Jimmy Eat World

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Jimmy Eat World
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Jimmy Eat World en concert au 9:30 Club de Washington D.C..

Informations générales
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical Rock alternatif[1],[2],[3], emo[1],[4],[5], power pop[1],[4],[6], pop punk[1],[7],[8]
Années actives Depuis 1993
Labels RCA, Dine Alone Records, Interscope, DreamWorks, Capitol, Wooden Blue Records, Fueled by Ramen, Better Looking Records, Geffen, Big Wheel Recreation, DGC, Western Tread Recordings
Site officiel jimmyeatworld.com
Composition du groupe
Membres Jim Adkins
Tom Linton
Rick Burch
Zach Lind
Anciens membres Mitch Porter

Jimmy Eat World est un groupe de rock alternatif américain, originaire de Mesa, en Arizona. Il se compose du chanteur et guitariste Jim Adkins, du guitariste Tom Linton, du bassiste Rick Burch et du batteur Zach Lind. En juin 2013, Jimmy Eat World dénombre huit albums studio.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et origine du nom[modifier | modifier le code]

Jimmy Eat World est formé en 1993 à Mesa en Arizona. Le chanteur et guitariste Jim Adkins, et le batteur Zach Lind, amis depuis le jardin d'enfants, rejoignent le guitariste Tom Linton et le bassiste Mitch Porter pour s'essayer à la musique. À leurs tous premiers débuts, le groupe imite le style de certains groupes punk rock, et enregistre trois singles et un album éponyme sur le label local Wooden Blue Records. À leur période de formation, les membres du groupe déclarent s'inspirer de groupes pop-punk comme Mr. T Experience, Radon, et Horace Pinker[9].

Le nom Jimmy Eat World n'est pas en référence au chanteur Jim Adkins. Les jeunes frères de Tom Linton, Ed et Jimmy, se battaient constamment enfants. Jimmy qui était plus fort, gagnait toujours. Un jour, Ed fit un dessin de Jimmy avalant le monde entier avec la légende Jimmy eat world[10]. Le dessin et donc le nom du groupe a pu être inspiré par un épisode des Tiny Toons où le personnage principal dessine un cartoon appelé Dizzy Eat World dans lequel il avale la Terre.

Static Prevails[modifier | modifier le code]

Par la suite, inspirés par des groupes comme Fugazi et Sunny Day Real Estate, ils commencent à expérimenter un sous-genre de punk hardcore, l'emocore. Alors qu'ils commençaient à écrire des chansons et se produire parmi la scène indie, ils furent surpris de trouver d'autres groupes comme Christie Front Drive, Sense Field, et Seven Storey Mountain au style similaire. Habituellement un nouveau style musical apparaît localement, comme le grunge à Seattle, mais à cette époque l'emocore renait en se diffusant dans le pays tout entier. Le groupe continue ses tournées et commence à attirer l'attention dans le milieu indie[11]. En 1995, le président du label, et ancien producteur de Nirvana, Gary Gersh, les fait signer chez Capitol Records[12]. C'est à cette époque que le bassiste Mitch Porter quitte le groupe pour être remplacé par l'ami de Tom Linton Rick Burch. Mark Trombino, le batteur de Drive Like Jehu se charge de l'enregistrement de Static Prevails, leur premier album officiel[13],[14].

Plutôt que de pousser le groupe dans la machine de promotion des majors, Gersh opte pour une approche plus subtile, leur permettant de se développer parmi la scène indépendante underground. Les années suivantes, le groupe put sortir quelques singles sur des labels indépendants, dont des split EP avec Christie Front Drive (Wooden Blue Records, 1995)[15], Jejune (Big Wheel Recreation, 1997)[16], Blueprint (Abridged Records, 1996=[17], Sense Field, et Mineral[18]. Alors que la plupart des groupes signés chez une major étaient bannis de la scène underground, considérés comme « commerciaux », Jimmy Eat World se trouve dans une position unique où ils avaient le support d'un gros label tout en étant intégrés à la communauté indépendante[réf. nécessaire].

Clarity[modifier | modifier le code]

En fin 1998 et début 1999, le groupe retourne en studio, toujours aux côtés du producteur Mark Trombino, pour enregistrer leur deuxième album Clarity. Cependant, Gersh est renvoyé de Capitol à la même période. Le groupe délivre l'album complet au label au milieu de l'année, mais se retrouva en défaveur avec les nouveaux patrons, qui attendaient un album adapté au grand public. Pour aider la promotion de l'album déjà enregistré, le groupe négocie avec Capitol pour sortir un EP éponyme sur le label indépedant Fueled by Ramen, dirigé par Less than Jake, d'autres membres du label, incluant deux chansons de Clarity et trois B-Sides. Clarity est également publié sous format vinyle par le label américain Big Wheel Recreation[19].

