Jeanne de Bourbon (1338-1378)

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Jeanne de Bourbon
Description de cette image, également commentée ci-après

Jeanne de Bourbon, détail d'une sculpture réalisée sous le règne de Charles V pour orner le palais du Louvre

Titres

Reine de France


(14 ans, 3 mois et 29 jours)

Prédécesseur Jeanne d'Auvergne
Successeur Isabeau de Bavière

Duchesse consort de Normandie


(13 ans, 7 mois et 17 jours)

Prédécesseur Jeanne Ire d'Auvergne
Successeur Titre éteint

Dauphine de France


(13 ans, 7 mois et 17 jours)

Prédécesseur Marie des Baux (dauphine de Viennois)
Successeur Marguerite de Bourgogne
Biographie
Dynastie Maison de Bourbon
Naissance
Vincennes (France)
Décès (à 40 ans)
Paris (France)
Sépulture Basilique de Saint-Denis
Père Pierre Ier de Bourbon
Mère Isabelle de Valois
Conjoint Charles V de France
Enfants Jeanne
Jean
Bonne
Jean
Charles VI Red crown.png
Marie
Louis d'Orléans
Isabelle
Catherine
Description de cette image, également commentée ci-après

Reines de France

Jeanne de Bourbon, née le à Vincennes, morte le à Paris[1], fut reine de France, épouse de Charles V. Elle était fille de Pierre Ier, duc de Bourbon, et d'Isabelle de Valois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille du duc Pierre Ier de Bourbon, elle naît au château de Vincennes quelques jours après son cousin le futur roi de France, Charles V. Les deux enfants sont baptisés à l'église de Montreuil le même jour.

Reine de France[modifier | modifier le code]

Le à Tain-l'Hermitage, elle épouse le dauphin Charles, petit-fils du roi Philippe VI. En 1364, à la mort de son père Jean II le Bon, son fils lui succède sous le nom de Charles V et Jeanne devient reine de France.

Après son sacre, le 19 mai 1364, le roi se rapproche de son épouse et le couple devient alors très uni. Charles V demande très souvent l’avis de son épouse, aussi bien en politique qu’en matière de lettres et d’art.

En 1375, elle est atteinte d’un accès d’« aliénation mentale », qui dura plusieurs mois : « Elle perdit son bon sens et son bon mémoire. »[2]

Décès[modifier | modifier le code]

Funérailles de Jeanne

Jeanne de Bourbon meurt à la naissance de sa fille Catherine. Froissart dit de cet événement : «La reine étant enceinte, les médecins lui avaient interdit le bain comme contraire et périlleux. Malgré leur opposition, elle voulut se baigner et de là conçut le mal de la mort.»

Charles V s'en montre très affligé. «Elle est ma belle lumière et le soleil de mon royaume» dit-il. Christine de Pisan écrit du deuil royal : «Le roi fut très dolent du trépas de la reine ; malgré sa grande vertu de constance, cette séparation lui causa si grande douleur et dura si longtemps que jamais on ne lui vit pareil deuil : car moult s’aimaient de grande amour.»

Son corps fut enterré dans la basilique de Saint-Denis, son cœur dans l'église des Cordeliers de Paris et ses entrailles au couvent des Célestins.

Descendance[modifier | modifier le code]

De son union avec le roi Charles V sont issus neuf enfants :

