Joachim Piccolomini

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bienheureux Joachim Piccolomini
Image illustrative de l'article Joachim Piccolomini
Joachim Piccolomini sur une image pieuse
Bienheureux
Naissance 1258
Sienne
Décès 1305  (à 47 ans)
Nationalité Flag of Italy.svg Italienne
Ordre religieux Ordre des Servites de Marie
Vénéré à Arezzo et Sienne
Béatification 21 mars 1609
par Paul V
Vénéré par l'Église catholique romaine
Fête 16 avril
Attributs en costume de Servite tenant un livre et une fleur.

Joachim Piccolomini, aussi connu sous le nom de Joachim de Sienne, (1258 - 1305), est un tertiaire de l'Ordre des Servites de Marie, béatifié au XVIIe siècle.

Hagiographie[modifier | modifier le code]

Joachim Piccolomini est né dans une noble famille de Sienne. C'était un enfant très pieux, ayant une grande dévotion pour la Vierge Marie ; son plus grand plaisir était de réciter l'Ave Maria devant une image de Notre-Dame des Douleurs. Dès son plus jeune âge, il avait déjà un grand souci des pauvres auxquels il offrait ses vêtements, et le peu d'argent qu'il avait.

Un jour que son père lui en faisait le reproche, lui disant qu'en agissant ainsi, il allair ruiner la famille, l'enfant lui répondit : « Vous m'avez enseigné que toute aumône faite à un pauvre est une offrande faite à Jésus. Pouvons-nous lui refuser quelque chose ? Et quel serait l'avantage d'être riche si ce n'était pour se créer un trésor au Paradis ? ». Son père en pleura de joie.

Joachim rejoignit les Servites de Marie à l'âge de 14 ans, en tant que frère lai, devenant un élève de Philippe Benizi. Il fut un parfait modèle de vertu et de piété, priant jusqu'à une heure avancée de la nuit alors que tous les autres dormaient, jeûnant en honneur des Sept douleurs de la Vierge. Il était humble de cœur : ses frères le poussaient à poursuivre des études en vue de la prêtrise, mais il ne voulait rien d'autre qu'être un serviteur. Toute sa vie il chercha à se cacher du regard des autres, à vivre dans l'obscurité et la modestie.

Il était toutefois respecté et connu pour sa sainteté. C'est ainsi qu'ayant été transféré à Arezzo, il y eut tant de plaintes à Sienne à l'idée de le voir partir, qu'on lui ordonna immédiatement de revenir.

Mort et miracles[modifier | modifier le code]

La légende raconte que la Vierge Marie lui est apparue depuis son enfance, que c'est elle qui a souhaité lui voir intégrer les Servites.

Elle serait apparue aussi un jour avec deux couronnes dans les mains, une de rubis pour le remercier de sa compassion, l'autre de perles pour le récompenser de sa virginité, qu'il lui avait vouée.

Peu de temps avant sa mort, la Vierge lui apparut une dernière fois. Joachim lui demanda si elle accepterait de le faire mourir à la date où Jésus était mort lui-même. La Vierge lui répondit : « C'est bien, prépare-toi, demain, Vendredi Saint, j'accèderai à tes désirs. Demain, tu seras avec moi au Paradis ».

Et c'est ainsi que pendant l'Office de la Passion, au moment de la lecture du verset de saint Jean (19-30) et, baissant la tête, il rendit l'esprit, Joachim mourut. Aussitôt, l'église fut remplie d'une extraordinaire lumière et d'un parfum suave.

Béatification[modifier | modifier le code]

Joachim Piccolomini a été béatifié le 21 mars 1609 par le Pape Paul V.

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]