Jean de Labadie

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Jean de Labadie
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Le père Jean de Labadie

Naissance
Bourg Drapeau de la France France
Décès (à 63 ans)
Hambourg-Altona Drapeau du Danemark Danemark
Nationalité française
Pays de résidence Angleterre
Profession
Activité principale
Prédicateur, écrivain
Formation
Lettres, philosophie et théologie

Compléments

Labadie est le fondateur de la secte des 'Labadistes'

Jean de Labadie, né à Bourg (France), le 13 février 1610 et mort à Altona le 13 février 1674, est un prêtre français de tendance janséniste - jésuite de 1625 à 1639 - devenu pasteur protestant. En butte à de nombreuses critiques il fonde finalement sa propre communauté chrétienne dont les membres portent le nom de 'Labadistes'.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Labadie étudia au collège des Jésuites de Bordeaux et, contre l'avis de ses amis, il entra au noviciat jésuite le 28 décembre 1625. En 1638, il fut ordonné prêtre à Bordeaux. Un an plus tard il obtint, officiellement pour des raisons de santé, d'être délié de ses vœux religieux et quitte la Compagnie de Jésus. En fait des tendances illuministes font qu'il ne peut rester jésuite.

Prêtre et prédicateur janséniste[modifier | modifier le code]

L'étude des Saintes Écritures le rapproche du jansénisme et c'est en tant que prêtre séculier qu'il prêcha avec succès à Bourg, Paris, Amiens où il fut fait chanoine et professeur de théologie en 1640, et Abbeville. Labadie attire les foules. Il fut d'abord protégé par le cardinal de Richelieu contre ceux qui le soupçonnent d'hérésie. En 1645, il fut condamné à la prison à vie, puis la sentence fut modifiée à la suite d'un appel de l'assemblée du clergé de France et Labadie fut expulsé d'Amiens par Mazarin, sous l'accusation d'atteinte à la tranquillité publique.

Pasteur protestant en France[modifier | modifier le code]

Puis la lecture de l'Institution de la religion chrétienne de Calvin emporta son assentiment et en 1650, à l'âge de quarante ans, Labadie rompit avec l'Église catholique et rejoignit la Réforme. Il devint d'abord pasteur (calviniste) de l’Église réformée de Montauban. Expulsé de Montauban en 1657, il fut pendant deux ans pasteur à Orange, qu'il dut quitter lorsque la ville fut conquise par Louis XIV.

Prédicateur protestant à Genève[modifier | modifier le code]

Ensuite il fut appelé par l'église française de Westminster, à Londres mais, alors qu'il était en route, en 1659, la compagnie des pasteurs de Genève lui demanda de rester comme prédicateur dans cette ville, où il regroupa autour de lui un petit groupe de disciples, parmi lesquels Pierre Yvon (1646-1707), Pierre Dulignon (mort en 1779), François Ménuret (mort en 1670), Theodor Untereyk (mort en 1693) et Friedrich Spanheim (mort en 1701). À Genève, en 1662, Labadie eut une controverse[1]avec le pasteur et professeur de théologie, François Turrettin (en), ardent défenseur de l'orthodoxie calviniste, avec qui il avait déjà eu une brouille en 1659, à cause de la concomitance de leurs sermons.

Il fut aussi à plusieurs reprises réprimandé par le Consistoire pour ses sermons, jugés trop longs et trop polémiques[2]. Il fut surtout critiqué pour son habitude de tenir régulièrement des réunions privées chez lui[3]. En dépit de toutes ces critiques, l'éloquence de Labadie fait qu'il est apprécié à Genève et il reçut gratuitement le droit de cité, dont le coût était très élevé : 300 livres[4].

