João Havelange

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Havelange (homonymie).
João Havelange
Description de cette image, également commentée ci-après
João Havelange en 2010.
Nom de naissance Jean-Marie Faustin Goedefroid de Havelange
Naissance
Rio de Janeiro (Brésil)
Décès (à 100 ans)
Rio de Janeiro (Brésil)
Nationalité Brésilien
Profession
Avocat
Dirigeant sportif
Formation
Distinctions
Grand officier de la Légion d'honneur (France)
Ordre du mérite spécial en sport (Brésil)
Ancien président d'honneur de la FIFA

Jean-Marie Faustin Goedefroid de Havelange, connu sous le nom de João Havelange[a], est un avocat et dirigeant sportif brésilien, né à Rio de Janeiro le et mort dans la même ville le [1],.

Il devient président de la FIFA en 1974, succédant à Stanley Rous, et reste à ce poste jusqu'en 1998, lorsqu'il est remplacé par Joseph Blatter.

De 1963 à 2011, il est membre du Comité international olympique (CIO) dont il devient le doyen. Le , il démissionne de ses fonctions de président d'honneur de la FIFA, à la suite de l'affaire de corruption de l'ISL.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, né à Liège, en Belgique, a quitté son pays pour démarrer une nouvelle vie au Brésil. Il meurt quand João Havelange a dix-sept ans. João Havelange obtient pendant ses études une licence de droit avant de pouvoir exercer en tant qu'avocat en 1936.

Dans sa jeunesse, il pratique différents sports à un haut niveau comme le water-polo et la natation, participant en tant que nageur aux Jeux olympiques d'été de 1936 à Berlin et en tant que joueur de water-polo aux Jeux olympiques d'été de 1952 à Helsinki.

Entre 1958 et 1973, il est président de la Confédération brésilienne des sports (pt) (CBD) et entre 1955 et 1963 membre du comité olympique brésilien, avant enfin d'être membre du comité international olympique en 1963 et président de la FIFA entre 1974 et 1998.

Entre 1971 et 1973, il a été aussi président de la Fédération Internationale de Futsal (FIFUSA). Il démissionne de la FIFUSA en 1973 pour faire campagne contre l'Anglais Stanley Rous qui briguait la présidence de la FIFA en 1974.

João Havelange et Sepp Blatter en 1982.

Après son élection, il permet au football une véritable expansion sous ses 24 ans de présidence, avec l'organisation des Coupes du monde sur de nouveaux continents (Amérique du Nord avec les États-Unis en 1994), la création de la Coupe du monde de football féminin, de la Coupe du monde de football des moins de 20 ans, la Coupe du monde de football des moins de 17 ans, de la Coupe des confédérations, du trophée meilleur footballeur de l'année FIFA ou encore de la promotion du foot en salle. Enfin, il a œuvré pour le développement du football en doublant le nombre de participants à la coupe du monde (de seize nations en 1974, trente-deux nations participent aujourd'hui à sa phase finale) permettant aux pays émergents de divers continents d'avoir leurs chances d'y participer, quitte à diminuer le niveau de la compétition, augmentant par le même fait le public potentiel et le nombre de matches joués, donc les revenus.

En décembre 2011, il démissionne de son poste au Comité international olympique pour ne pas être sanctionné sur une enquête de corruption[2]. Son mandat reste très critiqué.

Le stade olympique de Rio de Janeiro porte aujourd'hui son nom.

Il meurt le 16 août 2016, à l'âge de 100 ans, à Rio de Jainero, alors qu'il s'y déroule les Jeux olympiques d'été pour lesquels il avait joué un rôle clé dans l'attribution à sa ville natale[3]. Commentant son décès, l'ancien joueur anglais Gary Lineker, devenu commentateur sportif, explique ironiquement que « le football lui a apporté beaucoup[4] », car il faut rappeler que ses mandats, que ce soit à la tête de la FIFA ou bien comme membre du CIO, restent très controversés du fait des très nombreux soupçons de corruption.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Prononcer : ʒuˈɐ̃w aviˈlɐ̃ʒi ; ce qui donne en tentant la transcription française : « Jou'an-w Avi'langi ».

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]