Jilin (cheval)

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Jilin
Région d'élevage Jilin, Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Caractéristiques
Morphologie Cheval de trait
Registre généalogique Fin des années 1970
Taille 1,52 m à 1,56 m en moyenne[1]
Tête Moyenne
Autre
Utilisation Traction hippomobile, travail agricole, selle

Le Jilin (chinois simplifié : 吉林马 ; chinois traditionnel : 吉林馬 ; pinyin : Jílín mǎ) est une race chevaline de trait et de selle originaire du Jilin, en Chine. Issue du cheval mongol local, la race est développée dans les années 1950 pour répondre aux besoins agricoles, à partir de croisements entre le cheptel d'origine et des chevaux majoritairement d'origine russe, notamment des Ardennais et des chevaux du Don. La race est officiellement reconnue par le gouvernement chinois à la fin des années 1970 et existe en deux types, un léger et un lourd. Un Jilin a toujours au minimum un quart d'origines provenant du cheval mongol.

Dénomination[modifier | modifier le code]

De nombreux noms existent. La FAO signale que « Jilin » est le plus commun, mais on trouve aussi les noms « Kirin » et « Jilin d'attelage »[1]. L'étude de l'université d'Oklahoma emploie le nom « Jielin »[2], nom qui est signalé comme étant incorrect dans le dictionnaire de CAB International, qui signale seulement les noms de « Jilin », « Jilin d'attelage » et « Kirin » comme étant les bons[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Jilin provient des régions agricoles et semi-agricoles de Baicheng, Changchun et Sipling, toutes situées dans le Jilin[2], au Nord-Est de la Chine[4]. Originellement, la population équine locale est composée en majorité de chevaux mongols chinois, de petite taille et peu adaptés aux besoins agricoles[2]. Des croisements débutent donc en 1950, d'abord à partir de chevaux Ardennais et du Don élevés localement[2], puis avec des traits soviétiques, des Vladimirs et des Kabardins[4]. Il en émerge deux types bien distincts, un léger et un lourd[5].

Les races à l'origine du Jilin

Par la suite, ces deux types sont à leur tour croisés entre eux, sous la houlette de l'équipe de l'université et de l'académie d'agriculture de Jilin. Depuis 1962, un étalon Su-Yi a été à son tour croisé, il en a résulté la création d'une nouvelle race à deux fins, destinée aussi bien à la selle qu'à la traction[5]. En 1966, une nouvelle orientation dans le programme d'élevage propose de garder un minimum de 25 % de sang du cheptel mongol d'origine, soit 25 % chez les chevaux de selle et 50 % chez ceux de trait. La race est officiellement reconnue à la fin des années 1970[5]. Elle est néanmoins toujours considérée comme étant « en formation »[1].

En mars 1989, une grave épidémie d'influenzavirus A touche la région Nord-Est de la Chine et donc le cheptel, entraînant une mortalité supérieure à 20 %[6]

Description[modifier | modifier le code]

Article connexe : Morphologie du cheval.

Le Jilin est un cheval sélectionné pour les travaux agricoles[7]. Sa taille moyenne est de 1,52 m pour les femelles et 1,56 m pour les mâles[1]. L'animal présente un corps massif mais une bonne apparence générale, avec une tête de taille moyenne[5]. Il existe toujours deux types, léger (selle) et lourd (traction), le type trait étant le plus fréquemment trouvé[5],[8].

La robe la plus fréquente est le bai, suivi par l'alezan, et plus rarement le noir[5].

Utilisations[modifier | modifier le code]

Il est principalement employé pour la traction hippomobile[1], il sert également d'améliorateur pour d'autres races de chevaux[5].

Diffusion de l'élevage[modifier | modifier le code]

C'est une race considérée comme commune[2]. En 1980, l'effectif est d'environ 10 000 têtes, et en déclin[1]. Ces chevaux sont répartis sur Baicheng, Changchun, Sipling, Fore-guorlos, Nongan, Shuanliao et Huaide[2]. D'après l'évaluation de la FAO réalisée en 2007, ce cheval n'est pas menacé d'extinction[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (en) « Jilin/China », Domestic Animal Diversity Information System of the Food and Agriculture Organization of the United Nations (DAD-IS) (consulté le 15 octobre 2015).
  2. a, b, c, d, e et f Hendricks 2007, p. 241.
  3. Porter 2002, p. 184.
  4. a et b Puel 1989, p. 37.
  5. a, b, c, d, e, f et g Hendricks 2007, p. 242.
  6. « Characterization of a new avian-like influenza A virus from horses in China », sur www.sciencedirect.com (consulté le 15 octobre 2015)
  7. Puel 1989, p. 38.
  8. Zheng 1984, p. 25.
  9. (en) « Breeds Currently Recorded In The Global Databank For Animal Genetic Resources » [PDF], Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, , p. 27

Annexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • (en) « Jilin/China », Domestic Animal Diversity Information System of the Food and Agriculture Organization of the United Nations (DAD-IS)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Hendricks 2007] (en) Bonnie Lou Hendricks (préf. Anthony A. Dent), « Jielin », dans International Encyclopedia of Horse Breeds, Norman, University of Oklahoma Press, , 241-242 p. (ISBN 080613884X et 9780806138848, OCLC 154690199, lire en ligne), p. 367-368 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [Porter 2002] (en) Valerie Porter, « Jilin », dans Mason's World Dictionary of Livestock Breeds, Types and Varieties, CABI, (ISBN 085199430X et 9780851994307)
  • [Puel 1989] Caroline Puel, « Où sont donc passés les chevaux chinois ? », dans Le petit livre du cheval en Chine, Favre, coll. « Caracole », , 205 p. (ISBN 978-2828903312)
  • [Zheng 1984] Piliu Zheng, « Horses », dans Livestock Breeds of China, Food and Agriculture Organization, (ISBN 9251021856 et 9789251021859)