Damien Saez

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Jeunesse lève-toi)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saez.
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (mars 2016).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Damien Saez
Description de cette image, également commentée ci-après

Damien Saez au festival des Ardentes en 2010.

Informations générales
Naissance (39 ans)
Saint-Jean-de-Maurienne, Savoie
Activité principale auteur-compositeur-interprète, instrumentiste
Genre musical Rock français, rock alternatif, chanson française
Instruments guitare acoustique, guitare électrique, ukulele, piano, orgue, claviers, accordéon
Années actives 1999 - Aujourd'hui
Labels Island
Barclay
Cinq7
16art
Influences Jacques Brel, Serge Gainsbourg, Noir Désir, Léo Ferré
Site officiel saez.mu

Damien Saez, né le [1] à Saint-Jean-de-Maurienne en Savoie, est un auteur-compositeur-interprète et instrumentiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts musicaux[modifier | modifier le code]

Damien Saez nait d'un père d'origine espagnole et d'une mère d'origine algérienne. Avant le divorce de ses parents quand il a quatre ans, ils vivent dans les Alpes-de-Haute-Provence[1]. Tous les trois s'installent ensuite à Marseille. À l'âge de huit ans, il part avec sa famille vivre dans le quartier de la Fontaine d'Ouche à Dijon[1], où il entre plus tard au Conservatoire national de région de Dijon, dans la classe de piano de Boris Nedeltchev. Il en sort avec son diplôme neuf ans plus tard, alors âgé de dix-sept ans[réf. nécessaire].

Au lycée Carnot de Dijon, il commence à s'intéresser à la guitare qu'il apprend en autodidacte[réf. nécessaire]. Sa carrière[Quoi ?] de chanteur débute à l'âge de seize ans, après qu'un de ses professeurs lui a fait découvrir son goût pour l'écriture : il cesse alors de jouer avec des amateurs[Qui ?] dont les seules chansons sont des reprises de groupes de rock célèbres, tels que Pink Floyd, U2 ou Led Zeppelin. Il veut désormais faire connaitre les chansons qu'il a écrites, pensant qu'elles pourront conquérir un nouveau public[réf. nécessaire].

Une reconnaissance immédiate[modifier | modifier le code]

Tout juste titulaire du baccalauréat, il se rend à Paris avec l'ambition de se faire connaitre. En 1995, il se retrouve dans le bureau d'Alix Turrettini, manager de Mathieu Boogaerts, de Zazie et il lui fait écouter trente compositions piano-voix[2]. Celle-ci est touchée par l'émotion que dégagent ces compositions[réf. nécessaire]. Cette rencontre amène la création des éditions De fil en aiguille[réf. nécessaire] qui accueillent la plupart des chansons publiées dans ses deux premiers albums Jours étranges (1999) et God blesse (2002). Peu de temps après, à l'occasion d'un concert que donne William Sheller à Dijon, Damien Saez lui remet une cassette et lui fait lire ses textes. Au bout de vingt secondes de lecture, l'artiste lui répond : « Ça raconte des histoires, je vous rappellerai. C'est sûr je vous rappellerai ».[réf. nécessaire] Il aide fortement à sa signature avec le label Island d'Universal Music qui a lieu en 1999[3]. Entre temps, ses parents lui ayant dit « d'accord pour la bohème, mais pas pour la subventionner »[réf. nécessaire], Damien Saez se rend à Paris et, pendant deux ans, enchaine les petits boulots, comme celui de tester des machines à affranchir[réf. nécessaire]. Il commence alors l'enregistrement - avec l'aide d'un membre de The Opposition, Marcus Bell - de Jours étranges, un premier album majoritairement rock avec des sonorités pop et electro, mais qui contient également des ballades mélancoliques et même du jazz, avec une reprise de My Funny Valentine. Cet album sort le 25 octobre 1999 et est plus tard certifié double disque d'or[réf. nécessaire]. Son premier single, Jeune et con, est rapidement diffusé sur plusieurs radios[réf. nécessaire] et le révèle[Quoi ?] auprès du grand public ce qui lui vaut une nomination en tant que « Révélation de l'année » aux Victoires de la musique en 2001[réf. nécessaire]. Au cours de cette cérémonie, il interprète un triptyque qui commence par une reprise de la chanson Thank You de Dido puis enchaîne sur Solution titre très engagé[Quoi ?] qui dénonce le système capitaliste, avant de terminer par Jeune et con.

