Jeu de deck-building

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Le deck-building, parfois traduit en construction de pioche ou de paquet, est une mécanique de jeu de société, et en particulier de jeu de cartes, où les joueurs commencent avec les mêmes cartes puis construisent leur paquet au cours de la partie[1],[2].

Principe[modifier | modifier le code]

De manière générale, chaque joueur d'un jeu de deckbuilding commence la partie avec une pioche et une main de cartes contenant des cartes de base. Il acquiert des cartes au cours de la partie pour améliorer son jeu, les nouvelles cartes étant plus intéressantes que celles de départ. Par exemple, elles peuvent fournir plus de ressources ou avoir des effets spécifiques.

Puisqu'il mélange sa défausse chaque fois que sa pioche est vide, le joueur a ainsi accès aux cartes acquises qu'il peut utiliser lors des tours suivants.

Si le début de chaque partie est souvent similaire, les joueurs doivent s'adapter aux cartes qui sont à leur disposition. Certaines mécaniques permettent également de supprimer des cartes de son jeu, permettant ainsi de l'épurer et de rendre l'accès aux meilleures cartes plus fréquent. Charge au joueur d'enrichir son jeu, de profiter des avantages de chacune des cartes et de bénéficier des combinaisons possibles lorsqu'il a les cartes en main.

Apport du deck-building au jeu[modifier | modifier le code]

Cette invention a découlé des jeux de cartes à collectionner, souvent jugés trop onéreux car pour améliorer son jeu et rester à niveau face aux adversaires il faut acheter de nouvelles extensions.

Le deck-building quant à lui permet souvent une grande rejouabilité rien qu'avec la boîte de base. Des extensions peuvent apporter de nouvelles cartes, mais celles-ci ne sont pas nécessaires pour pouvoir jouer une partie équilibrée.

Variantes[modifier | modifier le code]

  • le bag-building (Orléans) où les cartes sont remplacées par des éléments à piocher dans un sac.
  • le dice-building (Dice Forge) où les cartes sont remplacées par des faces de dés.
  • le coin-building où les cartes sont remplacées par des pièces.

Exemples de jeux représentatifs[modifier | modifier le code]

Jeux physiques[modifier | modifier le code]

  • Dominion : probablement le jeu le plus emblématique de cette mécanique et qui l'a popularisée. Les cartes servent généralement à mieux manipuler la pioche pour avoir accès à de fortes sommes d'argent permettant d'acheter les cartes « Domaines » valant le plus de points de victoire.
  • Trains : les cartes achetées permettent de créer sur un plateau des lignes de train.
  • Star Realms et sa variante fantastique Hero Realms : jeu essentiellement en duel, chaque joueur possède 50 points d'influence et doit acheter des cartes pour réduire l'influence de son adversaire à zéro, tout en se protégeant et augmentant sa capacité d'achat.
  • Clank! : les ressources générées par les joueurs permettent aussi bien d'acheter des cartes ou des jetons que de se déplacer dans le donjon. Un malus supplémentaire, le « Clank! » (un cube de couleur du joueur glissé dans un sac) est une source de bruit gênant un dragon endormi, celui-ci peut se réveiller par moment et, en tirant aléatoirement les cubes de couleur, infliger les dégâts. Lorsqu'un héros attrape un trésor et sort du donjon, les autres joueurs n'ont que quelques tours pour sortir à leur tour, dans une mécanique de « stop ou encore ».
  • Aeon's End : les différents joueurs coopèrent contre un gigantesque monstre attaquant le village. Les joueurs doivent dépenser leurs ressources pour acheter des sorts, pour ouvrir des portails, détruire l'armée des monstres accompagnant le boss tandis que le boss possède des attaques déstabilisant et détruisant le village.

Certaines licences ont profité de l'engouement pour les jeux de deck-building pour proposer leur thème : Harry Potter, Saint Seiya ou encore Cowboy Bebop.

Jeux vidéos[modifier | modifier le code]

Certains jeux de deck-building utilisant des cartes physiques ont été adaptés pour être joués en ligne, contre d'autres joueurs humains ou contre des programmes.

Il existe cependant aussi des jeux vidéos conçus pour être joués en solo face à l'ordinateur et qui utilise le deck building comme mécanique principale. C'est le cas par exemple de Slay the Spire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Brandon Robbins, « Deck-Building Games », Library journal,‎ , p. 55 (lire en ligne).
  2. « Le DeckBuilding », sur philibertnet.com, (consulté le 16 avril 2020).