Johan Beetz

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Johan Beetz

Description de l'image  Johan Beetz.jpg.
Naissance 19 août 1874
Boortmeerbeek, Belgique
Décès 26 mars 1949 (à 75 ans)
Québec, Canada
Nationalité Drapeau du Canada Canada (1897-1949)
Pays de résidence Drapeau de la Belgique Belgique (1874-1897)
Drapeau du Canada Canada (1897-1949)

Johan Beetz (1874–1949) est un naturaliste canadien et homme d'affaires d'origine belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Johan Beetz est né au château de Oudenhouven, à Boortmeerbeek, en Belgique, le 19 août 1874. Il est le fils de Johannes Beetz et de Céline Verzyl, avocate de profession. Johannes Beetz décède alors que son fils est âgé de deux ans. Céline Verzyl se remarie avec un major anglais, Walter Turner.

Au cours de sa jeunesse, il visite le Maroc, l’Algérie et le Congo pour y pratiquer la chasse. Il participe à des fouilles archéologiques. Il étudie la médecine et la biologie.

Sa fiancée, Marthe, meurt à la suite d'une pneumonie.

Arrivée sur la Côte-Nord[modifier | modifier le code]

Suite au décès de sa fiancée, il achète en 1897 la maison de monsieur Werner, un Belge qui a habité au Canada. Cette maison est située à Pashti-Baie, petit village situé sur la Côte-Nord, au Québec.

A Pashti-Baie, il pratique la chasse et la pêche tout en étudiant son environnement. Il épouse en 1898 une jeune fille de l'endroit, Angéla Tanguay[1]. On procède à la construction la même année d'une maison, aujourd'hui classée immeuble patrimonial par le gouvernement du Québec.

Au cours des années suivantes, Johan Beetz se consacre à l'élevage des renards. De 1903 à 1913, il est le maître-poste du village. Il étudie la faune et la flore. Il publie même un article sur l'eider dans la revue The Auk en 1916. Ses connaissances en médecine permettront d'épargner Pashti-Baie en 1918 alors que la grippe espagnole ravage le monde. Il met le village en quarantaine, ce qui a probablement contribué à sauver des vies[2].

Départ pour Montréal et Québec[modifier | modifier le code]

En 1922, Johan et sa famille s’établissent à Saint-Laurent, Montréal. Beetz continue d’élever des renards pour en revendre la fourrure. Deux ans plus tard, il est fait chevalier de l'ordre de Léopold II.

La crise de 1929 affecte Johan Beetz financièrement. En 1930, il devient directeur du service de l’élevage des animaux à fourrure de la province de Québec, à Québec. Il participe même en 1932 à la fondation du Jardin zoologique de Charlesbourg (plus tard Jardin zoologique de Québec). Il est fait docteur ès sciences par l'Université de Montréal en 1936.

Il décède le 26 mars 1949 à Québec.

Il est le grand-père de Jean Beetz (1927-1991), juge à Cour suprême du Canada entre 1974 et 1988[3].

Honneurs[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Angéla Tanguay
  2. Johan Beetz, naturaliste
  3. « Beetz, Johan », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté le 22 juin 2014).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • «L'Indispensable à l'éleveur de renards argentés», 1930.
    • Trad. anglaise «The Indispensable for fox breeders», 1931.
  • Yves Chouinard. Maison Johan-Beetz. «Les chemins de la mémoire» tome 1, Les publications du Québec, 1990, p. 486-487
  • Sylviane Soulaine. «Johan Beetz, le petit grand européen», XYZ éditeur, 2004, 168 pages.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Pourvoirie Baie-Johan-Beetz Johan Beetz naturaliste