Jo Di Bona

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Jo Di Bona
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Jo Di Bona par Loïc Ercolessi
Biographie
Naissance
Autres noms
Anoze (1988-2000)
Nationalité
Activités
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Genre artistique
Street-Art - Pop Graffiti - Urban Art - Art urbain
Site web

Jo Di Bona est un street-artiste français né le en Seine Saint-Denis. Après une période vandale sous le pseudo Anoze dans les années 1990 et une période musicale de 2000 à 2012 au sein du groupe rock Hotel, il revient au graffiti en 2013 en développant sa propre technique : le pop graffiti.

En 2014, il gagne le 1er prix du concours de graffiti de la Fondation EDF[1]. Les années suivantes, il multiplie les projets et gagne en reconnaissance dans le milieu du street-art français, s'exposant et participant à des projets à l'international.

En 2016, il fait la une du New-York Times International avec un article pour sa fresque réalisée dans le cadre de Wall of Love, situé à côté du restaurant Le Petit Cambodge, en réponse aux attentats de Paris du 13 novembre 2015[2]. En 2017, il est l'un des premiers street-artistes français à être présent et à exposer au siège de l'ONU à New-York dans le cadre du festival Street-Art for Mankind[3].

En 2019, il devient le parrain de Murmurs, festival organisé par la communauté de communes de Decazeville. Il en assurera la programmation avec l'aide de sa compagne Amélie et y réalisera quatre fresques dont une en collaboration avec Astro (Astro ODV). Cet événement est notabel dans le monde du street-art en France pour l'année 2019[4].

Jo Di Bona est un artiste engagé, qui affiche ses convictions dans ses œuvres ou au travers des projets auxquels il participe. Il défend notamment les valeurs de la famille en soutenant Emmaüs[5], le Secours Populaire[6] ou l'opération Pièces jaunes[7]. Mais il se saisit aussi d'autres sujets d'actualité comme la crise des migrants syriens[8], la cause LGBT+[9], l'immigration[10] ou la cause féminine[11].

Il travaille aussi bien sur toile en atelier que sur grands murs dans la rue. Il produit de nombreuses œuvres et fresques chaque année.

Biographie[modifier | modifier le code]

Anoze et Hôtel (1988-2012)[modifier | modifier le code]

Jo Di Bona commence le graff à 13 ans, alors connu sous le pseudonyme Anoze. Il sillonne Paris au côté de ses amis Nestor et Lek rencontrés au lycée, avec qui il créera le collectif VF. A cette époque, le goût du risque l'amène à réaliser des tags et graffs de jour en pleine rue, ou sur des trains. Sa technique consiste à réaliser des lettrages élaborés et très colorés. Sous l’impulsion de sa professeure d'arts plastiques qui lui fait découvrir l’art moderne et le pop art, il réalise dans ses cahiers ses premiers travaux mêlant lettrages et collages, prémices du pop graffiti[12].

A la fin des années 1990, il délaisse le graff, alors très réprimé, pour se tourner vers la musique. En 2000, il cofonde le groupe de rock Hotel dont il sera le chanteur et le guitariste. Le groupe connaîtra un succès d’estime, diffusé sur une centaine de radios, en clip TV et présent sur les plateformes d'écoute Deezer ou Apple Music. Fin 2012, après 4 albums et 12 ans d’existence, le groupe se sépare.

Jo Di Bona (2013- )[modifier | modifier le code]

2013-2014 : Les débuts[modifier | modifier le code]

En 2013, sur les conseils de sa compagne Amélie qui deviendra son agent, il revient à ses premières amours. A l'aube de la quarantaine, son style évolue, nourri par une culture artistique riche, forgée depuis son enfance. Il s'inspire de Jasper Johns, Andy Warhol, Jacques Villeglé ou Pierre Soulages[13]. C'est la naissance du Pop Graffiti qui mêle un fond réalisé à la bombe, un collage d'affiches issue de la culture pop et un grand collage de visage en noir et blanc qu'il déchire par endroits pour laisser ressortir les couleurs, et ainsi proposer un travail par soustraction.

Il réalise ses premières prestations et expositions collectives essentiellement en région parisienne.

