Joëlle Zask

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Joëlle Zask
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Joëlle Zask et Bruno Latour, Reims 2013
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Dir. de thèse
Philippe Soulez, Arion Lothar Kelkel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Joëlle Zask, née en 1960, est une philosophe française, traductrice, spécialiste de philosophie politique et du pragmatisme, maître de conférences à l'Université d'Aix-Marseille. Elle est l'une des premières à penser la démocratie participative.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en 1960, ayant passé son enfance dans un village du Jura[1], elle devient, en 1983, professeure de philosophie dans le secondaire. Elle soutient sa thèse de doctorat en 1998. En 2003, elle enseigne à l'université de Provence et obtient son habilitation à diriger des recherches en 2009. Maître de conférences en philosophie à l'Université d'Aix-Marseille[1] et membre du CEPERC-IHP (Centre d'EPistémologie et d'ERgologie Comparatives-Institut d'Histoire de la Philosophie), elle est détachée en 2015 à l’Institut Marcel-Mauss de l’EHESS et du CNRS.

Travaux[modifier | modifier le code]

Elle consacre sa thèse au philosophe et psychologue John Dewey. Elle traduit ses ouvrages les plus importants rendant accessibles ses travaux en France[1].

Elle publie ensuite plusieurs ouvrages concernant les formes démocratiques de la participation. C'est une pionnière de la démocratie participative. Elle dit « on imaginait que la démocratie devait reposer sur des experts et qu’on pouvait mettre entre parenthèses l’opinion publique, qui était très décriée ». Dans les années 1990, elle introduit en France des outils pour expérimenter la démocratie participative. En 2011, elle publie Participer. Essai sur les formes démocratiques de la participation, bien avant le mouvement Nuit debout. La démocratie participative peut être citadine ou rurale[1] .

Elle travaille ensuite sur les enjeux politiques des pratiques artistiques contemporaines ainsi que sur les questions liées à la crise écologique[2]. Son essai Quand la forêt brûle. Penser la nouvelle catastrophe écologique, publié en 2019, est remarqué pour la qualité de son analyse sur la responsabilité humaine dans les mégafeux, quand « l'anthropocène se révèle pyrocène » [3],[4],[5], même s'il lui est parfois reproché son manque de propositions concrètes[6].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Principales publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages personnels[modifier | modifier le code]

Contribution dans un ouvrage collectif[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Traductions[modifier | modifier le code]

  • John Dewey, Écrits politiques, Paris, Gallimard, 2018
  • John Dewey, Expérience et nature, Paris, Gallimard, , 478 p. (ISBN 978-2-07-012779-5)
  • John Dewey, Le Public et ses problèmes, Paris, Farrago, , 207 p. (ISBN 978-2-84490-109-5) ; rééd. poche, Gallimard, coll. « Folio », 2010

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Marion Rousset, « Joëlle Zask, philosophe défricheuse », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. Guillaume Erner, « Joëlle Zask : "Les méga-feux nous placent devant une responsabilité écologique immédiate », France Culture,‎ (lire en ligne)
  3. « Quand la forêt brûle », Le Grand Continent .
  4. « Notes de lecture », Écologie & politique, no 60,‎ , p. 187-201 (lire en ligne)
  5. Coralie Schaub, « Renaître de ces cendres », Libération,‎ (lire en ligne)
  6. Thomas Lepeltier, « Livres : Quand la forêt brûle », Sciences humaines, n°320, .
  7. a et b « Joëlle Zask reçoit le Prix Pétrarque de l'essai France Culture 2020 », sur France Culture, (consulté le )
  8. « Légion d'honneur 2022 : le monde académique distingué avec quatre professeurs (3/4) - Gomet' », sur Gomet, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]