Jo van Ammers-Küller

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Jo van Ammers-Küller
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
BakelVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Johanna van Ammers-KüllerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Johanna van Ammers-Küller, née le à Noordeloos et morte le à Bakel est une écrivaine néerlandaise[1].

Elle est l'une des écrivaines européennes les plus populaires de l'entre-deux-guerres, bien que sa réputation ait souffert en raison de ses activités de collaboratrice pendant la Seconde Guerre mondiale[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Johanna Küller grandi à Delft, fille unique de parents issus de classe moyenne. Enfant, elle écrit des pièces de théâtre et des histoires et les joue pour ses parents et amis. Elle publie sa première nouvelle à l'âge de 14 ans[3].

À l'âge de 18 ans, elle est fiancée à Rudolf van Ammers (1881–1941), un ingénieur. Ils se marient trois ans plus tard et s'installent à Londres où ils ont deux fils. Il devient chef des travaux d'éclairage municipaux à Leyde[4].

Elle ne publie à nouveau qu'en 1912 et écrit deux autres drames et un roman au cours des neuf années suivantes. Ammers-Küller devient connue internationalement au milieu des années 1920 avec ses romans à succès traitant de la vie de la classe moyenne bourgeoise hollandaise après la Première Guerre mondiale. Elle utilise sa renommée pour de nombreux voyages à travers l'Europe et les États-Unis, où elle rencontre Franklin D. Roosevelt, entre autres. Beaucoup de ses romans historiques et familiaux se déroulent dans les cercles de la classe supérieure et traitent de l'amour, du mariage et de l'émancipation des femmes. Ses livres sont traduits dans douze langues[3].

En 1925 parait son roman le plus réussi De opstandigen (La génération rebelle) qui est une saga décrivant la lutte de trois générations de femmes au sein d'une même famille pour l'égalité avec les hommes dans environnement calviniste[1]. Bien que de nombreux de ses romans traitent de l'émancipation des femmes, elle reste peu impliquée dans le mouvement de femmes[5]. Pour elle, les changements acquis dans les années 1920 ne rendent pas les femmes plus heureuses que leurs mères et leurs grands-mères car il s'agit de choisir entre une carrière et la vie conjugale, qui, à son avis, ne peuvent pas aller de pair[5].

Elle divorce le 26 juin 1929[5].

Jo van Ammers-Küller vécu longtemps au Royaume-Uni et en France. Sa position pro-allemande, combinée à son soutien enthousiaste au national-socialisme avant la Seconde Guerre mondiale et pendant l'occupation allemande des Pays-Bas entre 1940 et 1945 conduit à une interdiction de publication jusqu'au 1er janvier 1953[5]. Elle tente de la contourner en utilisant un pseudonyme (Adriaan Hulshoff)[5]. Elle est acquittée devant le tribunal faute de preuves mais ne retrouve pas sa popularité d'avant-guerre[5].

Jo van Ammers-Küller en 1926

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • De roman van een student, 1914
  • Het inzicht, 1923-24
  • De opstandigen (3 tomes) (La génération rebelle), 1925
  • Vrouwen-kruistocht, 1930
  • De appel en Eva, 1932
  • Heeren, knechten en vrouwen (3 tomes, de 'Tavelinck-trilogie'), 1934-38
  • Prins Incognito, 1935
  • Elzelina, de geschiedenis van een Hollandsche vrouw in de jaren 1776-1845, 1940
  • Dorstig paradijs, (sous le pseudonyme d'Adriaan Hulshoff), 1949
  • De kolibrie op het gouden nest, 1951
  • De liga van de goede wil, 1953

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

  • Een pionierster... (sur Mina Kruseman), 1921
  • Twaalf interessante vrouwen, 1933
  • Ma, geschreven?

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Jo van Ammers-Küller | Dutch author », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 12 février 2021)
  2. Wilken Engelbrecht, Van eeden tot heden: Literaire dwarsverbanden tussen Midden-Europa en de Lage Landen (Lage Landen Studies 5), Academia Press, (ISBN 978-90-382-2091-8, lire en ligne), « A figurehead of moral rehabilitation: Jo van Ammers-Küller », p. 155
  3. a et b Antonius Lux (Hrsg.): Große Frauen der Weltgeschichte. Tausend Biographien in Wort und Bild. Sebastian Lux Verlag, Munich, 1963, p. 23.
  4. Jane Fenoulhet, Making the Personal Political: Dutch Women Writers 1919-1970, MHRA, (ISBN 978-1-905981-37-3, lire en ligne), p. 96
  5. a b c d e et f (nl) Huygens ING - Institut d'histoire néerlandaise, « Küller, Johanna (1884-1966) », sur resources.huygens.knaw.nl, (consulté le 12 février 2021)

Liens externes[modifier | modifier le code]