Pendant la tournée suivant la sortie de Clarity, le groupe joue devant un public de plus en plus important. Alors qu'ils jouent pour une foule de 50 à 100 personnes, le nombre passe en quelques semaines à 500 ou 1 000, dans des salles de plus en plus grandes comme au Boston's Middle East où leur concert est retransmis en direct sur les radios locales, et au festival South by Southwest à Austin, au Texas. La chanson Lucky Denver Mint extraite de l'album apparait dans la bande originale du film Never Been Kissed[20]. la dernière chanson de l'album, Goodbye Sky Harbor, s'inspire de l'ouvrage A Prayer for Owen Meany de John Irving[21].

Bleed American[modifier | modifier le code]

Habitué au circuit indépendant et bénéficiant d'un large soutien de la communauté underground, Jimmy Eat World voit ce renvoi comme une opportunité. Le groupe publie une compilation de la plupart de leur singles, simplement intitulé Singles au label Big Wheel Recreation. Le groupe s'investit en parallèle dans de petits jobs, et épargnent autant d'argent que possible afin de financer les enregistrements[22]. Travaillant une troisième fois avec Trombino, qui reportera leurs paiements afin de ne pas étouffer le groupe dans les dettes[23], ce dernier enregistre un nouvel album. Aidés de la nouvelle société de Gersh, GAS Entertainment, ils cherchent un nouveau label, signant finalement chez DreamWorks. Le nouvel album, Bleed American, est publié en juillet 2001, accompagné d'une édition vinyle publiée par le label Grand Royal, fondé par les Beastie Boys en 1993[19],[24].

La chanson-titre, intitulée Salt Sweat Sugar au Royaume-Uni, est le premier single extrait de l'album. Le second single, The Middle devient le meilleur single vendu du groupe en date, atteignant la cinquième place du classement Billboard Hot 100. La vidéo est diffusée en boucle sur MTV, et sur le Total Request Live. L'album est certifié disque de platine par la Recording Industry Association of America (RIAA)[25]. À la suite des évènements du 11 septembre 2001, le groupe décide de renommer l'album Jimmy Eat World pour éviter une mauvaise interprétation (Bleed American signifiant littéralement en anglais « saigne américain »)[26].

Futures[modifier | modifier le code]

Jimmy Eat World, sur scène le 20 avril 2005.

Après une longue tournée consécutive à la sortie de Bleed American, le groupe se remet au travail pour composer un nouvel album début 2004. Une fois encore, ils retrouvent Mark Trombino, mais la collaboration prend rapidement fin. Le groupe souhaitant s'investir au maximum dans l'écriture de ses chansons, Trombino ne parvient pas à se libérer de ses autres projets[27]. Le groupe décide alors de se séparer de son producteur, le remplaçant par Gil Norton, reconnu pour son travail avec les Pixies et les Foo Fighters. Futures sort en octobre 2004, avec le single Pain immédiatement programmé avec succès sur des radios de rock alternatif. À cette période, Dreamworks est racheté par le plus gros label Interscope Records.

Les mois suivants voient la sortie de Work et Futures en single. Le groupe part en tournée aux États-Unis avec Taking Back Sunday, puis à l'international avec Green Day pendant l'été et l'automne 2005. En septembre 2005, ils sortent l'EP Stay on My Side Tonight, contenant des nouvelles versions de demos enregistrées avec Mark Trombino qui ne sont pas utilisées pour l'album[27]. L'album est finalement certifié disque d'or aux États-Unis par la RIAA[25].

Chase This Light[modifier | modifier le code]

Après leur tournée avec Green Day, Jimmy Eat World retourne chez eux à Tempe, dans l'Arizona, pour commencer à travailler sur le sixième album, produit par Butch Vig (Nirvana, The Smashing Pumpkins, Sonic Youth)[28]. Ce nouvel album intitulé Chase This Light est publié le 16 octobre 2007. Le premier single étant Big Casino.

Invented[modifier | modifier le code]

Jimmy Eat World, sur scène à Newcastle, au Royaume-Uni en 2008.