En 2001, il publie sur Internet une œuvre musicale d'un peu moins d'une demi-heure, intitulée Katagena, en libre téléchargement[réf. nécessaire]. Celle-ci se présente sous la forme d'une mini-symphonie divisée en six morceaux presque sans paroles, à la frontière entre le rock et la musique électronique, ponctuée de ballades de piano. Le 3 décembre de la même année, il publie son premier et à ce jour[Lequel ?] unique recueil de poèmes, À ton nom, et participe à l'album-hommage à Georges Brassens, Les Oiseaux de passage, en reprenant La Prière[4].

God Blesse et Debbie (2002-2005)[modifier | modifier le code]

Le 26 mars 2002, il publie son deuxième album, intitulé God blesse, qui est en fait un double album dont les styles musicaux vont du rock à la pop politique romantique[Quoi ?] voire psychédélique, jusqu'à la dance et la techno, en passant par des chansons-hommages à la chanson française et des plages instrumentales où il joue au piano accompagné d'un orchestre. Il est également contacté par Brian De Palma pour participer à la création de la bande originale du film Femme fatale, qui sort en salles en avril 2002[réf. nécessaire]. La chanson choisie pour l'occasion, Sexe, extraite de son deuxième album, fait alors beaucoup de bruit[Quoi ?] :du fait de ses paroles crues, certaines radios refusent de la diffuser et toutes les chaînes de télévision en font autant [5].

Le 22 avril 2002, lendemain du premier tour de l’élection présidentielle, il publie gratuitement sur Internet une chanson écrite et enregistrée en environ dix heures, Fils de France.

Le 31 août 2004, ayant quitté Island pour Barclay[réf. nécessaire], un autre label Universal Music, il sort son troisième album, Debbie, à l'instrumentation rock, et dont les textes, moins engagés qu'auparavant[réf. nécessaire], sont à la fois plus poétiques et plus crus[réf. nécessaire]. Dans cet album, Saez prend plaisir à jouer sur les doubles sens et les sens cachés[réf. nécessaire]. Selon lui[réf. nécessaire], toutes les chansons s'adressent directement à l'auditeur de par la présence de la deuxième personne du singulier ("tu") dans chacune d'elles.

En juin 2005, à la suite de la tournée électrique accompagnant son dernier album, il quitte Universal Music (à qui il devait encore un album)[réf. nécessaire] et entame sa première tournée acoustique : il s'y produit seul sur scène la plupart du temps, entouré de plusieurs guitares, d'un piano et d'un clavier[réf. nécessaire].

Un nouveau départ, Yellow Tricycle (2006-2009)[modifier | modifier le code]

Fin 2006 et début 2007, Damien Saez met en libre écoute sur Internet quatre mix provisoires de rock en anglais (Killing the Lambs, Numb, Jessie et Yellow Tricycle) qui sont ensuite retirés dans le courant de l'année 2007[réf. nécessaire]. À l'exception de Jessie, ils sont tous joués lors des cinq concerts acoustiques que Saez donne au Bataclan à Paris et aux Nuits de Fourvière à Lyon, en juin et juillet 2007, respectivement[réf. nécessaire].

Le 8 décembre 2007, une chanson qui a été écrite en mars à l'occasion de l’élection présidentielle est proposée en téléchargement gratuit sur Internet[6] : il s'agit de Jeunesse lève-toi, qui figure sur son quatrième album et en est le premier single radio et télé[réf. nécessaire].

Cet album, édité par le label indépendant Cinq7, sort le 21 avril 2008 dans deux éditions distinctes : l'édition triple complète intitulée Varsovie - L'Alhambra - Paris et une édition simple ne comprenant que Paris. Il s'agit d'un album entièrement acoustique dont la plupart des chansons traite de la rupture de Damien avec sa compagne, d'origine polonaise. Les deux premiers disques, Varsovie et L'Alhambra, qui forment un tout, se veulent avec leur style et leur instrumentation très dépouillés[Quoi ?] un hommage à ses idoles de la chanson française, notamment à Jacques Brel, Léo Ferré, Barbara et Georges Brassens[réf. nécessaire]. Quant au troisième disque, Paris, il se rapproche davantage de la variété avec une instrumentation plus poussée et mélodieuse[Quoi ?]. Cet album, malgré le peu de publicité[7], est devenu disque d'or[8].