En 2014, il multiplie les apparitions en France lors de festivals comme Rue des Arts. La même année, il participe à 12 expositions personnelles ou collectives et fait sa première prestation à Shangaï où il réalise une exposition personnelle au Minsheng Art Museum ainsi qu’une performance live lors du Jue Festival[14]. Une de ses toiles est vendue aux enchères à l’Hôtel Drouot[15].

En décembre 2014, il gagne le premier prix du concours de graffiti organisé par la Fondation EDF[1], avec une œuvre changeant en fonction de l’éclairage (lumière naturelle et lumière noire). Véritable tournant pour sa carrière, cela lui permet d’occuper une place de premier plan dans le monde du street-art français.

2015-2016 : La reconnaissance d’un style, le Pop Graffiti[modifier | modifier le code]

L’année 2015 marque une progression important de sa notoriété sur la scène du street-art français. Il réalise 38 murs et performances live ainsi que 20 expositions collectives et 2 expositions personnelles, comme à la galerie Carole Kvasnevski[16].

Parmi ses dates les plus significatives figurent :

  • réalisation de plusieurs œuvres murales et du hall d’entrée à l’hôpital Ballanger d’Aulnay sous bois[7] en février 2015 ;
  • réalisation de la performance #185 du M.U.R Oberkampf[8] en mai 2015 et du M.U.R Cherbourg en juillet 2015 ;
  • performance live devant plus de 10 000 personnes lors du festival Rock en Seine[18] en août 2015 ;

En janvier 2016, il est cité par le magazine Artsper comme « l’un des 10 artistes à suivre absolument en 2016 »[19].

Il poursuit son ascension avec des performances à l’international comme au Portugal lors du festival Loures Arte Publica au mois de juin où il réalise un mur de 160m² [20]. Il sera également exposé par la galerie Barrou Planquart sur le salon Scope à Miami (États-Unis).

En France, il réalise 16 murs ou fresques, participe à 10 expositions collectives, 2 solos show dont Pop Music à la galerie Joël Knafo[21], et délivre plusieurs performances live.

Il apparaît dans un reportage du journal télévisé de France 2 consacré au street-art le 25 mars 2016 et dans un reportage du 19.45 sur M6 le 23 octobre 2016. Il est également publié dans de nombreuses revues : Street Art Magazine #1 et #2, Arts Magazine #94, Stuart Magazine #1 et en couverture de Paris Tonkar #13[22] ; ainsi que dans les livres : « Le M.U.R Oberkampf » (2e édition)[23], « Paris Street-Art – Saison 1 » de Claude Degoutte (Omniscience)[24].

Depuis 2017 : Un artiste confirmé et reconnu[modifier | modifier le code]

portrait d'Edith Piaf et de Dalida par Jo Di Bona sur la Commanderie du Clos Montmartre (Paris)
portrait de Simone Veil en Marianne par Jo Di Bona lors du Festiwal en mai 2019 à Paris

Jo Di Bona commence l’année 2017 en participant à la réalisation d’œuvres pour l’O.N.G Street-Art for Mankind avec la présentation de 2 œuvres au siège de l’ONU à New-York qui seront vendues aux enchères. Il devient ainsi l'un des premiers street-artiste français à être présent au siège de l’ONU et à y exposer. Il réalisera également plusieurs fresques sur des containers à Miami qui seront mises aux enchères pour la fondation du Prix Nobel de la Paix Kailash Satyarthi[3].

Au mois de mars 2017, il réalise un mur hommage sur la maison de Serge Gainsbourg, rue de Verneuil à Paris pour lequel il apparaît dans le livre « Gainsbourg Graffiti » de Dominique Décobecq (éditions Omniscience)[25] et lui vaudra un passage dans l’émission Télématin le 17 mars 2017. Le même mois, il fait la couverture de Street art Magazine #5[26].

La chaîne Museum TV lui consacre un documentaire autobiographique de 52 minutes[27] diffusé en prime time en juin 2017.

Il participe pour la 2e année consécutive au festival Loures Arte Publica en septembre 2017, lors duquel il réalise une fresque sur une façade d’immeuble[28].

Il enchaîne au mois d’octobre 2017 en réalisant une fresque pour le départ de la transat Jacques-Vabre au Havre, événement relayé par France 3 Normandie[29] ainsi que par de nombreux médias nationaux.