Pasteur de l’Église wallonne de Middelbourg[modifier | modifier le code]

Labadie avait acquis une grande réputation, tant de prédicateur que par ses écrits, auprès d'ecclésiastiques savants, parmi lesquels les hollandais Voetius et Van Lodenstein. Anne Marie van Schurman – qui fit sa connaissance en 1664, eut avec lui une correspondance pendant trois ans et devint ensuite son principal soutien – lui écrivit pour lui demander d'accepter l'invitation de la congrégation wallonne de Middelbourg de se rendre aux Pays-Bas pour prendre la succession de son pasteur, Jean Le Long, qui venait de mourir le 5 octobre 1665. Labadie accepta et demanda à la Compagnie des Pasteurs de pouvoir quitter Genève. Ayant reçu, bien qu'à regret[5], la permission de partir, Labadie quitta Genève pour les Pays-Bas en juin 1666. Accompagné par trois de ses disciples Yvon, Dulignon et Ménuret, il arriva à Utrecht, où après un court séjour il fut en butte à l'hostilité de théologiens qui le dénoncèrent comme un irresponsable visionnaire. Il se rendit alors à Middelbourg, prendre en charge la congrégation wallonne. Sa prédication eut d'abord du succès, mais l'estime des ministres réformés se changea bien vite en critique : ils lui reprochaient son enthousiasme et son excès de vivacité. De son côté, il trouvait que ses collègues étaient mous et manquaient d'ardeur. Au reste, depuis son expérience genevoise, il ne croyait pas que l'avenir de l'Église se trouvât dans de grandes institutions, mais dans de petites communautés pleines de vie. Il refusa d'abord de souscrire à la Confession belge, qu'il jugeait non conforme aux Saintes Écritures dans plusieurs de ses articles et, en 1668, il refusa de se soumettre au jugement du synode[6]. Labadie finit par être révoqué et dut quitter Middelbourg pour la ville voisine de Veer.

La communauté des Labadistes[modifier | modifier le code]

En 1669 il fonda alors sa propre communauté chrétienne et se rendit avec ses partisans à Amsterdam, mais le groupe dut vite la quitter la ville, car ses réunions furent interdites par les autorités en 1670. En quête d'une « nouvelle Jérusalem », le groupe des labadistes, formé de cinquante personnes et de quatre pasteurs, fut invité par la princesse Palatine[7] à s'installer à Herford, en Westphalie. En butte à de fortes oppositions, en 1672 les Labadistes se réfugièrent à Altona (alors danoise maintenant allemande), où Labadie mourut en 1674.

Comme la guerre menaçait, les labadistes (au nombre de cent soixante-deux) s'installèrent par la suite dans le château de Walta à Wieuwerd (Frise), où Anne-Marie van Schurman s'éteignit en 1678. Entre 1675 et 1692, les membres de la communauté labadiste augmentèrent jusqu'à atteindre le nombre de 250[8]. En 1692, après l'échec de deux tentatives d'installation outre-mer (au Suriname, avec une colonie appelée « La Providence » et au Maryland, la communauté-mère de Walta à Wieuwerd vit le nombre de ses membres diminuer d'environ 300 à une trentaine. En 1707, survint la mort de Pierre Yvon[9]. Après la mort du dernier prédicateur, en 1732, la communauté des Labadistes prit fin[10].

Pensée[modifier | modifier le code]

Esprit très indépendant et sur d'être guidé par l'Esprit-Saint, Labadie se heurta de son vivant à beaucoup d'oppositions et fut un personnage controversé, même après sa mort. Il fut accusé, entre autres, d'adamisme[11], d'hypocrisie[12], de fanatisme[13], de communisme[14]. Il fut rarement défendu[15]. Labadie a été qualifié tour à tour de piétiste[16], de mystique[17] et de quiétiste[18].

Selon une étude récente[19] : « Une relecture comparative de quelques-uns des textes publiés ou conçus à Genève par Labadie, ainsi que des Registres de la Compagnie des Pasteurs, […] a permis d'élaborer les hypothèses suivantes […] :

1) La pensée de Labadie évolue dans une direction essentiellement mystique (on pourrait parler de variante de la mystique quiétiste) […] L'évolution de sa pensée est perçue par Labadie lui-même comme un tout indivisible, dont les dernières années de sa vie représentent le glorieux couronnement. […]

2) Le thème de l’Église des élus et celui du chiliasme sont aussi des constantes, et non pas des élaborations successives, de la pensée de Labadie. […] Ces deux thèmes font partie intégrante, dès le début, de la pensée mystique de Labadie.

