (1981) à Eindhoven.

Johan Frederik Rudolph van Hooff, né le à Eindhoven et mort le à Utrecht, est un homme politique néerlandais, ministre de la Justice de Louis Bonaparte.

Biographie[modifier | modifier le code]

Van Hooff est issu d'une famille catholique de fabricants de drap d'Eindhoven. Il fait ses études dans plusieurs universités à l'étranger et sort diplômé en droit de l'université de Nancy. En 1786, il est élu à la municipalité patriote d'Eindhoven puis bourgmestre de la ville. La même année, il crée avec Amandus van Moorsel la société patriotique Concordia. En 1787, face à l'avance des troupes prussiennes, il se rend à Utrecht pour tenter de les repousser. Les patriotes étant battus, Van Hooff rentre à Eindhoven où il est arrêté sur l'ordre des États généraux en octobre et emprisonné quelques mois à La Haye. De retour à Eindhoven, il est de nouveau arrêté le mais réussit à s'échapper. Il s'enfuit alors dans les Pays-Bas autrichiens puis en France.

À Paris, il fréquente les jacobins et est l'un des fondateurs, en , du comité révolutionnaire batave, destiné à regrouper les patriotes exilés et enjoindre aux Français de participer à la « restauration de la liberté batave ». Le , la France déclare la guerre à l'Angleterre et aux Provinces-Unies. Le , Van Hooff arrive à Bréda avec les troupes françaises commandées par Dumouriez. Il y plante un arbre de la liberté et prend en main l'administration provisoire de la ville. Cependant, les Français sont battus à Neewinden douze jours plus tard et sont contraints de quitter le Brabant. Dumouriez passe aulors aux Autrichiens, jetant la suspicion des révolutionnaires français sur les patriotes bataves. Van Hooff est arrêté à Paris le et conduit à la Conciergerie. Il n'échappe à la guillotine qu'à la faveur d'une faute d'orthographe sur son nom. Il est libéré le .

Il rentre à Eindhoven le , dix mois après l'établissement de la République batave. En , il entre à l'assemblée provisoire du Brabant puis est élu député de Leende à la première assemblée nationale batave. Orateur doué, il s'y montre un fervent défenseur des principes unitaristes. Membre de la section des Affaires étrangères, il accompagne le radical Pieter Vreede à Paris en pour tenter d'influencer le gouvernement français en faveur de la rédaction d'une constitution unitaire pour la République batave. Le , il entre à la commission constitutionnelle et participe ainsi à la rédaction d'un projet de compromis qui est rejeté par référendum le .

Beaucoup plus modéré, Van Hoof est réélu en député d'Eindhoven à l'assemblée, qu'il préside du 8 au . Lors du coup d'État unitariste du mené par Pieter Vreede et le général Daendels, Van Hooff est arrêté une nouvelle fois et emprisonné à la Huis ten Bosch, à La Haye. Il est libéré le , après qu'un coup d'État a renversé les unitaristes. Un mois plus tard, il devient membre du Directoire exécutif de la République batave, qu'il quitte le .

Après la mise en place de la constitution de 1801 Van Hooff est nommé représentant du Brabant au Corps législatif batave mais il refuse de siéger, n'étant pas satisfait de la nouvelle constitution. Il accepte finalement le . En , il est choisi pour accueillir Louis Bonaparte, nouveau roi de Hollande. Celui-ci le nomme alors directeur général de la Justice et de la Police le puis ministre de la Justice et de la Police le . Cependant, affaibli par la maladie, il quitte le ministère le et devient commissaire général de la Frise orientale nouvellement annexée à la Hollande. Il entre peu après au Conseil d'État, siégeant aux sections des Lois et des Affaires intérieures.

Van Hooff prend sa retraite de commissaire général de Frise orientale et de membre du Conseil d'État le . Le , il est nommé président du comité de secours aux victimes des inondations du centre du pays.

Titres et décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (nl) P.J. Blok et P.C. Molhuysen, Nieuw Nederlandsch biografisch woordenboek, vol. 8, Leyde, A.W. Sijthoff, (lire en ligne), p. 821-824
  • (en) Simon Schama, Patriots and Liberators : Revolution in the Netherlands 1780 - 1830, New York, Collins, , 745 p. (ISBN 0-00-216701-8)

Liens externes[modifier | modifier le code]