Il est représenté par la Galerie Barrou Planquart au mois d’avril 2017 sur le salon AAF de New-York[30], au mois de mai sur le salon AAF de Hong-Kong[31] et au mois de décembre sur le salon Scope de Miami[32]. Il participe également au mois de mars à l’exposition collective « Version Street » dont il sera tête d’affiche au côté de Jérémy Besset, autre street-artiste de renommée internationale[33].

Une de ses dernières réalisations de l’année sera une fresque de plus de 50 mètres sur une grande façade dans le cadre du festival « France-Atlanta » sur invitation du consulat et de l’ambassade de France à Atlanta[34].

En 2018, Jo Di Bona continue à être exposé dans différents salon à travers le monde. La galerie Virginie Barrou Planquart le représentera sur les salons AAF Battersea de Londres (Angleterre)[35], AAF Bruxelles (Belgique)[36], AAF New-York (Etats-Unis)[37], AAF Hong-Kong (Chine)[38], et le YIA Art Fair de Paris[39].

Il expose également à la galerie Joël Knafo Art à Paris pour son solo show « Transition »[40] au mois de mars[41]. Cette galerie le représentera également sur les salons Art up ! de Lille, l’Urban Art Fair de Paris et le salon 8e Avenue – Art Élysées de Paris.

Il apparaît dans « Le Guide du street-art » de Stéphanie Lombard aux Editions Alternatives-Galimard[42] et fait la couverture de « Arts Magazine International » #17 mai-juin 2018[43].

La même année, il réalise une grande fresque pour la société Azenco pour son stand à la foire de Toulouse[44] au mois d’avril. La chaîne télévisée CNEWS fait appel à lui et l’artiste Zenoy pour la réalisation d’une fresque au niveau de l’accueil des locaux de la chaîne dans le cadre de la coupe du monde de football 2018[1]. Il pose également ses bombes à Épinal (Vosges, France) dans le cadre du M.U.R Épinal pour sa douzième édition[45].

Au mois de novembre, il retourne pour la 2e année consécutive au siège de l’ONU à New-York dans le cadre du festival « Street-Art for Mankind ». Il participe à l’exposition collective au siège de l’ONU, mais réalise également 2 grands murs pour cette opération, le premier à Manhattan (New-York) et le second à Larchmont (État de New-York)[3].

Mais ce qui va l’occuper le plus fin 2018 et sur le 1er semestre 2019 a pour origine une fresque réalisée en août 2017 en mode vandale (sans autorisation) pendant ses vacances en Aveyron sur un bâtiment de la communauté de communes de Decazeville (Aveyron, France)[46]. Lors de la réalisation de celle-ci, la police le surprend et contacte alors des élus de la commune et de la communauté de communes afin qu’ils viennent sur place. L’autorisation de finir ce mur lui est donnée et l’idée de redonner des couleurs à cette ancienne cité minière séduit. La population et la presse relaient ce mur particulièrement apprécié. En août 2018, il retourne réparer ce mur face à l’émoi de la population à la suite de la dégradation de celui-ci avec le temps. La presse en fait à nouveau écho[47]et au même moment la communauté de communes de Decazeville prend contact avec lui pour créer un festival de street-art. Le « Murmurs Festival » est né. Jo Di Bona et Amélie, en sont les parrains et s’occuperont de la programmation de celui-ci[48].

La 1re édition du « Murmurs festival » se déroule en 2019 et est initialement prévu avec 2 sessions[4] réunissant 19 street-artistes de renommée nationale et internationale[49]. La 1re session a lieu du 25 mai au 2 juin et réunit huit street-artistes : Jo Di Bona, Alber, Bishop (Parigo), Iljin, Kinmx, Kouka, Stépane Opéra et Sifat[50]. La 2e session a lieu du 22 au 29 juin. Elle réunit treize street-artistes : Jo Di Bona, Ardif, Astro, Doudou’style, Hopare, LadyM, MonkeyBird, MTO, Romain Froquet, Seb Toussaint, Stoul, Vinie Graffiti et Jokolor (œuvre collaborative avec scolaires)[51]. Cette programmation met la ville de Decazeville sous les projecteurs dans le monde du street-art. Le succès est tel qu’une 3e session est programmée du 8 octobre au 4 novembre, avec dix street-artistes issus des premières sessions, ainsi que Saype, LPVDA[52] et Zenoy[53]. Ce festival est une réussite, le plaçant comme l’un des plus importants festivals de street-art pour l’année 2019. Il connaît un véritable plébiscite par la population locale qui souhaite sa reconduction pour égayer les murs de cette ancienne cité minière et sidérurgique.

