Jean Terfve

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Jean Terfve
Fonctions
Parlementaire belge
Chambre des représentants
1946 - 1958
Sénat
1965 - 1968
Député, Sénateur provincial
Chambre des représentants

Sénat
– Chambre des représentants

Sénat
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 71 ans)
Parti politique Parti communiste de Belgique
Résidence Chambre des représentants:
Mons-Borinage
Sénat: Province de Liège

Jean Terfve, né à Liège le et mort dans cette même ville le , était un homme politique et militant communiste et du Mouvement wallon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Liège dans une famille de petite bourgeoisie apolitique, Jean Terfve est Docteur en Droit de l’Université de Liège en 1929. Stagiaire dans le cabinet de l’homme politique libéral Auguste Buisseret attiré par le marxisme, il se définit de gauche et défend des ouvriers poursuivis lors des grèves de 1932.

Jean Terfve adhère au PCB en 1933 et est en rapport avec Julien Lahaut et fort influencé par Robert Lejour, alors animateur du Secours rouge international. Secrétaire et cofondateur de la section liégeoise du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, il devient franc-maçon (loge Hiram), il y noue des contacts précieux. C’est par ces milieux qu’il brisera, après 1939, l’isolement des communistes.

Dès 1940, il crée un journal clandestin, L’Espoir, qui s’adresse aux milieux intellectuels, et pour lequel il obtient diverses collaborations et appuis dans les milieux maçonniques de gauche.

Arrêté par les allemands au lendemain de l’attaque nazie comme l’URSS, le 22 juin 1941, enfermé au Fort de Huy, il s’en évade le 25 août 1941, avec Julien Lahaut qui, blessé est repris.

Jean Terfve entre alors dans la clandestinité au Borinage avec sa femme Andrée, elle aussi militante communiste, où il est chargé de constituer, à partir de septembre 1941, le front de l'indépendance (F.I.). En 1942, il en est responsable pour l’ensemble du Hainaut et au début de 1943, devient responsable du F.I. pour l’ensemble de la Wallonie à l’exception de Liège. Il est alors coopté au Comité Central du PCB et collabore étroitement avec le secrétariat.

À l’arrestation de Paul Nothomb, en mai 1943, suivie en juillet de celle quasi tous les dirigeants de la structure politique et militaire clandestine du PCB, Terfve est désigné par Andor Bérei, le délégué du Komintern présent en Belgique, pour prendre le commandement national des Partisans armés (P.A.). « Charlier » fait désormais partie avec Edgard Lalmand et Bérei de la troïka qui dirige, au niveau national, le secrétariat politique du PCB. Fin février 1944, il passe au secrétariat national du F.I. où il représente le PCB. Sa femme, demeurée au service de son successeur aux P.A. est arrêtée le 6 juillet 1944 et déportée.

À la libération, Terfve devient en quelque sorte le no 2 du PCB, en février 1946, il est nommé Ministre de la Reconstruction dans le gouvernement Van Acker III et le gouvernement Huysmans. Il est aussi élu député de l’arrondissement de Mons-Borinage, fonction qu’il conservera jusqu’aux élections de 1958. Incarnation avec Lalmand de la ligne sectaire alignée sur Moscou, il est écarté du bureau politique lors du congrès de Vilvorde en décembre 1954 en raison de l’isolement politique et des revers électoraux subis par le PCB depuis 1949.

Jean Terfve est de nouveau élu au bureau politique dès le congrès de Gand en 1957 et y demeure jusqu’à son décès où il est toujours vice-président national du PCB. Enfin, il renoue avec l’action wallonne une liaison interrompue depuis 1945, Terfve avait participé au Congrès national wallon de 1945, il est une figure de premier plan du Mouvement Populaire Wallon dont il adhère dès la création en 1961. Il organisa notamment avec ses militants le Pétitionnement wallon en 1963.

Jean Terfve est de nouveau brièvement parlementaire de 1965 à 1968 en tant que sénateur provincial de Liège.

Ce grand bourgeois, que la sociale-démocratie enviait au PCB, demeura toute sa vie, à travers ses propres échecs et ceux de son parti, fidèle à son engagement pris en 1933.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]