Jeux africains

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Jeux africains
Description de cette image, également commentée ci-après
Emblème de l'ACNOA
Généralités
Sport Multisports
Création 1965
Autre(s) nom(s) Jeux de toute l'Afrique
Jeux Panafricains
Organisateur(s) Union africaine (UA)
Association des Comités Nationaux Olympiques d'Afrique (ACNOA)
Union des Confédérations Sportives Africaines (UCSA)[1]
Jusqu'en 2013 : Conseil supérieur du sport en Afrique (CSSA)
Éditions 12
Périodicité 4 ans
Disciplines 35

Palmarès
Plus titré(s) Drapeau de l'Égypte Égypte
Crystal Clear app kworldclock.png
Pour la compétition à venir voir :
Jeux africains de 2023

Les Jeux africains (nom officiel), appelés aussi les Jeux de toute l'Afrique ou alors les Jeux panafricains, sont une compétition multisports créée en 1965 et disputée tous les quatre ans à l'échelle du continent africain. Son organisation est sous la responsabilité de l'Union africaine (UA), l'Association des comités nationaux olympiques d'Afrique (ACNOA), et l'Union des Confédérations Sportives Africaines (UCSA). Jusqu'en 2013, la compétition est sous l'égide du Conseil supérieur du sport en Afrique (CSSA)[2].

Les 53 membres affiliés à l'Association des Comités Nationaux Olympiques d'Afrique (ANOCA) sont éligibles pour participer aux Jeux. Dans l'histoire, les 53 Comités Nationaux Olympiques (CNO) ont envoyé des concurrents aux Jeux.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1923, Pierre de Coubertin a l'idée de créer des Jeux en Afrique. En avril 1923, il est proposé lors de la session du Comité international olympique d'organiser des Jeux africains à un rythme annuel. Lors des Jeux de 1924 à Paris, une souscription est ouverte et il est décidé que l'année suivante l'Algérie accueille la première édition. Alors que des préparatifs se font pour mener à bien ce projet, les puissances coloniales s'opposent à l'idée que le peuple africain puisse s'unir au nom du sport.

Un athlète grec, Angelo Bolanaki, donne de l'argent pour permettre la construction d'un stade à Alexandrie, dans le but d'organiser les Jeux en Égypte en 1929. La ville prépare l'événement mais à quelques semaines du début de la compétition, les puissances coloniales mettent un terme au projet, craignant un mouvement d'unité et de révolte du continent africain[3].

Ce n’est qu’en 1960, le Madagascar réussit a organiser les jeux de l'amitié avec des pays francophones d’Afrique. ce qui serait emprunter par les autres pays non francophones avant de ce transformer en Jeux africains[4].

La première édition s'est tenue en 1965 à Brazzaville. Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux olympiques, en avait proposé l'idée, mais elle était restée lettre morte jusqu'à l'indépendance des années 1960. Prenant le relais des Jeux de l'Amitié ayant impliqués les pays francophones, les premiers Jeux sont organisés à Brazzaville en 1965 et reconnus par le Comité international olympique. Le président du CIO Avery Brundage était d'abord réticent à reconnaître la compétition en raison de la mise à l'écart de l'Afrique du Sud ; l'exclusion de cette nation aux Jeux olympiques d'été de 1964 entraîne finalement l'accord du CIO[5].

Les deuxièmes Jeux africains devaient avoir lieu en 1969 à Bamako mais sont annulés à la suite du coup d'État de 1968 au Mali, le nouveau pouvoir en place mettant en avant les difficultés financières et techniques du pays[6].

L'Afrique du Sud est réintégrée aux Jeux africains de 1995 avec la fin de l'apartheid.

Le Maroc boycotte les Jeux de 1987 à 2015 en raison d'un différend politique sur le Sahara occidental. Le Maroc revendique le territoire comme ses provinces du Sud et en contrôle 80% tandis que la République arabe sahraouie démocratique, qui prétend être un État souverain, contrôle les 20% restants comme la zone franche. Or, le Conseil supérieur du sport en Afrique (CSSA) reconnait la République sahraouie. En 2018, après que le gouvernement marocain a signé son traité de retour à l'Union africaine, le pays s'est également engagé à revenir aux Jeux africains. Rabat, au Maroc, accueille les Jeux africains de 2019.

Éditions[modifier | modifier le code]

Lieux et dates des Jeux africains
Édition Année Ville Pays Dates
I 1965 Brazzaville Drapeau de la république du Congo République du Congo 18 -
1969 Bamako Drapeau du Mali Mali Édition annulée
II 1973 Lagos Drapeau du Nigeria Nigeria 7 -
III 1978 Alger Drapeau de l'Algérie Algérie 13 -
IV 1987 Nairobi Drapeau du Kenya Kenya 1er -
V 1991 Le Caire Drapeau de l'Égypte Égypte 20 sept. -
VI 1995 Harare Drapeau du Zimbabwe Zimbabwe 13 -
VII 1999 Johannesbourg Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 10 -
VIII 2003 Abuja Drapeau du Nigeria Nigeria 5 -
IX 2007 Alger Drapeau de l'Algérie Algérie 11 -
X 2011 Maputo Drapeau du Mozambique Mozambique 3 -
XI 2015 Brazzaville Drapeau de la république du Congo République du Congo 4 -
XII 2019 Rabat Drapeau du Maroc Maroc 19 août -
XIII 2023 Accra Drapeau du Ghana Ghana

Médailles[modifier | modifier le code]

Numéro Nation Jeux Or Argent Bronze Total
1 Drapeau de l'Égypte Égypte 12 650 504 481 1635
2 Drapeau du Nigeria Nigeria 12 470 428 428 1326
3 Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud 7 397 362 295 1054
4 Drapeau de l'Algérie Algérie 12 310 312 400 1022
5 Drapeau de la Tunisie Tunisie 12 234 208 242 781
6 Drapeau du Kenya Kenya 12 134 144 164 442
7 Drapeau du Sénégal Sénégal 12 65 71 153 289
8 Drapeau de l'Éthiopie Éthiopie 12 45 54 75 174
9 Drapeau du Cameroun Cameroun 12 41 70 137 248
10 Drapeau du Maroc Maroc 4 40 44 61 145
11 Drapeau du Ghana Ghana 9 36 54 95 185
12 Drapeau du Zimbabwe Zimbabwe 12 35 43 71 149
13 Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire 12 29 32 65 126
14 Drapeau de l'Angola Angola 9 24 21 41 86
15 Drapeau de l'Ouganda Ouganda 12 22 21 44 87

Sports[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Présentation des 12èmes Jeux Africains Jeux Africains Rabat 2019
  2. Alou B. Haidara, « Dissolution du Conseil supérieur du sport en Afrique : L’organisation des Jeux Africains désormais confiée à l’ACNOA », sur www.slateafrique.com, (consulté le )
  3. (en) Daniel Bell, Encyclopedia of International Games, McFarland, , 603 p. (ISBN 9780786464142), p. 25-37
  4. Fekrou Kidane, « L’importance de l’éducation physique et du sport », sur cairn.info
  5. Raymond Pointu, « Une compétition dont l'histoire est liée à l'évolution politique d'un continent », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. « Bamako renonce à l'organisation des Jeux africains », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Jeux africains.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]