Jean Ristat

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Jean Ristat
Naissance (77 ans)
Argent-sur-Sauldre Drapeau de la France France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Œuvres principales

  • Le Déroulé cycliste
  • Ode pour hâter la venue du printemps suivi de Tombeau de Monsieur Aragon, Le Parlement d'amour et La Mort de l'aimé (coll. « Poésie/Gallimard »)
  • Artémis chasse à courre, le sanglier, le cerf et le loup

Jean Ristat, né le à Argent-sur-Sauldre (Cher), est un poète, écrivain, directeur de revue et éditeur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Ristat fonde en 1974 la revue et la collection Digraphe. Aragon écrit à propos des deux premiers livres de Jean Ristat, en 1965 et 1971, deux articles : l'un intitulé Si vous m'en croyez, publié à la une des Lettres françaises, puis un très long texte, le Lit d'Isidore, toujours dans les Lettres Françaises.

Jean Ristat est directeur des Lettres françaises, le supplément littéraire du quotidien L'Humanité.

Il est en outre responsable de l'édition complète des écrits d'Aragon, dont il est l'exécuteur testamentaire[1],[2],[3]. Il est par ailleurs président de la Société des amis de Louis Aragon et Elsa Triolet[4] depuis 2010[5].

En , l'un de ses poèmes[6] est choisi pour constituer le sujet de didactique à l'agrégation interne de Lettres modernes[7].

Le , dans les Lettres françaises, Jean Ristat apporte son soutien amical à Gabriel Matzneff à la suite de l'agression que celui-ci a subie au café L’Eurydice (Paris 5e) de la part du groupe Paris Nationaliste, le . Il met en cause « une petite bande de fascistes » et incrimine « la petite morale, la “moraline” [...] (qui) se répand à grands renforts médiatiques dans beaucoup d'esprits[8]».

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Membre du Parti communiste français, il signe, en 1990, l'Appel des 75 contre la guerre du Golfe. En 2012, il soutient Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle[9].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Ouvertement homosexuel – il l'a lui même déclaré[10] - , Jean Ristat a souvent été présenté comme l'amant d'Aragon, ce qui est généralement admis par la critique. Mais Ristat a pris le soin de démentir, sans forcément convaincre[11], cette histoire, confirmant la passion qu'Aragon aurait eu pour lui (et de fait son homosexualité)[10],[12],[13].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Lit de Nicolas Boileau et de Jules Verne, roman critique, Inédit 10/18 Plon, 1965. Réédité à la suite de Le Fil(s) perdu, Gallimard, 1974, avec une postface de Louis Aragon.
  • Du coup d'État en littérature, suivi d'exemples tirés de la Bible et des auteurs anciens, Gallimard, 1970
  • L'Entrée dans la baie et la prise de la ville de Rio de Janeiro en 1711, tragi-comédie, suivi de L'inconnu n'est pas le n'importe quoi, dialogue avec Roland Barthes, Éditeurs français réunis (EFR), 1973
  • Qui sont les contemporains, Gallimard, 1975
  • Lord B, roman par lettres avec conversations, Gallimard, 1977
  • Ode pour hâter la venue du printemps, Gallimard, 1978. Rééditée dans la collection de poche « Poésie », Gallimard, 2008, avec une courte notice bio-bibliographique et une longue préface d'Omar Berrada
  • La Perruque du vieux Lénine, tragi-comédie, Gallimard, 1980
  • Digraphe 1974-1981, Flammarion, 1981
  • Tombeau de Monsieur Aragon, Gallimard, 1983. Réédité dans la collection de poche « Poésie », Gallimard, 2008, avec l'Ode
  • Le Naufrage de Méduse, comédie héroïque, Gallimard, 1986
  • L'Hécatombe à Pythagore, poème de circonstance en quatre actes écrit pour célébrer la fondation de la République française, Gallimard, 1991
  • Le Parlement d'amour, éloge de M. Burattoni assis sur le tombeau de Virgile et dessinant, Gallimard, 1993
  • Le Déroulé cycliste, roman, Gallimard, 1996
  • Aragon "Commencez par me lire !", Gallimard, coll. « Découvertes Gallimard / Littératures » (no 328), 1997
  • Albums de la Pléiade : Louis Aragon, bibliothèque de la Pléiade, éditions Gallimard, 1997
  • La Mort de l'aimé, tombeau, Stock, 1998. Réédité dans la collection de poche « Poésie », Gallimard, 2008, avec l'Ode
  • Olivier Debré, le théâtre de la peinture = the theatre of painting..., Fragments éditions, 2000
  • N Y Meccano, Gallimard, 2001
  • Avec Aragon. 1970-1982, entretiens avec Francis Crémieux, Gallimard, 2003
  • Aragon, l'homme au gant, Le Temps des Cerises / Société des Amis d'Aragon et Elsa Triolet, 2005
  • Le Voyage à Jupiter et au-delà, peut-être, Gallimard, 2006
  • Artémis, chasse à courre, le sanglier, le cerf et le loup, Gallimard, 2007
  • Le Théâtre du ciel. Une lecture de Rimbaud, Gallimard, 2009
  • Œuvres Posthumes, Tome II, Gallimard, 2015
  • Ô vous qui dormez dans les étoiles enchaînés, avec dix illustrations de Gianni Burattoni, Gallimard, coll. « Blanche », 2017
  • Qui sont les contemporains, II (recueils d'articles), Gallimard, coll. « Blanche », 2017