3) La conscience prophétique de Labadie […] découle tout naturellement du postulat théologique de la double révélation de la parole de Dieu (Écriture Sainte et illumination intérieure des élus) et elle accompagne constamment ses propos comme preuve « tangible » de leur vérité et de leur origine divine. »

Écrits[modifier | modifier le code]

Labadie est l'auteur de presque une centaine d’œuvres, dont les principales sont :

  • Introduction à la piété dans les Mystères, Paroles et ceremonies de la Messe, Amiens, 1642.
  • Odes sacrées sur le Très-adorable et auguste Mystère du S. Sacrement de l'Autel, Amiens, 1642.
  • Traité de la Solitude chrestienne, ou la vie retirée du siècle, Paris, 1645.
  • Déclaration de Jean de Labadie, cy-devant prestre, predicateur et chanoine d'Amiens, contenant les raisons qui l'ont obligé à quitter la communion de l'Eglise Romaine pour se ranger à celle de l'Eglise Réformée, Montauban, 1650.
  • Lettre de Jean de Labadie à ses amis de la Communion Romaine touchant sa Declaration, Montauban, 1651.
  • Les Elevations d'esprit à Dieu, ou Contemplations fort instruisantes sur les plus grands Mysteres de la Foy, Montauban, 1651.
  • Les Entretiens d'esprit durant le jour; ou Reflexions importantes sur la vie humaine, … sur le Christianisme, … sur le besoin de la Reformation de ses Mœurs, Montauban, 1651.
  • Le Bon Usage de l'Eucharistie, Montauban, 1656.
  • Practique des Oraisons, mentale et vocale…, Montauban, 1656.
  • Recueil de quelques Maximes importantes de Doctrine, de Conduite et de Pieté Chrestienne, Montauban, 1657 (puis Genève, 1659).
  • Les Saintes Décades de Quatrains de Pieté Chretienne touchant à la connoissance de Dieu, son honneur, son amour et l'union de l'âme avec lui, Orange, 1658 (puis Genève, 1659, Amsterdam, 1671).
  • La pratique de l'oraison et meditation Chretienne, Genève, 1660.
  • Le Iûne religieus ou le moyen de le bien faire, Genève, 1665.
  • Jugement charitable et juste sur l'état present des Juifs, Amsterdam 1667.
  • Le Triomphe de l'Eucharistie, ou la vraye doctrine du St. Sacrement, avec les moyens d'y bien participer, Amsterdam, 1667.
  • Le Héraut du Grand Roy Jesus, ou Eclaircissement de la doctrine de Jean de Labadie, pasteur, sur le Règne glorieux de Jésus-Christ et de ses saints en la terre aux derniers temps, Amsterdam, 1667.
  • L'Idée d'un bon pasteur et d'une bonne Eglise, Amsterdam, 1667.
  • Les Divins Herauts de la Penitence au Monde…, Amsterdam, 1667.
  • La Reformation de l'Eglise par le Pastorat, Middelbourg, 1667.
  • Le Veritable Exorcisme, Amsterdam, 1667.
  • Le Discernement d'une Veritable Église suivant l'Ecriture Sainte, Amsterdam, 1668.
  • La Puissance eclesiastique bornée à l'Ecriture et par Elle…, Amsterdam, 1668.
  • Manuel de Pieté, Middelbourg 1668.
  • Declaration Chrestienne et sincère de plusieurs Membres de l'Eglise de Dieu et de Jésus-Christ touchant les Justes Raisons et les Motifs qui les obligent à n'avoir point de Communion avec le synode dit Vualon, La Haye, 1669.
  • Points fondamentaux de la vie vraimant Chretiene, Amsterdam 1670.
  • Abrégé du Veritable Christianisme et Téoretique et pratique…, Amsterdam, 1670.
  • Le Chant Royal du Grand Roy Jésus, ou les Hymnes et Cantiques de l'Aigneau…, Amsterdam, 1670.
  • Receüil de diverses chansons spiritüeles, Amsterdam, Laurans Autein, 1670.
  • L'Empire du S. Esprit sur les Ames…, Amsterdam, 1671.
  • Eclaircissement ou Declaration de la Foy et de la pureté des sentimens en la doctrine des Srs. Jean de Labadie, Pierre Yvon, Pierre Dulignon…, Amsterdam, 1671.
  • Veritas sui vindex, seu solemnis fidei declaratio…, Herfordiae, 1672.
  • Jesus revelé de nouveau…, Altona, 1673.
  • Fragmens de quelques poesies et sentimens d'esprit…, Amsterdam, 1678.