Le 13 juillet 2008, le groupe révèle vouloir commencer à travailler sur son septième album plus tard dans l'année[29] aussi tôt commencé une fois son contrat actuel avec Interscope Records terminé. Jimmy Eat World effectue une tournée de dix dates aux États-Unis, début 2009 pour commémorer le dixième anniversaire de l'album Clarity[30].

Le 22 mars 2010, le groupe révèle être à l'étape de mixage de leur prochain album[31]. D'après la page Twitter du groupe, ils se remettent avec leur ancien producteur Mark Trombino sur une série de nouvelles chansons. Le groupe affirme également travailler dur sur de nouvelles musiques et prévoient la sortie de leur nouvel album en 2010. Le groupe annonce que pour la première fois depuis Clarity, le prochain album contiendra une chanson dont le chant sera assuré par le chanteur d'origine du groupe à savoir Tom Linton. Le 5 juin, le groupe publie sur Twitter que « le nouvel album est pratiquement terminé, à un peu de choses près. Nous ne pouvons attendre de sortir ces nouvelles chansons en dehors du nid[32]. » Le 7 juin 2010, tard dans la soirée, Jimmy Eat World publie sur Twitter « Notre nouvel album est officiellement terminé. Maintenant nous attendons une date de sortie. Nous vous tiendrons au courant[33]. » Le premier single issu de ce nouvel album, intitulé My Best Theory, est publié le 10 août sur Internet.

Damage[modifier | modifier le code]

Entre l'automne et l'hiver 2011, Adkins annonce l'écriture d'un nouvel album[34]. Lind annonce le début de l'écriture en août 2012[35]. Le 5 octobre 2012, Jimmy Eat World annonce le mixage actuel de l'album[36] et programme le mastering en fin 2012[37].

Le huitième album du groupe, intitulé Damage, est publié en avril 2013. L'EP est ppublié le 20 avril 2013 sur Record Store Day[38].

En mi-2014, le groupe annonce une tournée Futures 10 Year Anniversary Tour. Des rééditions en vinyle des albums Futures, Static Prevails and Clarity sont publiées avant le début de la tournée, à Ventura (Californie)[39].

Membres[modifier | modifier le code]

Membres actuels[modifier | modifier le code]

Ancien membre[modifier | modifier le code]

  • Mitch Porter - basse (1993–1995)

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

EP[modifier | modifier le code]

Splits[modifier | modifier le code]

  • Christie Front Drive/Jimmy Eat World Split 7" (1995)
  • Emery/Jimmy Eat World Split 7" (1995)
  • Blueprint/Jimmy Eat World Split 7"
  • Less than Jake/Jimmy Eat World Split cassette (1996)
  • Jimmy Eat World/Sense Field/Mineral Split 7"
  • Jejune/Jimmy Eat World Split 7"
  • Jebediah/Jimmy Eat World Split 7" (2000)
  • Taking Back Sunday/Jimmy Eat World Split 7" (2004)

