Jean Vilain

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vilain.

Jean Vilain
Jean Vilain

Naissance
Poitiers, France
Décès (à 26 ans)
Camarón de Tejeda, Mexique
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Grade Sous-lieutenant (payeur)
Années de service 1854-1863
Conflits Campagne d'Italie (1859)
Expédition du Mexique (1861-1867)
Faits d'armes Bataille de Magenta
Bataille de Camerone (†)
Distinctions Chevalier de la légion d'honneur

Jean Vilain, né le à Poitiers et mort le au cours de la bataille de Camerone, est un officier français de la Légion étrangère, héros de la campagne du Mexique[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean Vilain, lieutenant au 4e Lanciers en garnison à Poitiers, chevalier de la Légion d'Honneur, et de Catherine Louise Talonnier, son épouse, Jean Nicolas Napoléon Vilain voit le jour le dans une maison du boulevard Bajon[2].

Engagé à la Légion étrangère à 18 ans[3], ce fils d'officier, ancien élève du Prytanée de La Flèche et chevalier de la Légion d'honneur depuis la bataille de Magenta est sous-lieutenant depuis quatre mois quand le 1er Régiment étranger, dont il est provisoirement le trésorier-payeur, est envoyé au Mexique par Napoléon III [4].

Sous les ordres du colonel Pierre Joseph Jeanningros, ce dernier décide le 29 avril 1863 d'envoyer une compagnie à la rencontre d'un important convoi de munitions à destination de Puebla. Aux soixante-deux hommes qui forment la 3e compagnie, il faut ajouter trois officiers : le capitaine Jean Danjou, qui en prend le commandement, et les sous-lieutenants Vilain et Clément Maudet. À Camerone, ils aperçoivent au loin un nuage de poussière : c'est la cavalerie mexicaine, forte de mille hommes, elle aussi à la recherche du convoi. Le capitaine Danjou ne fuit pas l'affrontement. Après avoir repoussé deux assauts, les Français se barricadent dans une hacienda toute proche. Le capitaine Danjou, ayant fait prononcer à ses hommes le serment de se battre jusqu'au bout, tombe parmi les premiers sous le feu de l'ennemi.

Le sous-lieutenant Vilain prend alors le commandement de la troupe. Le combat fait rage mais vers deux heures, il décède, touché à son tour d'une balle en plein front.

Il ne restera à la fin du combat que cinq légionnaires, qui se rendirent à la condition de conserver leurs armes. « On ne refuse rien à des hommes comme vous ! », répondit l'officier mexicain.

La bataille de Camerone est commémorée tous les ans, le 30 avril, par la Légion étrangère comme un symbole de courage et de gloire éternelle.

À l'emplacement du combat, une stèle fut érigée en 1892. Elle rappelle le sacrifice du capitaine Danjou, du sous-lieutenant Vilain et de leurs hommes. « Ils furent ici moins de soixante opposés à toute une armée. Sa masse les écrasa. La vie plutôt que le courage abandonna ces soldats français. À Camerone. »

Le sous-lieutenant Vilain était Chevalier de la Légion d'honneur et titulaire de la médaille commémorative de la campagne d'Italie 1859. Il a été désigné parrain du cycle 2006–2007 du 4e Bataillon de l'École spéciale militaire des Écoles de Saint-Cyr-Coëtquidan, mais également parrain de promotion 1999–2001 de la Corniche Brutionne du Prytanée National Militaire.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. J. N. Vilain = Jean Napoléon Vilain, L'Illustration, Journal Universel du 18 juillet 1863, p. 64. Comp. Ryan, James W.: Camerone – The French Foreign Legion's greatest Battle, Praeger, London 1996, (ISBN 0-275-95490-0), p. 16.
  2. Acte de naissance n°398 du , AD86 en ligne, 9E229/238, vue 107/177.
  3. Site sur les Vilain célèbres.
  4. Jean Vilain était au service depuis le 27 mai 1854. Il avait été fait sous-lieutenant le 21 janvier 1863. L'Illustration, Journal Universel du 18 juillet 1863, p. 64.

Sources[modifier | modifier le code]