Joachim Adolphe de Seiglière

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Joachim Adolphe de Seiglière
Naissance
Décès
Venise
Allégeance roi de France
Arme cavalerie et infanterie
Grade colonel et brigadier d'infanterie
Années de service 1702 – 1719
Faits d'armes Bataille de Cassano, Bataille de Malplaquet, Bataille de Denain
Distinctions chevalier de l'ordre de Saint-Louis

Joachim Adolphe de Seiglière de Soyécourt, marquis de Soyécourt ( - ), fut un noble et militaire français, issue d'une ancienne famille de Picardie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joachim Adolphe de Seiglière de Soyécourt était le fils de Thimoléon Gilbert de Seiglière (mort en 1695), conseiller du roi, maître des requêtes de l'hôtel du roi et de Marie Renée de Belleforière (1657-), marquise de Soyécourt. Il hérita du marquisat de Soyécourt par sa mère.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Il débuta dans la carrière des armes, en 1702, chez les mousquetaires puis devint capitaine de cavalerie du Régiment Dauphin-Étranger et colonel du Régiment de Bourgogne. Il participa à la Guerre de succession d'Espagne et prit part à la prise du Fort de Kehl, le et à la prise d'Augsbourg le . Il fut blessé à la Bataille de Cassano, en 1705 et participa à la Bataille de Calcinato, le ainsi qu'au siège de Turin la même année. Il fut ensuite présent à la levée du siège de Toulon (1707), à la Bataille de Malplaquet, le et à la Bataille de Denain de 1712. Le Maréchal de Villars le chargea d'apporter à Louis XIV les drapeaux enlevés à l'ennemi lors de la reprise de Douai, le [1]. Il termina sa carrière militaire par les sièges de Landau et de Fribourg.

En récompense de ses services, il fut nommé brigadier d'infanterie en 1719 et Louis XV lui remis la croix de Saint-Louis, le [1].

Fin peu glorieuse[modifier | modifier le code]

Joachim Adolphe de Seiglière de Soyécourt épousa, le , Corisande de Pas de Feuquières, fille du marquis de Feuquières, Antoine de Pas, lieutenant général des armées du roi. Le couple eut trois fils dont Joachim Charles de Seiglière.

Joachim Adolphe de Seiglière mourut à Venise le  : « perdu de débauche, de jeu et de toutes sortes d'infamie », selon le mémorialiste Saint-Simon[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Abbé Louis Moréri, Le Grand Dictionnaire historique ou Le Mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, tome 2, Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1725
  2. Aurélien Marty, Tilloloy, son église – son château, Montdidier, 2002, SERHAM (ISBN 2 - 9 513 220 - 3 - 8)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aurélien Marty, Tilloloy, son église – son château, Montdidier, 2002, SERHAM (ISBN 2 - 9 513 220 - 3 - 8)
  • Abbé Louis Moréri, Le Grand Dictionnaire historique ou Le Mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, tome 2, Paris, Jean-Baptiste Coignard, 1725

Article connexe[modifier | modifier le code]