Jean Ratyé

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Jean Ratyé
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 83 ans)
ParadouVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Officier de marineVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Arme
Grade militaire
Conflit
Distinction

Jean Étienne Charles Marcel Ratyé (Lyon, -Paradou, ), est un officier de marine français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il entre à l'École navale en et en sort aspirant de 1re classe en . Il sert alors sur le Trident en escadre de Méditerranée puis embarque sur le Bayard dans l'escadre d'Amédée Courbet en mer de Chine avec laquelle il prend part au débarquement de Tamsui et à la prise de Keelung () où il est blessé puis à la bataille de Shei-Po avant de passer sur le croiseur Nielly.

Enseigne de vaisseau (), il sert à la division de l'océan Indien et commande lors du combat de Farafatte (Madagascar) la compagnie de débarquement du Nielly. Il revient en France puis embarque sur le croiseur Sfax en escadre d'évolutions (1887) puis sur l'aviso-torpilleur Couleuvrine (1888) et sur le cuirassé Colbert (1889).

Lieutenant de vaisseau (), officier de manœuvre sur le Requin en escadre du Nord (1890), il se fait remarquer de l'amiral Gervais qui désormais deviendra son grand protecteur et qu'il accompagnera dans de nombreuses affectations.

Officier d'ordonnance du ministre (), il est attaché à la 2e section de l’État-major général (1893-1894) puis sert comme aide de camp de Gervais en escadre de réserve sur le Richelieu (1895), en escadre de Méditerranée sur le Brennus (1896) et accompagne Gervais en Russie lors du voyage de Félix Faure en 1897.

En 1898, il commande le torpilleur Chevalier en escadre de Méditerranée puis sert de nouveau auprès de Gervais comme aide de camp () et l'accompagne lors des grandes manœuvres de 1900, 1901 et de 1902. Secrétaire de la Commission de refonte des livres de signaux et de la tactique navale, il commande le Vauban en escadre d'Extrême-Orient et est promu capitaine de frégate en .

Second de la 3e flottille de torpilleurs à Rochefort puis du Jules-Ferry, il est le commandant en 1907 du croiseur Isly en escadre du Nord et est envoyé au Maroc avec la division dirigée par Joseph-Alphonse Philibert durant le débarquement de Casablanca et à l'occupation de la Chaouïa. Commandant dans les mêmes eaux du croiseur Du Chayla (1908), il devient en 1910 professeur de stratégie et de tactique navale à l'École supérieure de la marine.

Capitaine de vaisseau (), sous-directeur de l’École supérieure de la marine, il commande le croiseur cuirassé Ernest-Renan en escadre légère et se montre excellent manœuvrier, participant avec ce navire aux premières opérations de la Première Guerre mondiale en Méditerranée puis aux difficiles croisières en Adriatique (1914-1915). En 1916, il commande le cuirassé Mirabeau toujours en Adriatique et se fait remarquer par la précision de son tir durant les incidents d'Athènes (), obtenant en un témoignage de satisfaction pour son analyse de l'organisation de la veille intensive contre les sous-marins qu'il appliqua avec tallent sur le Mirabeau.

Commandant supérieur des patrouilles en Méditerranée, il est promu contre-amiral en et devient délégué général des routes de Méditerranée à Malte où il lutte activement contre les sous-marins.

Délégué général du commandant en chef des flottes alliées en Méditerranée et du gouvernement français à la Commission interalliée de contrôle de l'armistice austro-hongrois, sa diplomatie est remarquée. En 1920, il devient chef de la mission française à la Commission navale interalliée de l'Adriatique et est remercié vivement par le ministère des Affaires étrangères pour son efficacité.

Vice-amiral (), commandant de l’École supérieure de marine et du Centre des hautes études études navales, il y est le premier à tenter de développer la coopération interarmées en organisant des cours communs, des exercices et des voyages d'études.

Membre du Conseil de perfectionnement de l'École polytechnique, il prend sa retraite en .

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Chevalier (), Officier (), Commandeur () puis Grand-Officier de la Légion d'Honneur ().

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]