Joe Mboule

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Joe Mboule, de son vrai nom Njoh Mboule Ludovic Georges, est un artiste camerounais né le 30 avril 1953 et décédé le 11 octobre 2015[1] à Douala, Cameroun. Il est l'un des précurseurs du Makossa, un style musical africain originaire de la côte maritime du Cameroun[2], qui s'est répandu dès les années 70 à toute l'Afrique et dans le monde[3].

La carrière musicale de Joe Mboule s'étend sur quatre décennies[4], ponctuées par des collaborations[5],[6],[7] avec des artistes musiciens prestigieux tant africains, qu’européens parmi lesquels, le saxophoniste Nicolas Gueret[8], Toto Guillaume, Penda Dallé, Ndédi Dibango,Charles Lembè, Ebeny Donald Wesley, Aladji Touré[9], Ndédi Eyango, Conti Bilong, Philippe Guez, Alex Perdigon, Denis Hekimian, Jojo Kuo, Moustick Ambassa, Jacques Bessot[10], Claude Vamur et Jean-Claude Naimro du groupe Kassav' et bien d’autres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Joe Mboule est issu d’une famille qui comporte de nombreux artistes, notamment le célèbre chanteur Eboa Lotin, son oncle et Charlotte Mbango, sa cousine. Son père, aiguilleur du ciel dans l'armée française, jouait du violon et du banjo à ses heures perdues et sa mère chantait dans la chorale de son église[11],[12].

Elève, il interprète déjà ses propres compositions et est influencé par Francis Bebey, Eboa Lotin et Otis Redding.

Joe Mboule commence sa carrière d’artiste en 1972, à l'âge de 19 ans. Il fait irruption sur la scène musicale camerounaise et africaine avec le titre Mpuly Mwa Salamander en 1973, qu’il enregistre avec des copains à Radio Douala[13]. À la suite de ce succès, il signe avec Safari Ambiance[14]. Joe Mboule est l’auteur de quatre 45 tours et d’une dizaine d’albums.

Apothéose avec Malabar[modifier | modifier le code]

C’est après avoir convaincu Colette Maniatakis[15], la directrice de Safari Ambiance, qu'il obtient carte blanche pour exprimer librement sa créativité. Joe Mboule rentre en studio pour écrire Malabar (Longuè le Ndé Sport). Cet album verra la participation de quelques-uns des membres de ce qui s’appelle à l’époque, l’équipe nationale du makossa notamment Aladji touré et Toto Guillaume. Certains enregistraient dans un studio parisien pour la première fois.

Malabar (Longuè lé ndé sport) est plus grand succès musical, vendu à plus de 20 000 exemplaires ; diffusé par Safari Ambiance et disque d’or en 1979[16].

La presse musicale salue l’artiste qu'elle présente comme un précurseur pour l’époque. Ainsi le magazine Bingo - Numéros 408 à 419 le décrit comme étant :« un chanteur de charme, un musicien au sens propre du terme. Bien que la rythmique reste conventionnelle, ses choix d'instruments et ses arrangements annoncent un vent inhabituel dans la musique »[17].

Suite de sa carrière et ses autres engagements[modifier | modifier le code]

Joe Mboule est l’auteur d’autres titres à succès tels Timba ou Osi Linga. En 2010, il a mis sur CD ses anciens succès slows et Makossa sortis sur vinyle il y a 35 ans. Son dernier album sorti en 2012 s’intitule L’Essentiel[18].

En 1980, il fonde le label Tempo Records avec lequel il s’autoproduira et produira quelques-uns des jeunes talents de l’époque tels que Ben Decca[19], Bebey Black et bien d’autres encore.

Depuis son retour au Cameroun en 1986, Joe Mboule s'implique entièrement sur la question des droit d'auteurs[20],[21] et la promotion des artistes francophones au sein de divers organismes tels que le Conseil francophone de la chanson et la Fédération Internationale des Acteurs (FIA).

