Jeux olympiques d'hiver de 1924

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Jeux olympiques d'hiver de 1924
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Localisation
Pays hôte Drapeau de la France France
Ville hôte Chamonix-Mont-Blanc
Date Du 25 janvier au
Ouverture officielle par Gaston Vidal
Sous-secrétaire d'État à l'éducation physique
Participants
Pays 16
Athlètes 258
(245 masc. et 13 fém.)
Compétition
Nombre de sports 6
Épreuves 16
Symboles
Serment olympique Camille Mandrillon
Skieur français
Flamme olympique Pas de flamme
Mascotte Pas de mascotte
Les cinq anneaux olympiques de cinq couleurs différentes 1928 Suivant

Les Jeux olympiques d'hiver de 1924 ont eu lieu à Chamonix-Mont-Blanc (Haute-Savoie, France).

Naissance des Jeux d'hiver[modifier | modifier le code]

Dès le premier congrès olympique de 1894, qui se tient à Paris dans le but de rétablir les Jeux olympiques modernes, il est mentionné que le patinage doit être représenté autant que possible aux Jeux[1]'[2]. Ainsi des épreuves de patinage artistique sont organisées à Londres en 1908 puis à Anvers en 1920[3], où un tournoi de hockey sur glace est également disputé lors d'un prologue qui se tient quatre mois avant l'ouverture des Jeux[4]. L'intégration des sports d'hiver dans le programme des Jeux se heurte néanmoins à un obstacle matériel et technique puisque les villes hôtes ne possèdent pas toutes les infrastructures nécessaires à leur pratique. Les épreuves de patinage artistique sont par exemple annulées lors des Jeux d'Athènes en 1896 puis Stockholm en 1912 car ces deux villes sont dépourvues de patinoires[3].

Dans le même temps, la pratique des sports d'hiver poursuit son développement : une semaine internationale, organisée par le Club alpin français, se déroule chaque année en France depuis 1907. Chamonix-Mont-Blanc accueille notamment les éditions 1920 et 1921[5]. L'idée d'incorporer les disciplines hivernales au programme olympique poursuit son chemin : le baron Pierre de Coubertin s'y montre favorable en déclarant que les « Jeux olympiques sont les jeux de tous les sports »[6]. La presse et le Club alpin français soutiennent également cette idée[7]. Ce projet se heurte pourtant à l'opposition des pays scandinaves qui craignent que l'organisation de Jeux olympiques d'hiver nuisent à leur propre compétition, les Jeux nordiques, organisés depuis 1901[3]'[8].

En juin 1921, le comte Justinien Clary et le marquis de Polignac, tous deux représentants français au CIO présentent la candidature de la ville de Paris pour les Jeux de 1924 lors du congrès du CIO à Lausanne. Ils suggèrent également l'idée d'organiser des Jeux olympiques d'hiver à cette occasion[9], un projet qui reçoit notamment le soutien des délégués canadiens et suisses comme le baron Godefroy de Blonay. Le 5 juin, les membres du CIO se prononcent en faveur de l'admission des sports d'hiver à la famille olympique[10]. Ce vote autorise également la tenue des compétitions de sports d'hiver dans un lieu propice et pas obligatoirement dans la ville désignée pour recevoir les Jeux olympiques d'été[11]. Les Scandinaves demeurent hostiles au projet mais grâce à l'influence du Suédois Sigfrid Edström, président de la Fédération internationale d'athlétisme et favorable à la proposition française au CIO[10], ils acceptent d'y prendre part à condition que les Jeux ne soit pas appelés « olympiques »[12]. La compétition est donc organisée sous le patronage du CIO et reçoit l'appellation de Semaine internationale des sports d'hiver[13],[11]. Elle ne constitue dans un premier temps qu'un prélude aux Jeux d'été[14].

Organisation[modifier | modifier le code]

Sélection de la ville hôte[modifier | modifier le code]

Plusieurs villes se portent candidates pour accueillir les épreuves de sports d'hiver : Gérardmer dans les Vosges, Luchon-Superbagnères dans les Pyrénées et Chamonix-Mont-Blanc dans les Alpes[5]. Du 12 au 14 juin 1922, le Comité olympique français (COF) organise à Paris un Congrès des sports d'hiver avec les fédérations et commissions internationales concernées afin d'établir le programme des compétitions[12]. Chamonix est alors désignée comme ville hôte des épreuves car ses concurrentes ne pouvaient réaliser en nombre de logements et de probabilité d'enneigement[5]. Après une première rencontre en janvier 1923, le contrat liant Paris et Chamonix-Mont-Blanc est paraphé le entre Frantz Reichel, secrétaire général du COF et Jean Lavaivre, maire de Chamonix[15]'[5].

