Jobaria

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Jobaria tiguidensis

Jobaria
Description de cette image, également commentée ci-après
Représentation de Jobaria tiguidensis.
Classification
Règne Animalia
Classe Reptilia
Super-ordre Dinosauria
Ordre Saurischia
Sous-ordre  Sauropodomorpha
Infra-ordre  Sauropoda
Clade  Eusauropoda

Genre

 Jobaria
Sereno et al.[1], 1999

Nom binominal

 Jobaria tiguidensis
Sereno et al.[1], 1999

Jobaria est un genre éteint de grands dinosaures sauropodes eusauropodes[1],[2].

Les restes de ce dinosaure quadrupède herbivore ont été découverts dans la formation géologique de Tiourarén au Niger. L'âge des sédiments qui renfermaient ces fossiles était initialement daté du Crétacé inférieur (Hauterivien à Barrémien) soit il y a environ 130 Ma (millions d'années). En 2009, une nouvelle étude paléontologique des sédiments (poissons, invertébrés, vertébrés terrestres) révise sensiblement cette datation en lui attribuant un âge à la limite entre le Jurassique moyen (Bathonien terminal), et le Jurassique supérieur (Oxfordien inférieur), il y a environ entre 167 et 161 Ma (millions d'années)[3].

Une seule espèce est connue, l'espèce type, Jobaria tiguidensis, décrite par Paul Sereno et ses collègues en 1999[1].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Jobaria est l'un des rares genres de dinosaures à ne pas être nommé d'après une racine latine ou grecque : « Jobaria vient de Jobar, géants dans la mythologie des Touaregs qui peuplent le désert nigérien », explique le directeur national de l’institut de recherches en sciences humaines de Niamey, le Dr Abdoulaye Maga.

L’épithète spécifique tiguidensis vient de la falaise de Tiguidi au sud de l’Aïr[4].

Description[modifier | modifier le code]

Quadrupède, il pouvait aussi se tenir debout sur ses pattes postérieures. Il possédait 12 vertèbres cervicales, un cou assez court pour un sauropode et des dents larges en forme de ciseaux. C'est l'un des sauropodes les mieux connus car on a retrouvé plusieurs squelettes d'animaux adultes et juvéniles (on a rassemblé en tout 95 % d'un squelette complet). On peut le considérer comme un sauropode primitif, car il est apparu à une époque où les sauropodes n'étaient pas encore nombreux (les iguanodontidés étaient plus courants). Sa longueur totale est évaluée à 24 mètres pour une masse de 24 tonnes[5].

Paléocologie[modifier | modifier le code]

Jobaria, du moins ses spécimens non adultes, ont pu être la proie du théropode mégalosauridé Afrovenator[5].

Classification[modifier | modifier le code]

Jobaria est placé dans le clade des eusauropodes à la limite de celui des néosauropodes, comme le montre le cladogramme ci-dessous, de P. Martin Sander et ses collègues, réalisé en 2011[6] :

Sauropoda

Melanorosaurus




Antetonitrus




Vulcanodon Vulcanodon NT.jpg




Spinophorosaurus


Eusauropoda

Shunosaurus Shunosaurus.jpg




BarapasaurusBarapasaurus DB.jpg




Patagosaurus Patagosaurus.jpg




Mamenchisauridae

Omeisaurus Omeisaurus tianfuensis34.jpg



Mamenchisaurus






Cetiosaurus




Jobaria


Neosauropoda

Haplocanthosaurus Haplocanthosaurus.jpg


Diplodocoidea
Rebbachisauridae

Limaysaurus



Nigersaurus Nigersaurus BW.jpg




Dicraeosauridae

Amargasaurus Amargasaurus NT small (mirrored).jpg



Dicraeosaurus Dicraeosaurus hansemanni22 flipped.jpg



Diplodocidae

Apatosaurus Apatosaurus louisae by durbed flipped.jpg



Brontosaurus Brontosaurus by Tom Parker.png




Barosaurus



Diplodocus Diplodocus carnegii flipped.jpg






Macronaria

Camarasaurus


Titanosauriformes

Brachiosaurus Brachiosaurus DB flipped.jpg




Phuwiangosaurus


Titanosauria

Malawisaurus




Rapetosaurus Rapetosaurus BW.jpg




Isisaurus




Opisthocoelicaudia Opisthocoelicaudia flipped.jpg



Saltasaurus Saltasaurus dinosaur.png




















Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (en) P. Sereno et al., « Cretaceous Sauropods from the Sahara and the Uneven Rate of Skeletal Evolution Among Dinosaurs », Science, vol. 286, no 5443,‎ , p. 1342–1347 (PMID 10558986, DOI 10.1126/science.286.5443.1342)
  2. (en) P. D. Mannion, R. Allain, and O. Moine. 2017. The earliest known titanosauriform sauropod dinosaur and the evolution of Brachiosauridae. PeerJ 5:e3217:1-82
  3. (en) Rauhut et Lopez-Arbarello, « Considerations on the age of the Tiouaren Formation (Iullemmeden Basin, Niger, Africa): Implications for Gondwanan Mesozoic terrestrial vertebrate faunas », Palaeogeography, Palaeoclimatology, Palaeoecology, vol. 271,‎ , p. 259–267 (DOI 10.1016/j.palaeo.2008.10.019)
  4. « Une vaste collaboration franco-américano-nigérienne : Découverte en Afrique des premiers restes complets de dinosaures sauropodes », sur Agadez.org,
  5. a et b (en) Holtz, Thomas R. Jr. (2011) Dinosaurs: The Most Complete, Up-to-Date Encyclopedia for Dinosaur Lovers of All Ages, Winter 2010 Appendix.
  6. (en) P. Martin Sander, Andreas Christian, Marcus Clauss, Regina Fechner, Carole T. Gee, Eva-Maria Griebeler, Hanns-Christian Gunga, Jürgen Hummel, Heinrich Mallison, Steven F. Perry, Holger Preuschoft, Oliver W. M. Rauhut, Kristian Remes, Thomas Tütken, Oliver Wings et Ulrich Witzel, « Biology of the sauropod dinosaurs: the evolution of gigantism », Biological Reviews, vol. 86, no 1,‎ , p. 117–155 (ISSN 1464-7931, PMID 21251189, PMCID 3045712, DOI 10.1111/j.1469-185X.2010.00137.x)
  • (en) Sereno, Beck, Dutheil, Larsson, Lyon, Moussa, Sadleir, Sidor, Varricchio, Wilson & Wilson 1999 : Cretaceous sauropods from the Sahara and the uneven rate of skeletal evolution among dinosaurs. Science (Washington D C), 286(5443) p. 1342-1347.