Fonctions occupées au sein des organismes culturels[modifier | modifier le code]

Fondateur et Président de la Mutuelle des Artistes Camerounais (MAC)

Président du Syndicat Camerounais des Artistes du Spectacle (SCAS)

Membre de l’Adami (société civile française pour l’administration des droits des artistes,musiciens et interprètes)

Membre du Comité Électoral de la Fédération Internationale des Artistes interprètes (FIA)

Fondateur et ex-président Afro FIA

Ex-Président de la Coalition Camerounaise pour la Diversité Culturelle (CCDC)[22],[23]

Directeur Afrique du Conseil Francophone de la Chanson

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1973 : Aiyo/Mpuly mwa salamander (45 T)
  • 1975 : Julie/ison (45 T)
  • 1976 : Embe mulema (45 T)
  • 1977 : Bana beyaye (45 T)
  • 1979 : Malabar (longue le nde sport) (33 T)
  • 1981 : Ebwan na bila (33 T)
  • 1982 : Muna ndo (33 T)
  • 1984 : Osi linga / longuea Cameroun (33 T)
  • 1986 : Nouvelle vision /Mélanie (33 T)
  • 1991 : Gâteau national (33 T)
  • 1996 : La quintessence (33 T)
  • 1997 : Licence flarenach (CD)
  • 2000 : Best of slow (CD)
  • 2010 : Best of makossa et slow (CD 2 vol.)
  • 2012 : L’Essentiel (CD)

Distinctions honorifiques[modifier | modifier le code]

  • 1997 : Chevalier du Mérite camerounais
  • Médaille d’honneur du Travail
  • 2015 : Chevalier de l’Ordre de la Valeur

Sources[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Nécrologie : Le dernier show de Joe Mboule | Actualite au Cameroun et en Afrique », sur www.africapresse.com (consulté le 17 octobre 2015)
  2. IRMA, « Irma : centre d’information et de ressources pour les musiques actuelles », sur www.irma.asso.fr (consulté le 22 octobre 2015)
  3. « Soul Makossa, un tube disco venu du Cameroun / France Inter », sur France Inter (consulté le 22 octobre 2015)
  4. « Cameroon-Info.Net :: Scène: Joe Mboule: entre chants et larmes pour fêter ses 40 ans », sur www.cameroon-info.net (consulté le 22 octobre 2015)
  5. « Joe Mboule - Ebwan Na Bila », sur Discogs (consulté le 22 octobre 2015)
  6. « Joe Mboule - O Si Linga », sur Discogs (consulté le 22 octobre 2015)
  7. « Joe Mboule - Muna Ndo », sur Discogs (consulté le 22 octobre 2015)
  8. « Africultures - Biographie de Nicolas Guéret », sur www.africultures.com (consulté le 22 octobre 2015)
  9. « Aladji Touré », sur Discogs (consulté le 22 octobre 2015)
  10. « Kako Bessot », sur Discogs (consulté le 22 octobre 2015)
  11. « RFI Musique - Cameroun - Mort de Charlotte Mbango », sur www.rfimusique.com (consulté le 22 octobre 2015)
  12. « http://www.peuplesawa.com/ », sur www.peuplesawa.com (consulté le 22 octobre 2015)
  13. « Musique - Joe MBOULE : 40 ans de scène, ça se fête ! », sur www.ifcameroun.com (consulté le 22 octobre 2015)
  14. « Safari Ambiance - Afrisson », sur www.afrisson.com (consulté le 22 octobre 2015)
  15. Europe outremer, Société nouvelle des Editions France Outremer S.A., (lire en ligne)
  16. « CAMEROUN :: Nécrologie : Le dernier show de Joe Mboule :: CAMEROON », sur camer.be, https://plus.google.com/106490626150356109653, (consulté le 22 octobre 2015)
  17. Bingo, Bingo, (lire en ligne)
  18. « Joe Mboule présente: Lessentiel live », sur allevents.in (consulté le 22 octobre 2015)
  19. « Cameroun : les Decca, un air de famille - JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com, https://plus.google.com/u/0/+jeuneafrique/posts (consulté le 22 octobre 2015)
  20. « 1. Imbroglio autour des droits d'auteur au Cameroun - RFI », sur rfi.fr, https://plus.google.com/117722750075017576258/ (consulté le 22 octobre 2015)
  21. « FIA: Disparition soudaine de Joe Mboulè », sur fia-actors.com (consulté le 22 octobre 2015)
  22. « CCDC », sur CCDC (consulté le 16 août 2016)
  23. « FICDC », sur ficdc.org (consulté le 16 août 2016)