En juin et juillet 2008, accompagné d'un trio à cordes (violon, alto et violoncelle), il entame, dans le cadre de divers festivals, une nouvelle tournée acoustique qui est finalement de courte durée : n'étant plus dans le même état que lors de l'écriture[Quoi ?], il avoue avoir du mal à les jouer.[réf. nécessaire]

Le 23 janvier 2009, un nouvel extrait de son prochain album intégralement écrit en anglais, White Noise, aux sonorités beaucoup plus rock[réf. nécessaire] que les précédents, est mis en écoute libre sur un site dédié[9]. Celui-ci est rejoint le 29 janvier par Killing the Lambs, Numb, et Yellow Tricycle, morceaux déjà présentés sur Internet deux ans plus tôt et qui figurent eux aussi sur le cinquième album.

Alors qu'il est nommé aux Victoires de la musique 2009[réf. nécessaire], qui ont lieu le 28 février au Zénith de Paris, dans la catégorie « Album pop/rock de l'année » face à Arthur H (L'Homme du monde) (qui remporte le prix), Cali (L'Espoir) et Mademoiselle K (Jamais la paix), il écrit et compose une chanson intitulée Embrasons-nous, qu'il interprète en direct.

Le 16 mars 2009, il sort son cinquième album, A Lovers Prayer, entièrement écrit et chanté en anglais, édité sous le pseudonyme de Yellow Tricycle. Sur les douze titres de l'album, sept sont déjà connus : les quatre qui ont été mis en écoute sur Internet, ainsi que trois autres morceaux joués lors de la tournée acoustique de 2007[réf. nécessaire]. L'album présente deux parties : une première moitié très rock et enragée[réf. nécessaire] (à l'exception de la chanson Yellow Tricycle), faisant la part belle aux guitares saturées, et une seconde moitié à la fois mélancolique et planante[réf. nécessaire] qui n'est pas sans rappeler[Quoi ?] certains morceaux de son deuxième album.

J'accuse (2009-2011)[modifier | modifier le code]

En novembre 2009, il met gratuitement en ligne un nouveau titre Police[réf. nécessaire]. En février 2010, il annonce[réf. nécessaire] la sortie prochaine de son nouvel album[10]. Son titre, J'accuse, fait écho au célèbre article d'Émile Zola.

Début mars, l'affiche publicitaire de ce nouvel album, montrant une femme nue dans un chariot de supermarché, titrée avec la mention « j'accuse », est censurée par l'ARPP[11] au motif que le visuel était « dégradant pour l'image de la femme ». Saez s'en explique sur France Inter[12] le 5 mars ainsi que lors de l'émission Ce soir (ou jamais !) du 9 mars 2010, expliquant qu'il dénonçait, par cette photographie, à la fois l'utilisation massive du corps féminin dans la publicité et la consommation outrancière contemporaine. Dans Phosphore (mai 2010), il explique : « Elle n’est ni obscène, ni sexuelle (c’est juste un nu), mais la mise en scène gêne. Cette photo choque, car elle reflète une idée que les gens refusent de regarder en face : la société d’aujourd’hui veut que l’individu, et particulièrement la femme, soit réduit à un bout de viande dans un Caddie. Tout individu qui naît sur Terre est aujourd’hui pris en otage par la société de consommation. On ne peut accoucher aujourd’hui que d’un objet de consommation : voilà ce que je dénonce. Cette image fait miroir, donc elle fait mal. Qui a envie de se regarder dans la glace quand ça fait mal ? Pourtant, cela pousse à la réflexion »[13]. Une seconde affiche informant de cette interdiction, textuelle uniquement, a elle aussi été interdite et refusée par tous les réseaux publicitaires[réf. nécessaire].

