Jeanne de Savoie

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Anne de Savoie et Jeanne de Savoie (homonymie).
Anne de Savoie
Impératrice byzantine
Image illustrative de l'article Jeanne de Savoie
Anne de Savoie, épouse d’Andronic III Paléologue.
Règne
impératrice byzantine

13 ans et 23 jours
Période Paléologue
Biographie
Naissance 1306
Décès c. 1360
Père Amédée V de Savoie
Mère Marie de Brabant
Descendance Irène
Jean
Michel
Théodore
Marie
Théodorine
Impératrice byzantine

Jeanne de Savoie, renommée Anne de Savoie après son mariage (1326), née en 1306, décédée vers 1360, est une impératrice byzantine, seconde épouse de l’empereur Andronic III Paléologue (1297-1341).

Famille[modifier | modifier le code]

Jeanne est la fille du comte de Savoie, Amédée V (1249-1323), et de sa seconde Marie de Brabant (1280-1340)[1], fille de Jean Ier de Brabant (1253-1294), duc de Brabant et duc de Limbourg, et de Marguerite de Flandres (1251-1285). Son aïeul maternel Jean Ier de Brabant avait épousé en premières noces Marguerite de France (1254-1272), fille de Saint Louis (1214-1270) et Marguerite de Provence (1221-1295), mais elle mourut en couches donnant naissance à un enfant qui ne survécut pas.

Mariage[modifier | modifier le code]

En 1325, le comte Édouard de Savoie accorde la main de sa demi-sœur à Andronic III Paléologue, veuf d'Irène ou Adélaide de Brunswick[2]. Andronic III Paléologue est en pleine guerre civile avec son grand-père parternel Andronic II Paléologue[2], puisqu'il revendique le trône depuis 1321.

Cette alliance entre l'Orient et l'Occident semble avoir été favorisée par Théodore Comnène Paléologue, marquis de Montferrat, qui tente de renforcer sa position dans la région alpine[2]. Pour les Savoie, il s'agit également d'une alliance bénéfique puisqu'elle s'allie avec une dynastie impériale[2]. Cette union placerait aussi les comtes de Savoie comme intermédiaire entre les deux sphères d'influence en Méditerranée[2].

Toutefois, cette union doit recevoir l'aval de la papauté. Le comte Édouard envoie donc une ambassade auprès du pape Jean XXII, en décembre 1325, pour obtenir son approbation[2]. Ce dernier s'oppose à un mariage entre une chrétienne catholique et un infidèle[2]. Puis il se ravise voyant là une opportunité afin d'obtenir l'unité des Églises[2].

Jeanne de Savoie se rend à Constantinople en compagnie d'une suite composée de Savoyards[2].

Selon l’histoire de Jean VI Cantacuzène, le mariage eut lieu en octobre 1326. Durant la cérémonie, elle abjura sa religion rejoignant l’Église orthodoxe ; Jeanne devint alors « Anne »[2]. Ce prénom ne faut jamais utilisé pour la désigner dans les documents catholiques[2].

En 1328, Andronic III entra à Constantinople, d’où il déposa finalement son grand-père, Andronic II, sur le trône impérial byzantin depuis décembre 1282.

De leur union naissent quatre enfants :

À la mort d’Andronic III en juin 1341, elle prend la régence au nom de son fils mineur Jean V Paléologue[2], sous la coupe du premier ministre Alexis Apokaukos[3]. L'ancien ministre Jean Cantacuzène s'impose jusqu'à se proclamer empereur[2] sous le nom de Jean VI en octobre 1341, à Didymotique[3].

À la suite d’une longue guerre civile, Jean VI entre dans Constantinople en février 1347, et Anne doit se plier aux conditions du vainqueur[3].

En 1351, elle s’installe à Thessalonique, où elle tient une cour jusqu’à sa mort, son fils Jean V étant rétabli à Constantinople à partir de novembre 1354.

Références[modifier | modifier le code]

  1. APG, p. Amédée V.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Bruno Galland, Les papes d'Avignon et la Maison de Savoie : 1309-1409, Collection de l'École française de Rome, , 512 p. (ISBN 978-2-72830-539-1, lire en ligne), p. 197 et suivantes.
  3. a, b et c Jean-Claude Cheynet, Byzance - L'Empire romain d'Orient - 4e éd., Armand Collin, , 218 p. (ISBN 978-2200600792), « L’échec d'une Byzance européenne », p. 158-159

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie complémentaire[modifier | modifier le code]

  • Elisabeth Malamut, « Jeanne-Anne, princesse de Savoie et impératrice de Byzance », dans Elisabeth Malamut et Andreas Nicolaïdes, éd., Impératrices, princesses, aristocrates et saintes souveraines : De l'Orient chrétien et musulman au Moyen Âge et au début des temps modernes, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, 2014, p. 85-118. [lire en ligne]

Liens externes[modifier | modifier le code]