Jean Vercoutter

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Jean Vercoutter
Égyptologue
Pays de naissance Drapeau de la France France
Naissance
Lambersart (Nord)
Décès
Paris
Nationalité française

Jean Vercoutter est un égyptologue français, né le et mort le [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et formation[modifier | modifier le code]

Né à Lambersart (près de Lille), Jean Vercoutter fait ses études secondaires à l'Institution Notre-Dame de Sainte-Croix à Neuilly-sur-Seine, il obtient son baccalauréat en 1928[2].

Il poursuit ses études supérieures à la faculté des lettres où il obtient un doctorat-ès-Lettres[2].

Il fréquente ensuite l'Académie Julian pour s'initier à la peinture mais se tourne bientôt vers l'égyptologie sous la conduite d'Alexandre Moret, de Raymond Weill et de Gustave Lefebvre.

En 1939, il est diplômé de la IVe section de l'École pratique des hautes études avec une thèse sur Les objets égyptiens et égyptisants du mobilier funéraire carthaginois et nommé pensionnaire de l'Institut français d'archéologie orientale du Caire (IFAO). Il participe aux fouilles de Karnak et dirige celle de Tôd[3].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

À son retour en France, il entre au CNRS (1949-1955). Durant toutes ces années, il a poursuivi des recherches sur les relations entre Égyptiens et Préhellènes ; avec autant d'érudition que de prudence critique, il offre, à partir des sources égyptiennes, des conclusions fermes et pondérées sur les rapports entre ces deux grandes civilisations : la pharaonique et la crétoise (relayée par Mycènes) ; c'est le sujet de sa thèse d'État : L'Égypte et le monde égéen préhellénique, qu'il soutient en 1953. Il fut nommé professeur à l'Université de Lille en 1960.

Jean Vercoutter demeurera fidèle à ses amitiés picturales, notamment Alfred Manessier ou Jean Le Moal[4].

Avec son décès le 16 juillet 2000, s'éteint une des personnalités majeures de l'égyptologie. Ses archives sont données à l'Université Lille III en septembre 2012.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Jean Vercoutter est élu membre de l'Institut en mai 1984, au sein de l'Académie des inscriptions et belles-lettres[5]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Avec Cyril Aldred, J.L. Cenival, F. Debono, Christiane Desroches Noblecourt, Jean-Philippe Lauer et Jean Leclant, Le temps des pyramides, L'univers des formes, Gallimard, Paris, 1978.
  • Avec Ch. Desroches Noblecourt, Un siècle de fouilles françaises en Égypte 1880-1980, à l'occasion du centenaire de l'école du Caire (IFAO), musée du Louvre, musée d'art et d'essai, Palais de Tokyo, Paris, 21 mai / 15 octobre 1981, IFAO, Le Caire, 1981.
  • Essai sur les relations entre Égyptiens et pré-hellènes, no 6, L'orient ancien illustré, A. Maisonneuve, Paris, 1954.
  • L'Égypte et le monde égéen pré-hellénique, étude critique des sources Égyptiennes du début de la XVIIIe à la fin de la XIXe dynastie, no 22, BdE, IFAO, Le Caire, 1956.
  • L'Égypte ancienne, Que sais-je ?, no 247, PUF, Paris, 1960, 1982.
  • Institut français d'archéologie orientale du Caire, Livre du Centenaire (1880-1980), no 104, MIFAO, Le Caire, 1980.
  • Les Affamés d'Ounas et le changement climatique de la fin de l'Ancien Empire, MGEM, IFAO, Le Caire, 1985.
  • À la recherche de l'Égypte oubliée, collection Découvertes Gallimard no 1, Gallimard, Paris, 1986, 1988, 1991, 1998 et 2000.
  • L'Égypte et la vallée du Nil, des origines à la fin de l'ancien empire 12000-2000 Av. J.-C., Nouvelle Clio, PUF, Paris, 1992[6].
  • Le déchiffrement des hiéroglyphes égyptiens 1680-1840, p. 579-586, The Intellectual Heritage of Egypt, Budapest, 1992.
  • La fin de l'Ancien Empire : un nouvel examen, Vol. 2, p. 557-562, Atti del VI Congresso Internazionale di Egittologia, Turin, 1993.
  • Les barrages pharaoniques. Leur raison d'être, p. 315-326, Les problèmes institutionnels de l'eau en Égypte ancienne et dans l'Antiquité méditerranéenne, IFAO, Le Caire, 1994.
  • Étude des techniques de construction dans l'Égypte ancienne, 3, la décoration des parois, son principe et les dangers d'équivoques qu'elle peut entraîner en ce qui concerne la datation des édifices, MGEM, IFAO, Le Caire, 1985.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Vercoutter sur l'Encyclopédie Universalis
  2. a et b Jean vercoutter de la promotion 1928, in Annuaire des anciens élèves de Sainte-Croix de Neuilly, édition 1990.
  3. Persée.fr
  4. Jean Vercoutter, Insula
  5. Nouvelles de nos anciens, in Bulletin de sainte-Croix de Neuilly, édition de Noël 1984, p. 95.
  6. Persée.fr, Nil

Liens externes[modifier | modifier le code]