Jehan Bellegambe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Jehan Bellegambe
Jehan de bellegambe.JPG
Jehan Bellegambe d'après un manuscrit de la bibliothèque d'Arras
Naissance
Décès
Activité
Lieu de travail

Jehan Bellegambe ou Jean Bellegambe (ou même Belgamb ou Belganb) (Douai, vers 1470 – Douai, vers 1534) est un peintre flamand surnommé le Maître des couleurs pour la transparence et le jeu de ses couleurs.

Douai est à cette époque une des plus grandes villes du comté de Flandre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Retable du triptyque du Cellier (1508, détail), New York, Metropolitan Museum of Art.

Fils d'un premier mariage de Georges Bellegambe, artisan spécialisé dans les métiers du bois, demeurant à Douai rue Fosset-Maugart[1], dans un quartier où résidaient des peintres, des tapissiers et des verriers, Jehan de Bellegambe est élevé dans une famille aisée, dans un milieu d'artisans et d'artistes. On ne sait rien de ses années de formation, mais, selon Françoise Baligand, « l’analyse de sa peinture laisse supposer qu’il s’est formé à Valenciennes auprès de Simon Marmion ou Jan Provost et qu’il a connu les maîtres de Bruges, Tournai et Anvers »[2].

L'acte le plus ancien où il est mentionné date de 1504. À cette époque, il est déjà marié à Marguerite Lemaire, fille d'une famille de riches marchands d’huile et de blé, avec laquelle il aura cinq enfants. En 1506, il acquiert une maison au 7 de la rue Saint-Pierre où il installe son atelier qui emploie des compagnons et des apprentis pour le seconder.

Jehan Bellegambe effectue toute sa carrière dans sa ville natale. Il reçoit des commandes de la ville de Douai, de grandes familles échevinales et de la plupart des plus grandes institutions religieuses de la région. Il entretient notamment des relations étroites et suivies avec les plus hautes autorités ecclésiastiques régionales, les églises de Douai, la cathédrale de Cambrai, les abbayes de Flines, de Marchiennes et d'Anchin faisant appel à lui pour leurs travaux de décoration. Surnommé le « Maître des couleurs », il peint ainsi de nombreux tableaux religieux, triptyques, polyptyques dont les principaux sont conservés à Douai, Arras, Lille, Saint-Pétersbourg, Chicago et New York. Il possédait, en 1528, une maison au coin des rues de la Cloris et du Palais[3].

Appelé Jehan Bellegambe l'ancien, pour le distinguer de ses descendants également peintre au même prénom[1], son nom s'écrit tantôt Bellegambe, Belgambe ou Belganb.

Triptyque de l'Immaculée Conception (1525, détail), musée de la Chartreuse de Douai.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Triptyque de la Trinité de Marchiennes (vers 1520), palais des beaux-arts de Lille.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Buste de Jehan Bellegambe réalisé à la fin du 19e siècle par Édouard Houssin.
  • Alphonse Wauters, « BELLEGAMBE, Jean », dans Biographie nationale de Belgique, 1866, Académie Royale de Belgique, (lire sur Wikisource)
  • A. Preux, « Résurrection d'un grand artiste Jehan Bellegambe de Douai : peintre du retable d'Anchin », Extrait des Souvenirs de la Flandre wallonne, livraison de juin 1862, éd. de V. Wartelle, 1862 (extraits)
  • La vie et l'œuvre de Jean Bellegambe, Lille : L. Quarré, 1890. Texte en ligne disponible sur NordNum
  • Jules Leroux, Jehan Bellegambe, 1911 Douai[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b A. Preux (voir bibliographie)
  2. Françoise Baligand, Catalogue du musée de la Chartreuse, Douai, 1999, p.38
  3. Wauters 1866.
  4. « Bellegambe Jean - Les Apprêts de la Crucifixion », sur Musenor- Association des conservateurs des musées du Nord-Pas-de-Calais
  5. (fr) (notice BnF no FRBNF30798348)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :