Jeux européens

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Jeux européens
Description de l'image Jeux européens logo 2016.svg.
Généralités
Sport Multi-sports (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Création 2012
Organisateur(s) Comités olympiques européens
Éditions 2 (en 2019)
Catégorie Compétition multisports
Périodicité Tous les quatre ans
Nations 50
Site web officiel european-games.org
Crystal Clear app kworldclock.png
Pour la dernière compétition voir :
Jeux européens de 2019

Les Jeux européens sont une compétition multisports, organisée par les Comités olympiques européens, et qui se tiennent tous les quatre ans.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'idée de ces Jeux, inspirés des Jeux asiatiques ou des Jeux panaméricains, est lancée en 2009 par le président du COE, l'Irlandais Patrick Hickey[1]. L'Europe était le seul continent à ne pas avoir ses propres Jeux[2],[3].

Par le passé, les championnats d'Europe d'athlétisme en salle se sont appelés Jeux européens en salle en 1966 et 1969.

Les Jeux européens sont créés le à Rome. Durant l'assemblée, 84 % des comités nationaux olympiques d'Europe votent pour la création des Jeux européens[4].

La première édition se déroule en 2015 à Bakou en Azerbaïdjan, et voit s'affronter des sportifs issus des 50 comités olympiques européens[5].

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Organisation[modifier | modifier le code]

Les Jeux européens appartiennent aux Comités olympiques européens, ils sont organisés et régis par cette association[6] composé de 49 comités nationaux olympiques de pays d'Europe.

Cérémonies[modifier | modifier le code]

Défilé des athlètes lors de la 1re cérémonie d'ouverture des Jeux européens, à Bakou en 2015.

À l'instar des Jeux olympiques, les Jeux européens commencent par une cérémonie d'ouverture[7] et s'achèvent par une cérémonie de clôture[8].

Durant la cérémonie d'ouverture, les athlètes défilent dans le stade olympique. La délégation grecque, pour des raisons historiques, ouvre le défilé. Le reste des délégations défile par ordre alphabétique dans la langue du pays hôte (ou en anglais en 2019[9]). La délégation du pays hôte ferme la marche[7].

Sports[modifier | modifier le code]

Sur les 20 sports représentant 30 disciplines et figurant au programme de la première édition en 2015[10], 16 sont des sports olympiques[11].

Éditions[modifier | modifier le code]

Jeux Année Ville hôte Pays Dates Nations Athlètes Sports Épreuves Pays le plus médaillé
Total Hommes Femmes
Ier 2015 Bakou Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan 12 - 28 juin 50 5 293 2 716 2 577 20 253 Drapeau de la Russie Russie
IIe 2019 Minsk Drapeau de la Biélorussie Biélorussie 14 - 30 juin 50 4 082 15 200 Drapeau de la Russie Russie
IIIe 2023 Cracovie Drapeau de la Pologne Pologne

Critiques[modifier | modifier le code]

Utilité des jeux[modifier | modifier le code]

Aspect positif[modifier | modifier le code]

Pour certain sports tels que le judo et la lutte ces jeux font office de championnat d’Europe. D'autres épreuves comme le triathlon et le cyclisme offrent des quotas ou des points servant à la qualification pour les jeux olympiques[14].

Aspect négatif[modifier | modifier le code]

Les Jeux ont été critiqués pour être un ajout inutile au calendrier sportif et pour le manque d'élitisme dans certaines disciplines. Par exemple, pour l’édition 2015, d'autres compétitions ayant lieu à des dates rapprochées, des athlètes juniors ont participé aux épreuves de natation[15].

En outre, la première édition des Jeux a reçu beaucoup de critiques pour être hébergé par un régime despotique.

Nick Cohen, chroniqueur pour le journal The Guardian au Royaume-Uni, a fait valoir que Patrick Hickey, président des COE, a mis en place les Jeux européens bien qu'il n'y ait « aucun besoin de ces jeux ».

De plus Cohen a affirmé « Les sports olympiques ont déjà leurs championnats d'Europe. Mais - et vous ne comprendrez le minable impératif qui anime ce tournoi honteux que lorsque vous saisirez cela - les comités olympiques européens ne contrôlent pas les compétitions rivales. Ils voulaient une part du gâteau. »[16]

Selon Cohen, Hickey a d'abord tenté de faire organiser l'événement par la Biélorussie, donnant à Alexandre Loukachenko un prix pour sa « contribution exceptionnelle au mouvement olympique ». Cependant, la Biélorussie étant trop pauvre pour se permettre les jeux[16], Hickey du se rabattre sur l'Azerbaïdjan, qui souhaitait « gagner un prestige international »[16].

Retentissement médiatique[modifier | modifier le code]

Les Jeux de 2015 ont un succès médiatique relatif[17], la plupart des chaines de télévisions retransmettant l'événement étant des chaines spécialisées sportives, comme l’Équipe 21[18].

Controverses[modifier | modifier le code]

Les Jeux ont également reçu de fortes critiques, plusieurs organisations appelant les athlètes à se prononcer contre les violations des droits de l'homme en Azerbaïdjan. De nombreux opposants au régime étant emprisonnés.

Dopage[modifier | modifier le code]

Dès la première édition des Jeux, plusieurs cas de dopage ont fait surface. L'azérie Chaltu Beji est disqualifiée des Jeux européens pour avoir violé les règles antidopage[19]. Le boxeur albanais Rexhildo Zeneli est banni avant le début des Jeux[20].

Le méldonium, interdit à la date du 1er janvier 2016 pour toutes les compétitions sportives car considéré comme un produit dopant, aurait été utilisé par environ 500 athlètes au cours des jeux de Bakou[21],[22].

La Russie, initialement pays organisateur de la deuxième édition des Jeux fait face à de graves accusation de dopage qui pourrait remettre en cause son statut de pays organisateur[23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « EOC LAUNCHES EUROPEAN GAMES », sur eurolympic.org, (consulté le 14 décembre 2012)
  2. « Les premiers jeux Européens à Bakou », sur sport.fr, (consulté le 14 décembre 2012)
  3. (en) « European Games is given the go ahead for Baku in 2015 », sur rte.ie, (consulté le 14 décembre 2012)
  4. « The European Games », sur www.eurolympic.org (consulté le 15 mai 2016)
  5. « Bakou accueillera les premiers Jeux Européens en 2015 », sur lci.tf1.fr, (consulté le 14 décembre 2012)
  6. (en) « European Games », sur www.eurolympic.org (consulté le 7 juillet 2017)
  7. a et b Baku 2015 European Games, « FULL REPLAY of the Opening Ceremony | Baku 2015 European Games », (consulté le 15 mai 2016)
  8. « Baku 2015 European Games - Video - Closing Ceremony Full Replay », sur Baku 2015 (consulté le 15 mai 2016)
  9. (en) « Parade of athletes of 2nd European Games in Dinamo Stadium in Minsk », sur eng.belta.by, (consulté le 30 juin 2019)
  10. (en) Duncan Mackay, « Baku to host first European Games in 2015 », sur insidethegames.biz, (consulté le 14 décembre 2012)
  11. « European Games 2015: What are they - and what is at stake? », sur BBC Sport (consulté le 16 mai 2016)
  12. « L'équipe de France de cyclisme pour les jeux européens avec Julian Alaphilippe », sur L'équipe.fr, (consulté le 12 mai 2015)
  13. (en) puissancedbz, « Karate in the 2015 European Games », sur wkf.net,
  14. « À quoi servent vraiment les Jeux Européens de Bakou ? - Omnisport », sur www.francetvsport.fr (consulté le 16 mai 2016)
  15. (en-US) « LEN agrees to participate in European Games », sur SwimSwam, (consulté le 15 mai 2016)
  16. a b et c Nick Cohen, « Baku reminds us our top athletes are overgrown infants | Nick Cohen », sur the Guardian, (consulté le 15 mai 2016)
  17. « Jeux Européens de Bakou : un raté pour le sport, un succès pour l'organisation », sur RTL.fr (consulté le 16 mai 2016)
  18. http://www.baku2015.com/mm/Document/Documents/Documents/03/93/89/Broadcasterslist_English.pdf
  19. « https://www.sportkix.com/news/european-games-hosts-hit-by-doping-ban », sur www.sportkix.com (consulté le 15 mai 2016)
  20. « Azerbaijani runner disqualified at European Games for doping », sur The Daily Star Newspaper - Lebanon (consulté le 15 mai 2016)
  21. « Meldonium was used by almost 500 athletes at European Games », sur The Telegraph (consulté le 15 mai 2016)
  22. (en) Mark Stuart, Christian Schneider et Klaus Steinbach, « Meldonium use by athletes at the Baku 2015 European Games », British Journal of Sports Medicine,‎ , bjsports–2015-095906 (ISSN 1473-0480, PMID 27015859, DOI 10.1136/bjsports-2015-095906, lire en ligne, consulté le 15 mai 2016)
  23. « Russia to host 2019 European Games if they address doping scandal », sur www.insidethegames.biz (consulté le 15 mai 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]