  • Poésies sacrées de l'amour divin, Amsterdam, 1680.
  • Recueil de Cantiques spirituels, Amsterdam, 1680.
  • Le Chretien regeneré ou nul, Amsterdam, 1685.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel de Certeau, La Fable mystique : XVIe – XVIIe siècle, 2 vol., Paris, Gallimard, 1982 ; rééd. 2013, (ISBN 978-2-07020-974-3).
  • Pierre Antoine Fabre, Nicolas Fornerod, Sophie Houdard et Maria Cristina Pitassi (sous la dir. de ), Lire Jean de Labadie (1610-1674). Fondation et affranchissement, Paris, Classiques Garnier, 2016, (ISBN 978-2-406-05886-1).
  • (it) Fabrizio Frigerio, « La poesia di Jean de Labadie e la mistica quietista », Conoscenza religiosa, 1978, no 1, p. 60-66.
  • (de) Max Goebel, Geschichte des christlichen Lebens in der rheinischwestphälischen evangelischen Kirche, vol. II, Das siebzehnte Jahrhundert oder die herrschende Kirche und die Sekten, Coblence, 1852.
  • (de) Wilhelm Goeters, Die Vorbereitung des Pietismus in der reformierten Kirche der Niederlande bis zur labadistischen Krisis 1670, Leipzig, J. C. Hinrichs, 1911, 300 p.
  • Cornelis B. Hylkema, Reformateurs. Geschiedkündige studiën over de godsdienstige bewegingen uit de nadagen onzer gouden eeuw, Haarlem, H.D. Tjeenk Willink & Zoon, 1900-1902.
  • Leszek Kołakowski, Chrétiens sans Église, La Conscience religieuse et le lien confessionnel au XVIIe siècle, Paris, Gallimard, 1969, 824 p..
  • Alain Joblin, « Jean de Labadie (1610-1674) : un dissident au XVIIe siècle ? », Mélanges de sciences religieuses, 2004, vol. 61, no 2, p. 33-44.
  • Anne Lagny (éd.), Les piétismes à l'âge classique. Crise, conversion, institutions, Villeneuve-d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, , 380 p. (ISBN 978-2-85939-659-6).
  • Johannes Lindeboom, Stiefkinderen van het Christendom, 's-Gravenhage, Nijhoff, 1929 , 392 p.
  • Georges Poulet, « Poésie du cercle et de la sphère », Cahiers de l'Association internationale des études françaises, 1958, no 10, p. 44-57.
  • Georges Poulet, Les métamorphoses du cercle, Paris, 1961.
  • Jean Rousset, « Un brelan d'oubliés », L'esprit créateur, 1961, t. 1, p. 61-100.
  • (en) Trevor John Saxby, The quest for the new Jerusalem, Jean de Labadie and the Labadists, 1610-1744, Dordrecht ; Boston, M. Nijhoff Publishers, , 490 p. (ISBN 9789024734856).
  • (nl) M. Smits van Waasberghe, « Het ontslag van Jean de Labadie uit de Societeit van Jezus », Ons geesteljk erf, 1952, p. 23-49.
  • (de) Otto E. Strasser-Bertrand - Otto J. De Jong, Geschichte des Protestantismus in Frankreich und den Niederlanden, Göttingen, 1975.
  • Daniel Vidal, Jean de Labadie (1610-1674) Passion mystique et esprit de Réforme, Grenoble, 2009.
  • (nl) H. Van Berkum, De Labadie en de Labadisten, eene bladzijde uit de geschiedenis der Nederlandse Hervormde Kerk, Snek, 1851.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Au sujet de l'interprétation du troisième paragraphe du Chap. 3 de l'Apocalypse, cf. Registre de la Compagnie des Pasteurs, 1662, vendredi 27 juin et vendredi 4 juillet, p. 239-240.
  2. « Moreover the sermons were long (anything up to three hours), wich was upsetting many in the congregation) and the subject matter regularly inflammatory. » Trevor John Saxby, The quest for the new Jerusalem, Jean de Labadie and the Labadists, 1610-1744, Dordrecht-Boston-Lancaster, 1987, p. 107.
  3. « The meatiest bone of contention, however, was Labadie's holding of conventicles at his house. […] Instead of apologising for what was contrary to Geneva's ordinances, he merely gave assurance that such meetings would be shorter in the future. » Saxby, op. cit., p. 116-117.
  4. « On 5 November Labadie received free citizenship of Geneva, as a mark of the esteem in wich he was held. » Saxby, op. cit., p. 107.
