Jeanne-Marie Latour

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Jeanne-Marie Latour
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Biographie
Époque

Jeanne-Marie Latour dite « La belle montpelliéraine » est une maîtresse de Casanova ayant voyagé à travers l'Europe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeanne-Marie Rudavel a seize ans quand elle épouse à Montpellier, Vincent Latour en 1756. Il est marchand de vin, comme son père et à ce titre, fait également fonction d’apothicaire[1]. Le couple n'est pas riche. Elle débarque à Londres en 1763, s’immisce dans la société londonienne, jouant et trichant au pharaon. C’est chez lord Pembrocke qu’elle rencontre Giacomo Casanova[1].

La maîtresse de Casanova[modifier | modifier le code]

En écrivant ses Mémoires, Casanova se fait un devoir de masquer le nom de ses diverses maîtresses, afin de garantir leur anonymat. Ainsi, depuis longtemps déjà, des "casanovistes" tentent de déjouer les divers stratagèmes imaginés par le «galantuomo» afin de protéger la réputation des femmes qu'il a aimées. Pour certaines toutefois le mystère s'avère plus malaisé à lever[2]. À preuve cette Montpelliéraine que Casanova rencontre à Londres en 1763 ; qui devint sa maîtresse à Dresde, trois ans plus tard ; puis qu'il retrouve à Montpellier en 1769[3]. « Une des plus jolies femmes de toute la France », écrit-il dans son livre. Étrangement, il faut attendre la fin du XXe siècle et le bicentenaire de la mort du Vénitien pour que sa belle Montpelliéraine recouvre enfin son identité[2].

Extrait[modifier | modifier le code]

« En janvier 1769, Casanova passe une dizaine de jours à Montpellier. Dans l'Histoire de ma vie, il consacre plusieurs pages à ce séjour. Il évoque l'aménité des habitants de la ville, la chère exquise que l'on y fait, la renommée de ses médecins et le talent de la troupe des comédiens attachés à son théâtre. Mais, comme le plus souvent chez lui, c'est finalement l' "odor di femmina" qui l'entraîne et le guide. Ainsi, il retrouve à Montpellier une jeune femme dont l'itinéraire singulier a déjà par deux fois croisé le sien. À Londres, tout d'abord, en 1763 ; puis à Leipzig, trois ans plus tard. L'aventure amoureuse qu'ils ont vécue en cette occasion ayant semble-t-il laissé à Casanova un souvenir inoubliable.[4] »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « La belle aventurière », Montpellier, notre ville,‎ , p. 43 (lire en ligne, consulté le 9 novembre 2018)
  2. a et b Benoit Soubeyran, « Wikipermanence aux Archives départementales de l’Hérault », sur benoitsoubeyran.wordpress.com, (consulté le 9 novembre 2018)
  3. Hauc, Jean-Claude., Voyage de Casanova à travers la Catalogne, le Roussillon et le Languedoc, Presses du Languedoc, (ISBN 2859983147 et 9782859983147, OCLC 69733445, lire en ligne)
  4. Jean-Claude Hauc, Trois femmes des Lumières : Casanova et la belle montpelliéraine, Septimanie d'Egmont, comtesse républicaine, Sara Goudar, l'aventurière, Paris, les Éd. de Paris, coll. « Essais et documents », , 94 p. (ISBN 978-2-84621-135-2, EAN 9782846211352, OCLC 717548608, notice BnF no FRBNF42267629, SUDOC 147259924)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]