Autres[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  • Lucky Denver Mint (1999)
  • Bleed American (2001)
  • The Middle (2002)
  • Sweetness (2002)
  • A Praise Chorus (2003)
  • Pain (2004)
  • Work (2005)
  • Futures (2005)
  • Big Casino (2007)
  • Always Be (2007)
  • My Best Theory (2010)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) « Jimmy Eat World - Biography - AllMusic », AllMusic (consulté le 15 septembre 2014).
  2. (en) « Jimmy Eat World, Best Coast among acts set for Record Store Day at Fingerprints in Long Beach - San Jose Mercury News » (consulté le 15 septembre 2014).
  3. « Jimmy Eat World comes to Grand Rapids to Bleed American again - MLive.com », MLive.com (consulté le 15 septembre 2014).
  4. a et b (en) « Jimmy Eat World – Damage », sur Consequence of Sound,‎ (consulté le 15 septembre 2014).
  5. (en) « Emo band Jimmy Eat World still relevant - Music & nightlife - The Seattle Times », The Seattle Times (consulté le 15 septembre 2014).
  6. (en) Dave Simpson, « Jimmy Eat World – review - Music - The Guardian », the Guardian (consulté le 15 septembre 2014).
  7. (en) « All You Can Eat - Music Feature - Tucson Weekly », Tucson Weekly (consulté le 15 septembre 2014).
  8. (en) « Exclusive: Jimmy Eat World Reflect on Weezer Blue's 20th Anniversary - Guest Blog - Fuse », Fuse (consulté le 15 septembre 2014).
  9. (en) Book Your Own Fuckin' Life #3: Do-It-Yourself Resource Guide. San Francisco, CA: Maximum Rocknroll, 1994; page 3.
  10. (en) Chris Blackburn, « Interview: Tom Linton of Jimmy Eat World », chrisblackburn.com,‎ (consulté le 3 mars 2007).
  11. (en) Rock Hall, « Five Minutes with Fame: Jimmy Eat World », Rock and Roll Hall of Fame, The Rock and Roll Hall of Fame and Museum, Inc,‎ (consulté le 20 août 2012).
  12. (en) Doug Minnick, « Loren Israel: Director of A&R Capitol Records », Taxi Transmitter, Taxi,‎ (consulté le 20 août 2012).
  13. (en) « Jimmy Eat World – Static Prevails », Discogs, Discogs,‎ (consulté le 5 avril 2013).
  14. (en) « Jimmy Eat World – Call It In The Air / Rockstar », Discogs, Discogs,‎ (consulté le 5 avril 2013).
  15. (en) « Christie Front Drive / Jimmy Eat World – Split », Discogs, Discogs,‎ (consulté le 5 avril 2013).
  16. « Jejune | Jimmy Eat World – Jejune », Discogs, Discogs,‎ (consulté le 5 avril 2013).
  17. « Jimmy Eat World / Blueprint (4) – Jimmy Eat World / Blueprint », Discogs, Discogs,‎ (consulté le 5 avril 2013).
  18. « Mineral / Jimmy Eat World / Sense Field – Mineral / Jimmy Eat World / Sense Field », Discogs, Discogs,‎ (consulté le 5 avril 2013).
  19. a et b (en) Colin Larkin, « Jimmy Eat World », sur Oxford Music Online, Oxford University Press (consulté le 17 avril 2014).
  20. (en) « Various – Music From The Motion Picture Never Been Kissed », Discogs, Discogs,‎ (consulté le 5 avril 2013).
  21. Sydney, « A Prayer for Owen Meany (2) », Literary Allusions in Popular Music, PBWorks,‎ (consulté le 5 avril 2013).
  22. (en) Mehr, Bob. In between tightly budgeted tours, Linton worked construction, while Adkins sold art supplies, Burch shipped auto parts and Lind shuttled customers at a car dealership."
  23. (en) Steven Seigel, « Jimmy Eat World », Tucson Weekly,‎ (consulté le 25 mars 2012).
  24. (en) Bill Werde, « For a Record Label Founded by the Beastie Boys, the End Is Less Than Grand », sur The New York Times,‎ (consulté le 21 avril 2014).
  25. a et b (en) « RIAA Gold and Platinum discs for Jimmy Eat World ».
  26. (en) Hancock, Todd. Jimmy Eat World's Jim and Tom vs Todd Hancock. CFOX. 30 octobre 2007. Adkins : It was something that we decided around September 14 that we wanted to do. ... We wanted people to listen to the record with as unbiased a viewpoint as they can bring into it so they could make the songs what they will for themselves and we just felt like that maybe the album title would get in the way of that.
  27. a et b Steve Henderson, « Jimmy Eat World — 07.27.07 », Absolute Punk,‎ .
  28. (en) Carole Giambalvo, « Music: Jimmy Eat World », St. Petersburg Times,‎
  29. (en) Luisa Mateus, « Exclusive: Jimmy Eat World Announce New Album Details », gigwise.com,‎ (consulté le 23 mars 2010).
  30. (en) Ambrose, Anthony, « Jimmy Eat World Clarity Tour », sur inTuneMusic Online,‎ (consulté le 24 mars 2009).
  31. (en) « Jimmy Eat Mix », Absolute Punk (consulté le 23 mars 2010).
  32. (en) « Jimmy Eat World Twitter post »,‎ .
  33. (en) « Jimmy Eat World Twitter post »,‎ .
  34. (en) « Jim Adkins of Jimmy Eat World Reflects on MTV's 30th Anniversary »,‎ 1er août 2011 (consulté le 11 mars 2013).
  35. « Jimmy Eat World to start recording new album in "about a month" »,‎ (consulté le 11 mars 2013).
  36. « Twitter post new album recording complete »,‎ (consulté le 11 mars 2013).
  37. « Jimmy Eat World Finish Mixing Album, Now Mastering »,‎ (consulté le 11 mars 2013).
  38. « "Damage" Artwork From Jimmy Eat World », Absolutepunk.net (consulté le 8 mars 2013).
  39. Matt Crane, « Jimmy Eat World announce ‘Futures’ 10-year anniversary tour », sur Alternative Press, Alternative Press,‎ (consulté le 19 janvier 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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