  5. « The general view of former biographers is that Geneva was glad to be rid of a man who had become an embarrassment, yet this does not accord with the facts. The Company's response was one of sorrow and repeated attempts were made to persuade him to stay, 'because he has been, and still is, of great edification'. » Saxby, op. cit., p. 128.
  6. Voir la Declaration Chrestienne et sincère de plusieurs Membres de l'Église de Dieu et de Jésus-Christ touchant les Justes Raisons et les Motifs qui les obligent à n'avoir point de Communion avec le synode dit Vualon, La Haye, 1669.
  7. « Après des séjours à Berlin et à Crossen en Brandebourg, elle [la princesse Palatine] passe quelque temps chez un de ses frères à Heidelberg, avant de terminer sa vie en 1680 comme abbesse de Herford, fondation protestante destinée à recevoir des jeunes filles nobles luthériennes ; elle y offrira l'hospitalité à Jean de Labadie, cet illuminé dont Anne-Maria van Schurman lui avait révélé la doctrine. » Françoise Hildesheimer, Monsieur Descartes ou la Fable de la Raison, Paris, 2010, p. 309.
  8. « For the 'elect', some 250 at the optimum period of Labadist growth, life was indeed a constant delight, and there is an infectiousness in the sense of joy and gratitude… » Saxby, op. cit., p. 247.
  9. « Four years later, in 1707, Yvon was dead. His whole life, from boyhood at Montauban to infirm age in Friesland, had been lived under the influence of Labadie. Largely unsung by comparison with his master, his contribution to Labadist influence, by writing and by example, was considerable… » Saxby, op. cit., p. 321.
  10. La meilleure étude sur l'histoire de sa vie et de sa communauté est celle de Trevor John Saxby, The quest for the new Jerusalem, Jean de Labadie and the Labadists, 1610-1744, Dordrecht ; Boston, M. Nijhoff Publishers, 1987.
  11. François Mauduict, Avis charitable à MM. de Genève touchant la vie du Sr. J. Labadie, cy devant jésuite et après chanoine d'Amiens, puis janséniste à Paris, de plus illuminé et adamiste à Toulouse, et ensuite carme et ermite à La Graville, et à présent ministre audict Genève, Lyon, 1663.
  12. Par Samuel Des Marets, pasteur, dans son ouvrage Histoire curieuse de la vie, de la conduite et des vrais sentiments du Sr Jean de Labadie, La Haye, 1670. L'année même de la mort de Labadie, un certain Pieter Schaak (1633-1708) écrivit sur lui une comédie sur le modèle du Tartuffe de Molière, intitulée Steyl-oor of de Schynheilige Bedrieger, c'est-à-dire L'Imposteur hypocrite.
  13. Jean Senebier, dans l'article qu'il lui consacra dans la Bibliothèque littéraire de Genève, Genève, 1786, II, p. 214 : « Labadie était éloquent, mais il cherchoit à intriguer ; il fut fier, ambitieux, fanatique, ou plutôt son fanatisme développa toutes ces passions. » (mais il refusa de porter un jugement définitif au sujet de sa prétendue immoralité).
  14. Paul Balsenq, Labadie et le Labadisme, étude historique de la vie de Jean de Labadie et du communisme labadiste, son œuvre, Paris, Rousset, 1908.
  15. E. Haag, dans l'article qu'il lui consacre dans La France protestante, Paris ; Genève, 1856, p. 140 suiv., décrit Labadie comme un homme de piété qui a été injustement et inlassablement persécuté par ses ennemis, dont la pensée a été faussée par ses détracteurs et la mémoire vouée à l'exécration de la postérité.
  16. Auguste Breyton, Le Piétisme à Genève, Montauban, 1896, présente Labadie comme le précurseur du Piétisme à Genève
  17. Félix Sambuc, Jean de Labadie, sa vie et ses écrits, Strasbourg, 1869.
  18. Fabrizio Frigerio, « La poesia di Jean de Labadie e la mistica quietista », Conoscenza religiosa, Florence, 1978, 1, p. 60-66.
  19. Fabrizio Frigerio, L'historiographie de Jean de Labadie. État de la question, Genève, 1976, p. 14-15.

Liens externes[modifier | modifier le code]