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Anselme de Sainte-Marie, Histoire généalogique de la maison royale de France, t. I, La Compagnie des Libraires, Paris, 1725, p. 110
  2. La folie de Charles VI, roi de France, Revue des Deux Mondes, 1910 - tome 60, p.844
  3. Geoffroy G. Sury, « Bayern Straubing Hennegau : la Maison de Bavière en Hainaut. XIVe – XVe s. », (2e éd.), éd. Geoffroy G. Sury, Bruxelles, 2010, p. 153 : -Trésor des Chartes, Registre VI, folio 271, « Traité de mariage entre Guillaume d’Ostrevant (futur Guillaume IV comte de Hainaut) et Marie de France, en date du 3/3/1373 », In, « Histoire généalogique des pairs de France », vol. 12, Paris. Il s’agit dans le cas présent d’un accord de promesses de mariage.
  4. Sury Geoffroy G., « Bayern Straubing Hennegau : la Maison de Bavière en Hainaut. XIVe – XVe s. », (2e éd.), éd. Geoffroy G. Sury, Bruxelles, 2010, p.153 : - Bibliothèque Ste-Geneviève à Paris, Ms 2068, fol. 44, (Contrat de mariage entre Guillaume (II) de Bavière (alias Guillaume d'Ostrevant en Hainaut) et Marie de France, année 1375.), Manuscrit du XVIIe siècle. - A Paris, le 16 mars 1375, Charles (V), roi de France, fait connaître les termes d’un traité d’alliance conclu entre lui-même et son fils aîné, d’une part, et de l’autre, le duc Albert de Bavière et son fils aîné (Guillaume d'Ostrevant, futur Guillaume IV comte de Hainaut), ladite alliance concernant également les mariages à contracter par les enfants (Marie de France et Guillaume d'Ostrevant) des principaux intéressés. In, G. Wymans, « Inventaire analytique du chartrier de la Trésorerie des comtes de Hainaut », aux A.E. Mons, no  d’ordre (cote) 1113, Éditions A.G.R., Bruxelles, 1985, p. 236. (Or. sur pch. ; seul contre-sceau, détaché.) - A Paris, en juin 1375, Charles (V), roi de France, fait connaître les modalités du règlement de la dot de 100.000 francs d’or qu’il destine à sa fille Marie, en exécution de son traité de mariage avec Guillaume (Guillaume d'Ostrevant), fils aîné du duc Albert de Bavière. In, G. Wymans, « Inventaire analytique du chartrier de la Trésorerie des comtes de Hainaut », aux A.E. Mons, no  d’ordre (cote) 1114, Éditions A.G.R., Bruxelles, 1985, p. 236. (Or. sur pch. ; sc. ébréché avec contre-sceau.) - A Paris, en juin 1375, Charles (V), roi de France, renonce, pour lui-même et pour sa fille Marie, à toutes prétentions sur les comtés de Hainaut, de Hollande, de Zélande, et sur la seigneurie de Frise, à l’exception des « adhéritements », assignations, douaire et provisions prévus par les clauses du contrat de mariage évoqué ci-avant et rappelés ici en détail. In, G. Wymans, « Inventaire analytique du chartrier de la Trésorerie des comtes de Hainaut », aux A.E. Mons, no  d’ordre (cote) 1115, Éditions A.G.R., Bruxelles, 1985, p. 236. (Or. sur pch. ; sc. ébréché avec contre-sceau.) - A Paris, le 17 septembre 1375, Charles (V), roi de France, ratifie par son serment les termes du contrat de mariage évoqué dans les deux actes précédents et s’engage à les faire observer par sa fille Marie, et ce, en contrepartie du serment équivalent prêté en sa présence par le duc Albert de Bavière, bail, gouverneur et héritier des comtés de Hainaut, etc., et son fils aîné Guillaume (Guillaume d’Ostrevant.) In, G. Wymans, « Inventaire analytique du chartrier de la Trésorerie des comtes de Hainaut », aux A.E. Mons, no  d’ordre (cote) 1116, Éditions A.G.R., Bruxelles, 1985, p. 237. (Or. sur pch. ; sc. ébréché avec contre-sceau.)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie complémentaire[modifier | modifier le code]

Généralités
  • Françoise Autrand, Charles V : le Sage, Paris, Fayard, , 909 p. (ISBN 2-213-02769-2, présentation en ligne)
  • Carolyne Masse, « Liens sororaux et familles royales: l'exemple de la visite de l'empereur Charles IV à la reine de France, Jeanne de Bourbon », dans Christiane Raynaud, éd., Familles royales : vie publique, vie privée aux XIVe et XVe siècles, Publications de l’Université de Provence, 2010, p. 67-80.
Représentation de Jeanne de Bourbon dans l'art
  • (en) Claire Richter Sherman, « The Queen in Charles V's "Coronation Book". Jeanne de Bourbon and the Ordo ad reginam benedicendam », Viator, 8, 1977, p. 255-297. DOI:10.1484/J.VIATOR.2.301571
  • (en) Claire Richter Sherman, « Taking a Second Look: Observations on the Iconography of a French Queen Jeanne de Bourbon (1338-1378) », Norma Broude et Mary D. Garrard, éd. Feminism and Art History, New York, Harper & Row Pub, 1978, p. 101-118
  • (en) Cécile Quentel-Touche, « Charles V's Visual Definition of the Queen's Virtues », Virtue Ethics for Women, 1250-1500, Springer, 2011, p. 53-80. DOI:10.1007/978-94-007-0529-6_5

Liens externes[modifier | modifier le code]