Aspects économiques[modifier | modifier le code]

À travers l'accueil de cette compétition sportive, Chamonix-Mont-Blanc poursuit également un enjeu économique et touristique dans le but de moderniser ses installations[5]. L'organisation de la semaine internationale des sports d'hiver nécessite l'érection d'une piste de bobsleigh, d'une patinoire et d'un tremplin de saut à ski dont l'étude du projet ainsi que sa direction sont confiées au service des Ponts et Chaussées de la Haute-Savoie[16]'[17]. Le Comité olympique français (COF) promet alors d'aider au financement des travaux à hauteur de 500 000 francs[18],[19]. Les travaux débutent le 31 mai 1923, soit seulement huit mois avant le début des épreuves[17] et la municipalité de Chamonix-Mont-Blanc fait rapidement face à des problèmes techniques. Au début du mois de septembre 1923, le COF mandate un expert qui dresse un rapport édifiant quant au retard pris sur les différents chantiers[18]. La ville est alors mise en demeure de respecter le délai fixé au 1er novembre suivant sous peine de se voir retirer la subvention promise par le COF ou bien d'assister à la suppression des sports d'hiver du programme olympique[20]. L'accélération des travaux entraîne un coût supplémentaire sur la facture totale de ces Jeux. En raison de graves problèmes de trésorerie, le COF ne participe finalement qu'à hauteur de 250 000 francs[21] alors que la municipalité de Chamonix-Mont-Blanc règle à elle seule 2 des 3,5 millions de francs dépensés au total[22].

Les principales sources de revenus émanent de la vente des billets : avec un nombre total de 10 044 spectateurs payants, la billetterie rapporte 107 880,80 francs[23].

Nations participantes[modifier | modifier le code]

Carte du monde des nations participants aux Jeux indiqués en vert.
16 nations participent aux Jeux.

Seize nations sont représentées à Chamonix pour un nombre total de 258 athlètes[24]. Le nombre de nations à ces Jeux est inférieur aux 44 pays des Jeux d'été de la même année, à Paris[25].

Le nombre indiqué entre parenthèses correspond au nombre d'athlètes engagés dans les épreuves officielles pour chaque pays.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Faits marquants[modifier | modifier le code]

Le premier multi-médaillé fut le patineur de vitesse finlandais Clas Thunberg, qui enlève finalement trois médailles d'or. Ces bons résultats du patineur finlandais donnent immédiatement le ton général des compétitions : les pays nordiques effectuent une razzia. Eux qui étaient les plus hostiles à la tenue de ces épreuves, deviennent immédiatement leurs plus chauds partisans. Les comités nationaux des pays nordiques votent ainsi avec enthousiasme la proposition du CIO discutée au congrès de Prague (1925), instituant des Jeux olympiques d'hiver (24 mai 1925). C'est à l'occasion de ce vote que les épreuves de Chamonix-Mont-Blanc sont requalifiées « Jeux olympiques d'hiver»[26].

  • L'Américain Charles Jewtraw, médaille d'or au patinage de vitesse (500 m) est le premier champion olympique d'hiver.
  • L'Américain Anders Haugen n'a reçu sa médaille de bronze gagnée au saut à skis que 50 ans plus tard, à cause d'une erreur de notation.
  • La Norvégienne Sonja Henie, future championne de patinage, fait ses débuts à Chamonix, âgée de seulement 11 ans
  • La seule épreuve de neige où les Nordiques s'inclinèrent est la patrouille militaire, ancêtre du biathlon. Favorite, la Finlande termine deuxième derrière la Suisse et devant la France.
  • Le tournoi olympique de hockey sur glace fut un grand succès populaire. Le Canada s'impose dans le match décisif face aux États-Unis, 6-1.
  • La remise officielle des médailles a lieu le 5 février, lors de la cérémonie de clôture.

Calendrier[modifier | modifier le code]

Le programme de la semaine internationale des sports d'hiver est établi lors du Congrès des sports d'hiver de juin 1922 à Paris, tandis que le calendrier des épreuves est déterminé par la commission technique du Comité olympique français. Un total de seize épreuves sont organisées, dont quatre par équipes : la patrouille militaire, le hockey sur glace, le curling et le bobsleigh[27].

 CO  Cérémonie d'ouverture   ●  Épreuve(s)  1  Finale d'épreuve officielle[Note 1]  CC  Cérémonie de clôture
Calendrier des épreuves[28]
janvier-février 1924 24
Jeu
25
Ven
26
Sam
27
Dim
28
Lun
29
Mar
30
Mer
31
Jeu
1
Ven
2
Sam
3
Dim
4
Lun
5
Mar
Épreuves
Cérémonies CO CC
Logo du bobsleigh Bobsleigh ●  1 1
Logo du combiné nordique Combiné nordique ●  1 1
Logo du curling Curling ●  ●  1 1
Logo du hockey sur glace Hockey sur glace ●  ●  ●  ●  ●  ●  1 1
Logo du patinage artistique Patinage artistique ●  1 1 1 3
Logo du patinage de vitesse Patinage de vitesse 2 3 5
Logo du biathlon Patrouille militaire 1 1
Logo du saut à ski Saut à ski 1 1
Logo du ski de fond Ski de fond 1 1 2
Nombre total de finales 0 0 2 3 0 2 3 1 0 1 2 2 0 16
Total 0 0 2 5 5 7 10 11 11 12 14 16 16 16

Conditions météorologiques[modifier | modifier le code]

Malgré les aléas météorologiques, tout fut prêt à temps. On frôla toutefois la catastrophe à l'extrême fin du mois de décembre 1923 quand 1 m70 de neige tombe sur Chamonix en 24 heures[17]. On fait alors appel à l'armée pour déneiger[17]. Ces travaux de déneigement débutent pendant les fêtes de fin d'année et se poursuivent durant les trois premières semaines du mois de janvier[17]. Cet incident passé, un redoux survient et une violente pluie s'abat sur les sites[29]. Les premiers athlètes sont alors déjà sur place, et ils ne peuvent pas s'entraîner. La patinoire est transformée en lac. On évoque même un temps l'annulation de plusieurs épreuves ; il n'en est rien. La température chute brusquement quelques jours avant la cérémonie d'ouverture et le temps est magnifique pendant les épreuves et la neige excellente[29].

Cérémonie d'ouverture[modifier | modifier le code]

Le sous-secrétaire d'État Gaston Vidal proclame l'ouverture des « Sports d'hiver de Chamonix ».

La cérémonie d'ouverture se déroule l'après-midi du 24 janvier 1924. Un cortège constitué des différentes délégations et de plusieurs associations chamoniardes se forme sur la place de l'Hôtel-de-Ville de Chamonix, où Jean Lavaivre, maire de la commune, prononce un discours de bienvenue[30]. Le cortège traverse ensuite les rues de la ville : les dix-sept nations défilant par ordre alphabétique, l'Autriche est en tête tandis que la Yougoslavie ferme la marche. Dans chaque délégation, les sportifs marchent dans l'ordre des épreuves : d'abord les patineurs de vitesse, puis les patineurs artistiques, les fondeurs, les skieurs militaires précédés de leurs officiers, les hockeyeurs, les joueurs de curling et enfin les bobeurs[31]. En arrivant au stade olympique, seules les délégations sportives font leur entrée sur la patinoire pour se placer devant le cortège officiel. Le comte Justinien Clary, président du Comité olympique français (COF), ouvre la cérémonie par un discours d'accueil, accompagné des membres du Comité international olympique, le comte Henri de Baillet-Latour, le marquis de Polignac, le baron de Blonay et le général Kentish[31]. Le sous-secrétaire d'État à l'enseignement technique Gaston Vidal déclare alors ouverts les « Sports d'hiver de Chamonix, donnés à l'occasion de la VIIIe Olympiade de l'ère moderne »[32],[33]. Les porteurs de drapeaux se rassemblent ensuite en arc de cercle autour de l'adjudant Camille Mandrillon, porteur du drapeau français, qui prononce le serment olympique au nom de tous les athlètes. La cérémonie s'achève par un nouveau défilé des nations autour de la patinoire[32],[33].

Épreuves[modifier | modifier le code]

Bobsleigh[modifier | modifier le code]

Curling[modifier | modifier le code]

Combiné nordique[modifier | modifier le code]

Hockey sur glace[modifier | modifier le code]

Patinage artistique[modifier | modifier le code]

Patinage de vitesse[modifier | modifier le code]

Patrouille militaire[modifier | modifier le code]

Saut à ski[modifier | modifier le code]

Ski de fond[modifier | modifier le code]

Cérémonie de clôture[modifier | modifier le code]

La cérémonie de clôture se déroule dans la matinée du 5 février 1924 au stade olympique de Chamonix. Le baron Pierre de Coubertin prononce un discours dans lequel il dresse le bilan de cette semaine internationale avant que le secrétaire général du Comité olympique français fasse la lecture du palmarès des épreuves. À l'issue de la cérémonie, un prix olympique d'alpinisme est décerné au colonel anglais Edward Struth au nom des treize membres de l'expédition de 1922 à l'Everest[34].

Classement des nations[modifier | modifier le code]

Le classement officiel des nations est établi en fonction des six premières places de chacune des épreuves : un athlète qui gagne la médaille d'or rapporte 10 points à son pays, tandis que la médaille d'argent rapporte 5 points, la médaille de bronze 4 points. Trois points sont ensuite attribués pour la quatrième place, 2 points pour la cinquième place et 1 point pour la sixième place[35].

Rang
Nations
Nombre de concurrents classés Total
1er 2e 3e 4e 5e 6e
Places Points Places Points Places Points Places Points Places Points Places Points Places Points
1 Drapeau : Norvège Norvège 4 40 7 35 7 27,5 6 18 6 12 2 2 32 134,5
2 Drapeau : Finlande Finlande 4 40 4 20 3 11,5 1 3 1 2 - - 13 76,5
3 Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 1 10 1 5 2 8 1 3 2 4 - - 7 30
4 Drapeau : États-Unis États-Unis 1 10 2 10 - - 2 6 - - 3 3 8 29
5 Drapeau : Suède Suède 1 10 1 5 - - 1 3 2 4 4 4 9 26
6 Drapeau : Autriche Autriche 2 20 1 5 - - - - - - - - 3 25
7 Drapeau : Suisse Suisse 2 20 - - 1 4 - - - - - - 3 24
8 Drapeau : France France - - - - 3 12 1 3 2 3,5 1 1 7 19,5
9 Drapeau : Canada Canada 1 10 - - - - - - - - 1 1 2 11
10 Drapeau : Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie - - - - - - 2 6 1 1,5 1 1 4 8,5
11 Drapeau : Belgique Belgique - - - - 1 4 - - 1 2 - - 2 6
12 Drapeau : Italie Italie - - - - - - - - - - 1 1 1 1

Tableau des médailles[modifier | modifier le code]

Rang Nation Or Argent Bronze Total
1 Drapeau : Norvège Norvège 4 7 6 17
2 Drapeau : Finlande Finlande 4 4 3 11
3 Drapeau : Autriche Autriche 2 1 0 3
4 Drapeau : Suisse Suisse 2 0 1 3
5 Drapeau : États-Unis États-Unis 1 2 1 4
6 Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 1 1 2 4
7 Drapeau : Suède Suède 1 1 0 2
8 Canadian Red Ensign 1921-1957.svg Canada 1 0 0 1
9 Drapeau : France France 0 0 3 3
10 Drapeau : Belgique Belgique 0 0 1 1
Total 16 16 17 49

Sportifs les plus médaillés[modifier | modifier le code]

Sportifs les plus médaillés
Rang Pays Athlète Sport médaille d'or, Jeux olympiques médaille d'argent, Jeux olympiques médaille de bronze, Jeux olympiques Total
1 Drapeau : Finlande Finlande Clas Thunberg Patinage de vitesse 3 1 1 5
2 Drapeau : Norvège Norvège Roald Larsen Patinage de vitesse 0 2 3 5
3 Drapeau : Norvège Norvège Thorleif Haug Combiné nordique/Ski de fond 3 0 0 3
4 Drapeau : Finlande Finlande Julius Skutnabb Patinage de vitesse 1 1 1 3
5 Drapeau : Norvège Norvège Johan Grøttumsbråten Combiné nordique/Ski de fond 0 1 2 3
6 Drapeau : Norvège Norvège Thoralf Strømstad Combiné nordique/Ski de fond 0 2 0 2

