Jean d'Orgeix

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Jean d'Orgeix
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Jean-François-Marie-Henri de Thonel, 5e marquis d’Orgeix, dit Jean d'Orgeix est un acteur et un sportif français, né le au Cap-d'Ail (Alpes-Maritimes) et mort le à Toucy (Yonne).

Biographie[modifier | modifier le code]

Connu aussi sous le surnom du « chevalier d'Orgeix », il fut tour à tour acteur au cinéma et au théâtre sous le pseudonyme de Jean Pâqui, cavalier médaillé de bronze aux Jeux olympiques en saut d'obstacles, pilote de stock-car, champion du monde de voltige aérienne, guide de chasse en brousse et homme politique.

Issu d'une famille dont le berceau est la région de Foix en Ariège, il passera cependant sa jeunesse en région parisienne.

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

Formé par Louis Jouvet à l'art de la scène, il fut vedette de pièces puis de films à succès. Il tourna de 1933 à 1958 et eut même l'opportunité en 1955, avec Sacha Guitry, d'incarner un de ses ancêtres, le comte d'Orgeix, aux côtés de Jean Marais dans Si Paris nous était conté.

Il interpréta le rôle de Piccolo près de 2000 fois dans L’Auberge du Cheval-Blanc, opérette dans laquelle il commença à jouer à l'âge de 11 ans.

Il devint directeur du théâtre Daunou à la suite de l'acquisition de celui-ci par René Sancelme en 1939.

Sportif de haut niveau[modifier | modifier le code]

Il participe aux épreuves d'équitation aux Jeux olympiques d'été de 1948 se tenant à Londres et remporte la médaille de bronze en saut d'obstacles individuel avec Sucre de Pomme. Il est aussi présent lors des Jeux olympiques d'été de 1952 d'Helsinki[1].

Dans les années 1950-1960, Jean d'Orgeix fut, avec Marcel Charollais, parmi les grands champions de voltige aérienne aux commandes d'un Stampe SV-4, un biplan. Formé au centre de Saint-Yan, il obtint le titre de champion national amateur en 1954 à Toussus-le-Noble.

Il remporta le Lockheed Trophy organisé à Coventry, tenant lieu de championnat du monde. Dans ses démonstrations il allait chercher, en volant sur le dos, un mouchoir posé à 3 m d'altitude sur un fil tendu. À cette époque, il s'entraîne pour la voltige depuis le petit aérodrome de Léognan-Saucats en Gironde, ce qui lui permet également de s'entraîner à cheval au centre équestre du château Bois-Martin, à proximité, où il rencontre des hôtes tels que Boris Vian ou François Missoffe.

Il devient membre du conseil d'administration de l’Association française de voltige aérienne (AFVA) en 1968.

Il fut entraîneur national de saut d'obstacles de 1973 à 1977. Il introduit notamment l'utilisation de la vidéo pour analyser et corriger les défauts des cavaliers. L'équipe de France fut ainsi médaillée d’or par équipe aux JO de Montréal en 1976. Son élève, Christophe Cuyer, était champion de France à 19 ans dans une finale tournante à Fontainebleau en 1976.

En 1990, son dernier exploit, à 70 ans, consista à accomplir 13 000 kilomètres sur un canot pneumatique, avec sa femme Nathalie et son chien Bobby, entre Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône) et Calcutta en Inde.

Il meurt le 4 juillet 2006 dans un accident de la route.

Vie privée et engagements politiques[modifier | modifier le code]

Jean d'Orgeix se maria trois fois : avec Michelle Cancre en 1952, avec Éliane Maurath en 1964 et enfin avec Nathalie Nicolas en 1987. Il eut deux fils, Jehan d'Orgeix de son deuxième mariage et François-Nicolas, de son troisième.

En 1955, il découvre l'Afrique et devient guide de brousse de 1958 à 1973 en Centrafrique, ce qui lui vaut le surnom de « l'Africain blanc ». La cause de son premier divorce a été la présence constante de sa panthère Zouma au pied de son lit matrimonial.

Avant la Seconde Guerre mondiale, il fut le garde du corps de Charles Maurras.[réf. souhaitée]De cette rencontre il a notamment retenu un principe sur lequel il dit avoir organisé toute sa vie[2] : "Toute action qui n'est pas pensée n'est que de l'agitation"[3].

