Joan de Grieck

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Joan de Grieck
Description de cette image, également commentée ci-après
Détail de la page de titre du recueil Het Brussels klucht-tooneel: bestaende in verscheyde eerlycke bly-spelen, vermaeckelycke historien, natuers verborgentheden ende meer andere dinghen weerdigh om lesen (Les Farces bruxelloises, comprenant différentes comédies honnêtes, des histoires comiques, des natures cachées et bien d'autres choses qui valent la peine d'être lues), farces publiées à Amsterdam en 1700, également en vente à Bruxelles, chez Joan de Grieck, libraire au Marché aux grains, proche du Mout-huys.
Naissance
Bruxelles
duché de Brabant
Flag of the Low Countries.svg Pays-Bas espagnols
Décès (à 70 ans)
Bruxelles
duché de Brabant
Flag of the Low Countries.svg Pays-Bas espagnols
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture néerlandais
Mouvement baroque
Genres

Joan de Grieck, né à Bruxelles le et mort dans sa ville natale le , est un libraire et dramaturge des Pays-Bas espagnols.

Biographie[modifier | modifier le code]

On connaît de lui la pièce De gedwonghe Griet (Marguerite forcée), datant du milieu du XVIIe siècle, et son Dolenden pelgrim (Le Pèlerin errant) de 1670, dans lequel il personnalise les sept péchés capitaux.

À partir de 1675, cet auteur bruxellois, dont le nom de famille suggère une origine grecque (lointaine ?)[1], crée plusieurs pièces de théâtre, dont la plupart sont réunies dans un seul ouvrage, publié à Bruxelles en 1700 et intitulé Het Brussels klucht-tooneel bestaende in verscheyde eerlycke blyspelen, vermaeckelycke historie, natuers verborgentheden, ende meer andere dinghen weerdig om te lezen[2],[3].

Parmi les pièces de théâtre qu'il nous a laissées, on trouve également De ghedempte hooghmoedt ofte hoevaerdige bedroghe maeght[4], dont l'introduction évoque la « paix si longtemps désirée »[5] et conclue en 1697.

Ses pièces allégoriques à tendance édifiante seraient conçues comme antidote au « poison de l'âme » que présentent les « comédies malhonnêtes ».

Notoriété[modifier | modifier le code]

Selon la critique, ses pièces excellent plutôt par l'esquisse psychologique des caractères que par leur originalité[6].

Dans ses poèmes, Joan de Grieck, comme son frère, le poète néerlandais[7] Claudius (1625-vers 1670), se rapproche d'un Jacob Cats, comme ce serait d'ailleurs le cas de plusieurs auteurs brabançons de cette époque. Toutefois, lorsque l'on compare les frères De Grieck à leur exemple illustre, on aurait tendance à leur reprocher un manque d'éloquence et de contenu[8].

Trois de ses farces bruxelloises sont publiées à Anvers en 1924 par Paul de Keyser[9].

Ressources[modifier | modifier le code]

Œuvres de Joan de Grieck[modifier | modifier le code]

Drie Brusselsche kluchten uit de zeventiende eeuw, Anvers, édition datée MCMXXVI (1926) et illustrée d'une gravure sur bois par Victor Stuyvaert.
  • Den uytghetapten koopman ofte misluckten dragonder, sans date
  • Klucht-spel van meester Coenraedt Bierborst, 1647
  • De ghedwonghe Griet, vers 1650
  • Den dolenden pelgrim, 1670
  • De heerelycke ende vrolycke daeden van Keyser Karel den V, 1675
  • Den lachenden ende levenden waerseggher, 1679
  • Het belachelyck klucht-spel van Lemmen met syn neus, vers 1695
  • De ghedempte hooghmoedt ofte hoevaerdige bedroghe maeght, ⇒ 1697

Publications posthumes[modifier | modifier le code]

  • (nl) Het Brussels klucht-tooneel (Les Farces bruxelloises), 1700.
  • (nl) Drie Brusselsche kluchten uit de zeventiende eeuw (Trois farces bruxelloises du XVIIe siècle, éd. Paul de Keyser), 1925.
  • (nl) De vrolijke daden van Keizer Karel, 1er vol. (Les Actes comiques de Charles Quint), 1981.
  • (nl) De vrolijke daden van Keizer Karel, 2e vol. (Les Actes comiques de Charles Quint), 1981.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. De Grieck - dans l'orthographe néerlandaise moderne « de Griek » - veut dire le Grec.
  2. Les Farces bruxelloises, contenant différentes comédies honnêtes, des histoires comiques, des natures cachées et bien d'autres choses bien d'autres choses qui valent la peine d'être lues.
  3. Johannes Godefridus Frederiks et Frans Josef Peter van den Branden, Biographisch woordenboek der Noord- en Zuidnederlandsche letterkunde, Amsterdam, L.J. Veen, 1888-1891, p. 296-297.
  4. La Vanité vaincue ou la Fille altière trompée ; une comédie dont la fin est pourtant tragique ou, en néerlandais, droef-eyndende.
  5. Il s'agit du traité de Ryswick par lequel on mit un terme à la guerre de la Ligue d'Augsbourg.
  6. Maxim Kröjer et Antonin van Elslander, De Nederlandse en Vlaamse auteurs van middeleeuwen tot heden met inbegrip van de Friese auteurs (réd. Gerrit Jan van Bork et Pieter Jozias Verkruijsse), Weesp, De Haan, 1985, st/bork001nede01_01/bork001nede01_01_0499.php p. 231-232.
  7. Les auteurs français parlent souvent de la langue flamande au lieu de celle néerlandaise lorsqu'il parlent des Pays-Bas méridionaux ; apparemment pour des raisons politiques.
  8. Pieter Gerardus Witsen Geysbeek, Biographisch anthologisch en critisch woordenboek der Nederduitsche dichters, 2e vol., CAB-GYZ, Amsterdam, C.L. Schleijer, 1822, p. 405.
  9. Kornelis ter Laan, Letterkundig woordenboek voor Noord en Zuid, 2e impr., La Haye/Jakarta, G.B. van Goor Zonen's Uitgeversmaatschappij, 1952, p. 186 ; la Bibliothèque numérique des lettres néerlandaises fait usage d'une édition de 1925 et non pas de 1924.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (nl) Loven (van), Albertine. « Joan de Grieck : onderzoek naar het vaderschap van zijn werken », Verslag Koninklijke Vlaamsche Academie, 1928.
  • (nl) Pomes, Hendrikus, et Cornelis Gerrit Nicolaas de Vooys. « Boekbeoordelingen », De Nieuwe Taalgids, 20e année, 1926.
  • (nl) Ronde (de), Theo. Het tooneelleven in Vlaanderen door de eeuwen heen, 1930.
  • (nl) Rombauts, Edward. Geschiedenis van de letterkunde der Nederlanden, 1952.
  • (nl) Schmidt, P.P. « Het tooneel der leerlycke ende vermaeckelycke historien », Zeventiende-eeuwse kluchtboeken uit de Nederlanden, 1986.