Jean de Macque

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant un compositeur image illustrant français image illustrant la musique classique
Cet article est une ébauche concernant un compositeur français et la musique classique.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Pour plus d’informations, voyez le projet musique classique.

Jean de Macque (Giovanni de Macque, parfois di Macque), né vers 1550 à Valenciennes et mort en , est un compositeur franco-flamand de la fin de la Renaissance et du début de la période baroque qui a effectué l'essentiel de sa carrière en Italie et est fondateur de l'école napolitaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Valencienne, le Flamand De Macque, est un élève de Philippe de Monte[1] à Vienne[2].

Il s'établit à Rome en 1574 et a passé la majeure partie de sa vie en Italie. Il y est d'abord actif comme compositeur de madrigaux, puis en tant qu'organiste à Saint-Louis des Français de 1580 à 1581. Il y fréquente Marenzio, Nanino et Palestrina[1].

En 1585 environ, il s'installe à Naples et participe à l'Académie du père de Gesualdo, Don Fabrizio avec notamment Fabrizio Dentice, Rocco Rodio, Scipione Stella[1]. De cette période date les deux premiers livres de madrigaux. On le retrouve organiste à la Santa Casa dell'Annunziata en 1590[1], puis pour la chapelle du Vice-Roi d'Espagne où il exerce comme compositeur et maître de chapelle plus tard[3] (1599).

Ses œuvres romaines font preuve d'une grande maîtrise formelle et contrapuntique, typique de l'école flamande, mais d'une grande réserve expressive ou conservateurs et certains dans le style populaire[2]. En revanche la période napolitaine est « un vrai feu d'artifice d'invention de toutes sortes, confinant parfois à la bizarrerie[3]. » C'est ce que porte en titre certaines pièces : Stravaganze, extravagance de formules bizarres, richement colorées.

« De Maque fut en effet le vrai fondateur de cette école napolitaine dans ce qu'elle a de plus caractéristique[3] »[2]. Trabaci, Mayone, Andrea Falconieri, Francesco Lambardi et Luigi Rossi ont été de ses disciples, et il influença considérablement ces compositeurs.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Vocale 
  • Madrigaletti et napolitane a sei voci (Rome, deux livres 1581 et 1582)
  • Primo libro de madrigali a quattro voci (Naples, 1586)
  • Secondo libro de madrigali a cinque voci (1587)
  • Terzo libro de madrigali a cinque voci (1597 chez Baldini)
  • Il sesto libro de madrigali a cinque voci (Venise, 1613)
Instrumentale 
  • Prima gagliarda
  • Seconda gagliarda
  • Capriccietto
  • Canzona alla Francesa
  • Seconda canzon
  • Capriccio sopra ré, fa, mi, sol
  • Consonanze stravaganti
  • Seconde Stravaganze
  • Durezze e Ligature
  • Toccata a modo di trompetas[4]
  • Partite sopra Ruggiero di Gio: Macque[5]. Il s'agit de la première apparition du thème traité au clavier[6].
  • Série de Ricercare [7]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Napolli barocco : Giovanni de Maque et Giovanni Salvatore - Michèle Dévérité, clavecin (26-29 juin 1999, Arion ARN 68476)[8] (OCLC 48117030)
  • L’école de clavier à la cour de Gesualdo - Fabio Antonio Falcone, clavecin et virginal (4-6 juillet 2013, Brilliant Classics) (OCLC 905840472). Outre une dizaine de pièces de De Maque, se succède des œuvres de Scipione Stella, Francesco Lambardo, Giovanni Maria Trabaci, Hippolito Tartaglino, Rinaldo dall'Arpa et Carlo Gesualdo.
  • Œuvres pour orgue - Liuwe Tamminga, orgue Lorenzo da Prato (1471) de la Basilique San Petronio à Bologne (mai 1996, Accent ACC 96115 D) (OCLC 811453709). De Maque en alternance avec des œuvres de Palestrina mais aussi de Scipione Stella, Rinaldo dall'Arpa, Filippo de Monte.
  • The Harp of Luduvico - Andrew Lawrence-King, harpe (18-20 février 1991, Hyperion CDH55264) (OCLC 27022862). Trois pièces de De Macque – dont la Toccata a modo di tompetas – interprétées à la harpe, instrument fort populaire à Naples[9].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Deutsch, Ariosità et artificiosità dans les madrigaux de Giovanni de Macque – Thèse de doctorat, Paris, Université Paris-Sorbonne, 2007, 663 p. (OCLC 495275925, lire en ligne)[10]
  • (en) James Haar, European music, 1520-1640, Woodbridge/Rochester, Boydell Press, coll. « Studies in medieval and Renaissance music » (no 5), 2006, 576 p. (ISBN 1843832003, OCLC 64097887), p. 268.
  •  Étienne Darbellay, « Napoli Barocco – Michèle Dévérité », Paris, Arion ARN 68476, p. 2-52000.
  • (en) Willi Apel (trad. Hans Tischler), The History of Keyboard Music to 1700, Bloomington, Indiana University Press, 1972 rééd. 1997, 878 p. (ISBN 025313790X, OCLC 412121, notice BnF no FRBNF42816816, lire en ligne)
  • (it) Ulisse Prota-Giurleo, Notizie sul musicista belga, Jean Macque , IMSCR I, Liège, 1930, p. 191-197 (notice BnF no FRBNF43350770)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Darbellay 2000, p. 2.
  2. a, b et c Haar 2006, p. 268.
  3. a, b et c Darbellay 2000, p. 3.
  4. Manuscrit Add. Ms 30491 du British Museum. Publication : OCLC 78854813
  5. Manuscrit Add. Ms 30491, fo 6v, Londres, British Library.
  6. Apel 1972, p. 427.
  7. Ms. Flor BN Magl. 106bis, fos 9vo  – 34ro . Il s'agirait d'un copie du compositeur flamand Carlo del Rio. (en) Jessie Ann Owens, Composers at work : The Craft of Musical Composition 1450-1600, New York, Oxford University Press, , 345 p. (ISBN 1423760344, OCLC 65180987), p. 121.
  8. Ce disque a reçu un 10 de Répertoire lors de sa sortie par le magazine Répertoire no 137 et un Recommandé par Classica no 25.
  9. « Quant aux pièces qui se jouent sur la Harpe, elles ne sont point différentes de celles qui se jouent sur le Luth & sur l'Épinette. »Marin Mersenne, Harmonie universelle, 1636.
  10. CV de Catherine Deutsch sur iremus.cnrs.fr.

Liens contextuels[modifier | modifier le code]

Partitions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]