Le 21 avril 2010, il met gratuitement en ligne et en téléchargement un nouveau titre Ma petite couturière, extrait d'un album prévu au départ pour octobre 2010 mais qui est repoussé[réf. nécessaire]. Le 10 janvier 2011, Saez est nommé pour la troisième fois aux Victoires de la musique dans la catégorie Album rock, face à Philippe Katerine (album Philippe Katerine), Gaëtan Roussel (album Ginger) et Yodelice (album Cardioid), mais ne fait aucune prestation en live[réf. nécessaire].

Messina-Miami (2012-2013)[modifier | modifier le code]

Le 9 avril 2012, sur le site officiel de l'artiste est annoncé un concert au Bataclan pour le 11 décembre 2012. Les billets sont mis en vente sur internet le 16 avril et les trente-trois autres dates de la tournée sont publiées. Le 19 juin 2012, les dates de sortie de deux albums sont publiées sur ce site internet : le 17 septembre 2012 pour l'album Messina et le 3 décembre 2012 pour l'album Miami. La sortie de Miami est finalement reportée au 18 mars 2013[réf. nécessaire].

Le 24 août 2012, les titres des disques ainsi que les couvertures du triple album Messina sont publiés sur son site[14]. Le 29 août, deux chansons extraites de l'album, Betty et Les Fils d'Artaud, sont mises en téléchargement gratuit[15][réf. nécessaire]. Le 16 septembre, un troisième extrait intitulé Messine est proposé en téléchargement, toujours gratuitement[15][réf. nécessaire]. Le 17 septembre, le triple album Messina est mis en vente[15][réf. nécessaire].

Damien Saez en concert le 9 avril 2013 à Rennes.

Le 18 février 2013, le 1er single de l'album Miami est mis en ligne sur Itunes. Puis en téléchargement gratuit sur le site de l'artiste le 26 février 2013. L'album Miami sort le 18 mars. Il est classé 5e album Itunes dès le jour de sa sortie[réf. nécessaire]. Damien Saez programme une tournée en France et en Belgique, pour le printemps 2013[réf. nécessaire]. Par ailleurs, l'affiche de l'album Miami, représentant les fesses d'une femme cachées par une Bible, a fait de nouveau l'objet de censure de la part de la RATP lors de sa promotion dans le métro parisien[16].

Le 14 juillet 2013, aux Francofolies de La Rochelle, lors d'un concert[17], il est sommé par les organisateurs de terminer son concert pour laisser place au traditionnel feu d'artifice. Il prévient « Ils viennent de me dire qu’il ne restait plus que quatre minutes. » « Franchement, qu’ils aillent se faire enculer. Si ça coupe, on continuera ailleurs » et en profite pour se lancer dans une critique du Ministère de la Culture (« ministère du vent, ministère des merdes »), de l’industrie musicale (« tous des putains »), et plus généralement des modes de vie, de consommation et de production dans la France actuelle[réf. nécessaire]. Un événement qui ne passe pas inaperçu, notamment en raison de la présence de la Ministre de la Culture (Aurélie Filippetti) qu'il interpelle directement. ll entonne finalement « Ma petite couturière », chanson à la tonalité très politique et sociale[Quoi ?][18].

Le Manifeste (2016-2017)[modifier | modifier le code]

16.16.16.06.16[modifier | modifier le code]

Après plus de 3 ans de mutisme total sur internet, le 11 juin 2016, Saez publie simultanément sur tous les réseaux sociaux une date sans aucun autre commentaire, celle du 16 juin 2016 sous la forme 16.06.16 sur fond grisâtre. Le 15 juin 2016, cette date s'accompagne d'une phrase : "À l'aube du grand voyage". Cela marque ainsi la première apparition publique de l'artiste depuis l'album Miami en 2013.

Saez annonce par les réseaux sociaux sa prochaine tournée des salles pour mars et avril 2017 sans aucune autres informations complémentaires quant aux jours et aux villes parcourues.