De sensibilité monarchiste, il fut candidat sur la liste Front national aux élections européennes de 1984[4], puis le premier responsable de fédération du parti dans le département de l'Yonne, parti pour lequel il fut plusieurs fois candidat. Il s'insurgea notamment contre la bureaucratie européenne bruxelloise.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Écrits[modifier | modifier le code]

  • 1948 : Cheval, quand tu nous tiens ! 1er cahier des notes de travail
  • 1951 : Cheval, quand tu nous as tenu ! 2e cahier et fin des notes de travail
  • 1955 : Randonnée africaine. Paris, Fasquelle
  • 1960 : Zouma, une vie de panthère. Paris, Plon
  • 1968 : L'Afrique de mes fauves, douze ans de safaris, Paris, Montbel (réédité en 2004)
  • 1972 : Équitation quand tu nous tiens, La Table ronde
  • 1977 : Équitation : Une méthode française d'instruction, Paris, Robert Laffont, coll. « Sport pour tous (considéré comme le tome 1 du livre Angles et Rythmes paru en 1984)
  • 1977 : Plaisirs du cheval
  • 1978 : L'Équitation moderne. Une nouvelle méthode pédagogique
  • 1978 : Équitation de saut d'obstacles - Tome 1 : L'Analyse, la doctrine
  • 1979 : Équitation de saut d'obstacles - Tome 2 : La Méthode
  • 1980 : J’étais un africain blanc (Réédité en 2013. Paris, Montbel)
  • 1984 : Angles et Rythmes, Paris, Robert Laffont, coll. « Sport pour tous » (ISBN 2-221-04480-0)
  • 1991 : L'Aventure retrouvée
  • 1992 : Une approche psychologique de l'équitation
  • 1997 : Équitation d'aujourd'hui: manuel d'instruction pour toutes les équitations, Lavauzelle
  • 1998 : Chevalier d'aventure
  • 1979 : Équitation de saut d'obstacles, tomes 1 et 2 (réédition)
  • 2000 : Cheval quand tu nous as tenu (réédition)
  • 2002 : Cheval quand tu nous tiens (réédition)
  • 2004 : Mes victoires, ma défaite
  • 2005 : Ma doctrine
  • 2006 : Histoires africaines. À la rencontre des animaux de brousse. Paris, Markhor
  • 2006 : Les Mains, et autres non-dits de l'équitation
  • 2007 : Dresser ? C'est simple (posthume)

Palmarès équestre[modifier | modifier le code]

Victoires internationales[modifier | modifier le code]

Grand Prix de Rome - Grand Prix de Genève - Grand Prix de Bruxelles - Grand Prix de Paris Grand Prix de Dublin (Irish trophy) - Grand Prix d'Alger (2 fois) - Grand Prix d'Ostende - Grand Prix de Vichy - Championnat de Gond Puissance de Rome - Prix des Vainqueurs, Rome (2 fois) Prix, des Vainqueurs, Londres (Daily Mail) - Prix du cavalier ayant les meilleures performances sur l'ensemble d'un concours, Rome (2 fois), Genève, Bruxelles, Jumping de Paris (2 fois), Londres (Gold Spurs - 2 fois) - Coupe des Nations Paris Londres, Ostendo, Vichy, Rome, Genève, Dublin.

Victoires nationales[modifier | modifier le code]

Coupe de Paris (2 fois) - Grand Critérium de Paris (2 fois) - Puissance de Paris (2 fois) - Coupe des Habits rouges (3 fois) - Critérium de Bordeaux (3 fois) - Critérium de Vichy - Championnat de Provence - Grand Prix de Philippeville (2 fois),

Coupes nationales[modifier | modifier le code]

Compiègne (3 fois), Le Touquet (2 fois), Béthune (2 fois) Bordeaux (? fois) Senlis (2 fois) Fontainebleau (3 fois) Valençay, Lille, Anet, Montélimar, St Germain, Rouen, Pau, Châteaudun, Biarritz, Barbizon, Deauville.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Jean, Marquis d'Orgeix Biography and Olympic Results », sur www.sports-reference.com (consulté le 2 février 2012).
  2. Série de DVD L'équitation de saut d'obstacles, Doctrine et Méthode de Jean d'Orgeix, édition Jumping Vidéo
  3. Le Chevalier d'Orgeix, Cheval quand tu nous as tenu!, Editions Médicis,
  4. Nonna Mayer et Pascal Perrineau, Le Front national à découvert, Presses de Sciences Po, 1996.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens français disparus 694 portraits, 2147 noms, Mormoiron, Y. Foucart, , 1185 p. (ISBN 978-2-953-11390-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]