Sites de compétition[modifier | modifier le code]

La patinoire, également connue comme le stade olympique de Chamonix, est établie en bordure de l'Arve, en amont de Chamonix, face à une ancienne patinoire de la ville[16]. D'une superficie totale de 36 000 m2, elle est à cette époque la plus grande patinoire artificielle du monde et bénéficie des dernières avancées technologiques[36]. La construction de ce stade nécessite au préalable des travaux d'endiguement de la rivière afin de soutenir le remblai de la patinoire[16]. De forme rectangulaire, celle-ci est complétée par deux demi-cercles de 90 mètres de diamètre, pour une longueur maximale de 227 mètres[37]. À elle seule, la patinoire proprement dite représente 20 620 m2, auxquels il faut ajouter une piste de course 5 000 m2 et un terrain de curling de 2 040 m2. Le reste du terrain comprend une piste de ski joëring ainsi que des tribunes et un pavillon des sports[16]. Les spectateurs disposent de cinq tribunes. La plus luxueuse peut accueillir 400 personnes, tandis que la grande tribune couverte a une capacité de 1000 places[36].

Le tremplin olympique du Mont est construit à proximité du glacier des Bossons pour accueillir les épreuves de saut à ski et de combiné nordique. D'une longueur de 79,40 mètres, la piste de lancement compte trois départs. La piste de réception, au bout de laquelle des tribunes en gradins sont aménagées pour accueillir les spectateurs, a une longueur totale de 178 mètres[37].

Les épreuves de bobsleigh se déroule sur la piste des Pellerins, à proximité du funiculaire aérien de l'Aiguille du Midi. La piste est longue de 1 369,88 mètres pour une largeur de 2 mètres et comporte 19 courbes. Une conduite d'eau suit la piste afin d'en permettre l'arrosage et l'alimentation. La remontée des bobsleigh et des athlètes s'effectue par le biais du funiculaire[38].

Retombées[modifier | modifier le code]

« Les Jeux d’Hiver avaient victoire complète. J’en étais heureux, ayant toujours souhaité voir cette annexe hivernale dûment légalisée [...] »

— Pierre de Coubertin, Mémoires olympiques[39]

Devant le succès rencontré à Chamonix, le CIO officialise la Semaine internationale comme les premiers Jeux olympiques d'hiver lors du congrès de Prague le 27 mai 1925.