Le Manifeste et le Nouvel Art[modifier | modifier le code]

Une vidéo de 8 minutes postée sur le site www.culturecontreculture.fr[19], remplaçant pour l'occasion le site officiel saez.mu, est publiée le soir du 16 juin 2016 dévoilant un vaste projet artistique intitulé Le Manifeste. Dans cette vidéo Saez annonce un long voyage d'une année,du 31 juillet 2016 au 31 juillet 2017, au cours duquel seront publiés de villes en villes, au fil des jours, des chansons, des photos et des textes retraçant le voyage à l'image d'un cahier de bord mêlant la musique, la poésie et toute forme d'art. Il qualifie cet art de "Nouvel Art"[1]. Il nous présente Mélancolie lors de ce court métrage : un clown triste, un mime vétu de noir "pleuplant de fleurs la terre".

Le Manifeste débutera le 31 juillet 2016. Ce voyage s'écoulera jour pour jour du premier au dernier jour de sa 40e année[20]. Il devrait prendre fin le 31 juillet 2017.

Influences[modifier | modifier le code]

En musique[modifier | modifier le code]

Influencé notamment par le groupe Noir Désir, c'est surtout à Jacques Brel qu'il fait référence, « par exemple, je n'ai aucun rapport avec lui, si tu regardes bien, mais c'est mon maître et je pense à lui quand j'écris certaines chansons : pourtant mon écriture est plus moderne »[21]. Il assume également les influences telles que Barbara ou Georges Brassens en reprenant son morceau La prière.

En poésie[modifier | modifier le code]

Saez affirme et fait preuve d'une grande admiration et influence de l'œuvre de Charles Baudelaire en mettant en musique le poème Femmes Damnées par exemple.

En cinéma[modifier | modifier le code]

L'artiste fait également référence à plusieurs films tels que Les Enfants du Paradis de Marcel Carné.

Un auteur engagé ?[modifier | modifier le code]

Dès les premiers albums, Damien Saez a fait part dans ses textes de ses engagements (comme dans les chansons Jeune et con, Sauver cette étoile ou Solution). Il exprime un très fort rejet de la société marchande et de la politique occidentale en général. Il écrira dans une lettre postée sur son site à la suite de la censure de l'affiche de son dernier album J'accuse (2010) : « J'ai honte pour ces gens, honte pour mon pays, honte pour ce qu'il est devenu, honte pour cette auto-censure que la société s'inflige à chaque fois qu'elle ouvre sa bouche »[22].

Lors d'une interview sur la radio France Inter, le 15 octobre 2012[23], il exprime cependant ne pas se considérer comme un artiste engagé, il débute d'ailleurs ses propos par « Déjà un artiste engagé je ne sais même pas ce que c'est, finalement ne pas l'être voudrait surtout dire que je ne suis pas un artiste ».

Pour lui, « Il faudrait recréer un vocabulaire. Je ne peux pas dire extrême gauche parce que quand j'entends quelqu'un parler de « travailleur », je ne peux pas m'associer rien qu'à cause du mot. Pour moi, le meilleur système serait celui de partage, peut-être moins extrémiste qu'il a pu être dans le bloc de l'Est. Je me sens à gauche, extrêmement - j'aurais tendance à dire « communiste » dans les textes - en sachant qu'il faudrait changer le mot. Il faut la même idée mais avec le vocabulaire d'aujourd'hui[24]. »

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Damien Saez.

Albums studio[modifier | modifier le code]

EP[modifier | modifier le code]

Classement dans les charts[modifier | modifier le code]

Liste des albums
Année Album Meilleur classement
Drapeau de la France Drapeau de la Belgique Drapeau de la Suisse
1999 Jours étranges[25] 22 - -
2002 God blesse[26] 10 26 52
2004 Debbie[27] 2 4 30
2008 Varsovie - L'Alhambra - Paris[28] 3 13 45
2009 A Lovers Prayer[29] 9 20 -
2010 J'accuse[30] 3 7 25
2012 Messina[31] 2 2 24
2013 Miami[32] 4 14 26

Chiffres de ventes[modifier | modifier le code]

  • Jours étranges : env. 240 000 ex.
  • God blesse/Katagena : env. 120 000 ex.
  • Debbie : env. 100 000 ex[33].
  • Varsovie-Paris-L'Alhambra : env. 85 000 ex.
  • A Lovers Prayer : env. 20 000 ex.
  • J'accuse : env. 150 000 ex[34].
  • Messina : env. 70 000 ex[35].
  • Miami : env. 45 000 ex[35].