En mai, lors du « Festiwall », il réalise en live un portrait de Simone Veil en Marianne afin de l’ériger en symbole de la Nation. La photographie utilisée est la même que celle prise pour son entrée au Panthéon. Ce choix militant vient en réponse des actes antisémites perpétrés quelque temps plus tôt sur des portraits de Simone Veil réalisés par l’artiste C215[11].

Au mois de juin, il est invité par l’ambassade du Canada afin de réaliser un grand portrait de 5x5m de Léonard Cohen dans le cadre de la fête du Canada qui a lieu à leur ambassade de Paris[54] devant plus de 12 000 personnes.

En novembre, il réalise une fresque en 3 parties à Montmartre sur la Commanderie du Clos Montmartre (Paris) représentant Mistinguett, Edith Piaf et Dalida[55].

Côté galeries, Jo Di Bona s’expose en solo lors de l’exposition « Popopop ! » à la galerie Joël Knafo[56]. Il participe également à des expositions collectives et sera représenté sur les salons Art Madrid (Espagne)[57], London Battersea (Londres)[58], YIA Art Fair (Paris), Contempory Art Fair (Paris)[59], AAF Hong-Kong (Chine)[60], et le Paris Contempory Art Show (Paris)[61] par la galerie Virginie Barrou Planquart et sur les salons Urban Art Fair, Art Elysées, UAF Solo Shows à Paris.

Il finit l’année 2019 en figurant parmi les 50 artistes du « Guide de l’art contemporain urbain 2019 » édité par Graffiti Art Magazine.

En 2020, Jo Di Bona réalise en janvier une grande fresque Quai de Valmy (Paris), ainsi 3 toiles pour NBA2K en collaboration avec Collab Factory à l’occasion de l’organisation du 1er match de basketball de NBA en France[62].

Il est représenté par la galerie Virginie Barrou Planquart sur les salons Urvanity (Madrid, Espagne)[63] et London Battersea (Londres)[64].

Malgré la crise du Covid-19 et le confinement général décrété en France au mois de février, la galerie Joël Knafo maintient son exposition personnelle « Animals » prévue en mars et la rend disponible sur internet en visite 3D[65].

Un artiste engagé[modifier | modifier le code]

Jo Di Bona prend à cœur de défendre ses idées et valeurs au travers de son art, que ce soit lors de la réalisation de grands murs, que la réalisation d’œuvres mises aux enchères à but caritatif.

Il est particulièrement engagé auprès de la fondation Emmaüs pour laquelle il réalise plusieurs murs en 2014[5] ainsi qu’un fourgon customisé en 2015 présenté au salon international Emmaüs au Paris Expo Porte de Versailles à Paris[66]. Il réalise également en 2017 une grande fresque hommage à l’abbé Pierre[67].

Fervent défenseur de la paix et de la tolérance, il réalisera plusieurs fresques sur ce thème. La première en hommage à Cabu[68] à la suite des attentats du 7 janvier 2015 à Paris visant le siège de Charlie Hebdo. À la suite des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, il revisite le tableau d’Eugène Delacroix « La Liberté guidant le peuple » dans le cadre du Wall of love[69] situé à deux pas du « Petit Cambodge », bar touché par ceux-ci. Il lutte également contre la discrimination des personnes LGBT+ pour lesquelles il a réalisé une fresque dans le cadre du festival « Street Love » organisé par Mastercard en juin 2019[9].

En 2015, il s’empare de la crise des migrants syriens en réalisant une performance au « M.U.R Oberkampf »[8]. Le visage choisit pour cette fresque est celui d’une fillette syrienne yézidie[70], ceux-ci étant alors persécutés par l’État Islamique. Le lettrage réalisé sous le collage est Nothing scares me (rien ne me fait peur). Dans le cadre du festival « Exils syrien » en janvier et février 2016 organisé par l’ONG Première urgence internationale, il réalise plusieurs murs pour alerter sur la crise migratoire et sanitaire syrienne[71].