Lors d'un congrès organisé à l'hôtel Majestic de Chamonix le 2 février, pendant la tenue des Jeux, la Fédération internationale de ski est créée dans le but de développer le ski à l'échelle mondiale. Le Suédois Ivar Holmquist en devient le premier président[40].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • M.A. Avé (dir.), « Les sports d'hiver », dans Les Jeux de la VIIIe Olympiade Paris 1924 : rapport officiel, Paris, Librairie de France,‎ 1924, 852 p. (lire en ligne), p. 643-721 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Johannès Pallière, Les premiers jeux d'hiver de 1924 : La grande bataille de Chamonix, Chambéry, Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie, coll. « Histoire en Savoie »,‎ 1990, 167 p. (ISBN 978-2-9086-9704-9)
  • Pierre Arnaud, « Olympisme et sports d'hiver : les retombées des Jeux Olympiques d'hiver de Chamonix 1924 », Revue de géographie alpine, vol. 79, no 79-3,‎ 1991, p. 15-36 (lire en ligne)
  • Raphaël Mugnier, « Les sports d'hiver à travers les Jeux olympiques de Chamonix Mont-Blanc en 1924 », dans Jeux et sports dans l'histoire, t. 2 : Pratiques sportives, Paris, CTHS,‎ 1992, 397 p. (ISBN 2735502465) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Arnaud et Thierry Terret, Le rêve blanc, olympisme et sport d'hiver en France : Chamonix 1924, Grenoble 1968, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux,‎ 1993 (ISBN 2867811341) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Ron Edgeworth, « The Nordic Games and the Origins of the Winter Olympic Games », LA84 Foundation, International Society of Olympic Historians Journal, vol. 2,‎ 1994 (lire en ligne [PDF]) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Arnaud et Thierry Terret, « Le ski, roi des sports d'hiver », dans Histoire des sports, Paris, L'Harmattan,‎ 1996, 251 p. (ISBN 2738446612) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Vitalien, La mémoire des 1ers Jeux Olympiques d'hiver : Chamonix 1924, Sérignan-du-Comtat, Pierre Vitalien,‎ 2004, 164 p. (ISBN 2-9520549-0-8)
  • (en) Paula D. Welch, « Chamonix 1924 », dans Encyclopedia of the Modern Olympic Movement, Westport (Connecticut, États-Unis), John E. Findling et Kimberly D. Pelle, Greenwood Press,‎ 2004, 602 p. (ISBN 0-313-32278-3, présentation en ligne), p. 283-288
  • Thierry Terret, « Prendre ses repères : la semaine internationale de sports d’hiver à Chamonix », dans Les paris des Jeux olympiques de 1924, vol. 1 : Les paris de la candidature et de l’organisation, Biarritz, Éditions Atlantica,‎ 2008 (lire en ligne), p. 57-81 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Ron C. Judd, The Winter Olympics : An insider's guide to the Legends, the Lore and the Games, Seattle, États-Unis, Mountaineers Books,‎ 2009, 252 p. (lire en ligne)
  • Éric Monnin, De Chamonix à Sotchi : Un siècle d'olympisme en hiver, Éditions Désiris,‎ 2013, 224 p. (ISBN 978-2364030664) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le chiffre indique le nombre de finales qui se tiennent ce jour-là pour chaque sport.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Terret 2008, p. 3.
  2. « Les travaux du Congrès », Bulletin du Comité International des Jeux Olympiques, no 1,‎ juillet 1894, p. 3-4 (lire en ligne).
  3. a, b et c Terret 2008, p. 4.
  4. Terret 2008, p. 7.
  5. a, b, c, d et e Terret 2008, p. 10.
  6. Arnaud et Terret 1996, p. 172.
  7. Arnaud et Terret 1996, p. 173.
  8. Edgeworth 1994, p. 29.
  9. Mugnier 1992, p. 311.
  10. a et b Terret 2008, p. 8.
  11. a et b Mugnier 1992, p. 312.
  12. a et b Terret 2008, p. 9.
  13. Monnin 2013, p. 12.
  14. Terret 2008, p. 1.
  15. Mugnier 1992, p. 313.
  16. a, b, c et d « Les sports d'hiver », Rapport officiel, p. 648.
  17. a, b, c, d et e Mugnier 1992, p. 314.
  18. a et b Terret 2008, p. 11.
  19. « Les sports d'hiver », Rapport officiel, p. 645.
  20. Terret 2008, p. 12.
  21. Arnaud et Terret 1993, p. 61.
  22. Terret 2008, p. 13.
  23. « Les sports d'hiver », Rapport officiel, p. 665.
  24. « Chamonix 1924 », sur olympic.org, Comité international olympique (consulté le 31 mars 2014).
  25. « Paris 1924 », sur olympic.org, Comité international olympique (consulté le 31 mars 2014).
  26. Pierre Arnaud et Thierry Terret, op. cit., p. 63
  27. « Les sports d'hiver », Rapport officiel, p. 646.
  28. « Les sports d'hiver », Rapport officiel, p. 667.
  29. a et b Raphaël Mugnier, op. cit., p. 315
  30. « Les sports d'hiver », Rapport officiel, p. 654.
  31. a et b « Les sports d'hiver », Rapport officiel, p. 655.
  32. a et b Monnin 2013, p. 16.
  33. a et b « Les sports d'hiver », Rapport officiel, p. 656.
  34. « Les sports d'hiver », Rapport officiel, p. 721.
  35. « Les sports d'hiver », Rapport officiel, p. 661.
  36. a et b Arnaud et Terret 1993, p. 62.
  37. a et b « Les sports d'hiver », Rapport officiel, p. 650.
  38. « Les sports d'hiver », Rapport officiel, p. 652.
  39. Frantisek Kroutil, « Pierre de Coubertin au VIIIe Congrès Olympique à Prague », Revue olympique, no 95-96,‎ septembre-octobre 1975, p. 343 (lire en ligne).
  40. Terret 2008, p. 15.


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