Clips[modifier | modifier le code]

  • 2000 : Sauver cette étoile
  • 2001 : Jeune et con
  • 2002 : Sexe (2 versions)
  • 2002 : Solution
  • 2004 : Debbie (2 versions réalisées par J.G. Biggs)
  • 2008 : Jeunesse lève-toi (réalisé par Damien Saez et Régis Fourrer)
  • 2009 : On a pas la thune (réalisé par Damien Saez et Régis Fourrer)
  • 2009 : Marie ou Marilyn (certainement tourné en 2004 par Régis Fourrer)
  • 2011 : Les Cours des lycées (réalisé par Hugo Becker)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Damien Saez, À ton nom, Actes sud, coll. « Le souffle de l'esprit », , 54 p. (ISBN 2742735550)
  2. Romain Lejeune, Damien Saez à corps et à cris, Paris, Les éditions Braquage, , 160 p. (ISBN 979-10-94190-00-5)
  3. Chorus, no 64, été 2008
  4. Dont le texte n'est pas l'œuvre de Brassens, qui a seulement composé la musique, mais un patchwork de deux poèmes de Francis Jammes, Les Mystères douloureux et Les Mystères joyeux.
  5. « Découvrez pourquoi ces 5 clips ont été censurés », sur www.concertlive.fr (consulté le 25 février 2016)
  6. jemarchenu.com
  7. (fr) « Biographie de Damien Saez - Universal Music France », sur Universal Music France (consulté le 25 février 2016)
  8. « Saez - Varsovie - L'Alhambra - Paris », sur boggwai-sphere.wifeo.com (consulté le 25 février 2016)
  9. yellowtricycle.com
  10. J'accuse - Nouvel Album de Damien Saez le 29 mars 2010
  11. censurée par l'ARPP pour un motif controversé
  12. Saez s'en explique sur France Inter
  13. Anne&Julien, « Damien Saez face aux lecteurs », Phosphore,‎
  14. http://lucmuller.free.fr/blog/index.php?article=1023-saez-messina-les-echoues-sur-les-quais-messine
  15. a, b et c « Saez de retour : le chanteur dévoile les titres "Betty" et "Les fils d'Artaud" », sur chartsinfrance.net (consulté le 25 février 2016)
  16. http://next.liberation.fr/musique/2013/03/13/la-pochette-de-l-album-de-saez-encore-refusee-par-la-ratp_888228
  17. http://www.humanite.fr/culture/francofolies-saez-scotche-le-public-de-la-rochelle-545955
  18. http://www.telerama.fr/festivals-ete/2013/le-coup-d-eclat-de-saez-aux-francos-de-la-rochelle,100176.php
  19. « culture contre culture », sur www.culturecontreculture.fr (consulté le 17 juin 2016)
  20. « culture contre culture », sur www.culturecontreculture.fr (consulté le 18 juin 2016)
  21. Paroles de l'album "Debbie" (2004), Rock mag, 18 octobre 2004, texte intégral.
  22. http://www.europe1.fr/France/Saez-denonce-la-censure-de-son-affiche-151582/
  23. « Interview de Damien Saez », sur France Inter,‎ (consulté le 20 mars 2013).
  24. Victor Hache, Saez, rock corps et âme, L'Humanité, 26 avril 2002, texte intégral.
  25. « Saez-Jours étranges », sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  26. « Saez-God blesse », sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  27. « Saez-Debbie », sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  28. « Saez-Varsovie-L'Alhambra-Paris », sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  29. « Yellow Tricycle-A Lovers Prayer », sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  30. « Saez-J'accuse », sur lescharts.com (consulté le 22 août 2011)
  31. « Saez-Messina », sur lescharts.com (consulté le 30 septembre 2012)
  32. « Saez-Miami », sur lescharts.com (consulté le 10 avril 2013)
  33. d'après les estimations de : http://fanofmusic.free.fr/s.htm
  34. d'après les estimations de : http://www.chartsinfrance.net/communaute/index.php?/topic/35128-saez-j-accuse/page__st__15
  35. a et b d'après les estimations de : http://www.chartsinfrance.net/communaute/index.php?/topic/45061-les-echoues-sur-les-quais-de-messine-damien-saez/page-1

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]