Réédition[modifier | modifier le code]

  • Ode pour hâter la venue du printemps suivi de Tombeau de Monsieur Aragon, Le Parlement d'amour et La Mort de l'aimé, Gallimard, coll. « Poésie/Gallimard », 2008

Œuvres traduites[modifier | modifier le code]

  • Oda para adelantar la llegada de la primavera, suivi de El Teatro del cielo, traduction de Marc Sagaert et Jacqueline André, édition bilingue français/espagnol. Mexico, Trilce, 2010.
  • Tierra de sombras/Le Pays des ombres réunit O vous qui dormez dans les étoiles enchainé, La Mort de l'Aimé et Tombeau de Monsieur Aragon. Traduction de Marc Sagaert et Alba-Marina Escalón, édition bilingue français/espagnol. Guatemala, Sophos, 2017.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Magazine Marianne no 814 du 24 novembre 2012, p. 66
  2. « Je me souviens d'Aragon », sur lexpress.fr,
  3. Anne Sogno Fiole, « Jean Ristat sur les pas d'Aurélien », sur www.nouvelobs.com, .
  4. « Qui nous sommes / aragon-triolet », sur aragon-triolet (consulté le 27 août 2020).
  5. « Pourquoi la Société des Amis », sur www.amisaragontriolet.com
  6. Tombeau de Monsieur Aragon (sections I et II)
  7. http://profsdelettres.positifforum.com/on-l-aura-espace-dedie-aux-heros-et-heroines-des-concours-internes-ou-externes-f20/sujets-agreg-interne-2010-t2326.htm
  8. Jean Ristat, « Gabriel Matzneff agressé dans un café », Les Lettres françaises,‎ (lire en ligne).
  9. « 1.000 intellectuels derrière Jean-Luc Mélenchon », sur humanite.fr,
  10. a et b Propos recueillis par Jean-Claude Perrier, « Jean Ristat sur Aragon (2003) », Livres Hebdo, no 500,‎ , p. 88-90 (lire en ligne, consulté le 24 mars 2020).
  11. Jean Ristat, très attaché à la mémoire d'Aragon, a plusieurs fois tenté de censurer des ouvrages qui évoquaient l'homosexualité d'Aragon en des termes trop vulgaires, comme par exemple un livre de Daniel Bougnoux, suscitant une vive polémique (voir Le Monde).
  12. Voir également sur l'homosexualité d'Aragon, cet article de l'Express.
  13. « Entretiens - Dans la complicité d'Aragon », sur Le Devoir, (consulté le 23 mars 2020)
  14. « Prince des poètes Jean Ristat » [vidéo], sur YouTube (consulté le 27 août 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]