En mars 2016, dans le cadre de la semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme, il est invité par l’agence Osaro à réaliser un totem devant le Musée de l'Histoire de l'immigration pour lutter contre ces discriminations[10].

Mais l’engagement le plus fort de Jo Di Bona est celui envers la famille et en particulier de l’enfance. Depuis 2017, il aide le Secours Populaire en réalisant un mur dans leurs locaux[6] et en participant à l’opération « Board to be Solidaire » réunissant 80 artistes et consistant à réaliser une œuvre sur une ou plusieurs planches de skate board, exposées au siège d’Agnès B. et mises aux enchères par Artcrucial au profit du Secours Populaire. Le triptyque réalisé par Jo Di Bona obtiendra le record d’enchères[72]. L’opération sera reconduite en novembre 2019 avec 130 artistes pour « Board to be Solidaire 2 » à laquelle il participera également[73]. Il participe également à la vente aux enchères «de Art for autism »[74] en juin 2018.

Pour l’enfance, Jo Di Bona a participé au lancement de l’opération pièces jaunes aux côtés de Bernadette Chirac en janvier 2015 en réalisant une fresque à l’hôpital Robert Ballanger d’Aulnay-sous-Bois. Il y retournera 1 mois plus tard pour en faire une 2e au niveau de l’accueil du pôle mère-enfant[7]. Cet engagement dépasse le cadre national en participant à des ventes aux enchères pour des associations comme « Road to Munkono »[75] pour l’éducation des enfants en Ouganda en octobre 2015 ou encore en étant parrain de l’opération « Donnez-leur des ailes France-Népal »[76] qui intervient dans les orphelinats et les écoles népalais.

En février 2017 et novembre 2018, il intervient dans le cadre de l’opération Street Art for Mankind[77] qui lutte pour libérer les enfants du travail forcé et de l’esclavage en finançant entre autres la fondation KSCF du prix Nobel de la paix 2014 Kailash Satyarthi. Il devient l’un des premiers street-artiste français à être exposé au siège de l’ONU où ses œuvres seront vendues aux enchères. Lors de ces 2 éditions, il réalisera également plusieurs murs dans différents endroits des États-Unis comme New-York, Manhattan, Larchmont ou encore Miami[3].

En mai 2020 en pleine crise sanitaire mondiale consécutive à la Covid-19, il participe en France, pendant la période de confinement, au premier festival d’art urbain confiné appelé « CONFINEMENT » organisé par Projet Saato et réunissant 207 artistes dont Charlelie Couture ou encore Sandrot, afin de collecter des fonds pour l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP)[78].

Le Pop Graffiti – Définition et technique[modifier | modifier le code]

Le Pop Graffiti est le mélange du pop art et du graffiti art. Mais pour Jo Di Bona, il faut aussi revenir au sens premier de "Pop" qui veut dire populaire car son art reste un art accessible à tous.

Que ce soit sur toiles ou sur murs, la technique utilisée est la même, mêlant graffiti à la bombe et collage (technique mixte).

Son travail s’effectue toujours en plusieurs étapes de superpositions. Il réalise d’abord un lettrage à la bombe comme fond en ajoutant des formes de trames à l’aide de pochoirs (points ou lignes). Il colle par-dessus des affiches ou slogan de style pop art qu’il va déchirer par endroit pour faire réapparaître le fond, il colle le modèle principal choisit pour son œuvre en noir et blanc sur une grande partie de la surface et déchire des morceaux pour retrouver les affiches pop art ainsi que son fond[13].

Son travail nécessite un gros travail de préparation en particulier pour les murs. Il l’effectue sur ordinateur afin de visualiser son projet en fonction de la taille réelle du mur à recouvrir et pour pouvoir imprimer son visage aux bonnes dimensions. Ses couleurs de prédilection sont le rose Montana black "Beast" et le bleu Montana black "Drops"[79].

Références[modifier | modifier le code]

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Articles liés[modifier | modifier le code]

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