Joachim Martin

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Joachim Martin
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Joseph Joachim Martin
Nationalité
Activité

Joachim Martin (1842-1897) est un menuisier-charpentier du village de Les Crottes (Hautes-Alpes), auteur d'un bref « journal intime », poignant[1],[2], de 4 000 mots, inscrit au dos de lattes d'un plancher, au Château de Picomtal, dans les années 1880-1881[3].

Ce texte de 72 morceaux, destiné à rester secret, est découvert lors de restaurations du bâtiment entreprises en 1999. Il est sauvé par chance[4], et est publié en 2017 par Jacques-Olivier Boudon. Il nous informe sur l'histoire d’un village au début de la Troisième République, en étant une source assez exceptionnelle pour une microhistoire, ainsi qu'une « peinture acérée des mœurs de son temps ».

Ce texte s'apparente aussi au genre de la confession et est un témoignage intéressant pour l'histoire et la sociologie de la sexualité[5].

Il offre également une critique de la religion et de l'attitude du curé du village[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. A. de Baecque, « Le parquet d'un grinçant menuisier », Le Monde,‎ , p. 7 (lire en ligne)
  2. A. de Baecque, « Histoire. Le parquet qui parle », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. D. Kalifa, « "Le Plancher de Joachim", un village à coups de lattes », Libération,‎ (lire en ligne)
  4. G. Faure, « Le parquetier qui maniait la langue du bois », Le Dauphiné Libéré,‎ (lire en ligne)
  5. E. Brouze,, « "Qu'on le pende ce cochon !" : le menuisier a tout déballé sous le plancher du château », Rue89,‎ (lire en ligne)
  6. N. Charles, « L’histoire sur les lames d’un plancher », nonfiction.fr,‎ (lire en ligne)