Jean Psichari

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Jean Psichari
Giannis Psycharis.JPG
Gravure sur bois de Jean Psychari dans le magazine Ποικίλη Στοά (Galerie variée) en 1888
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Γιάννης ΨυχάρηςVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Jean PsichariVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Conjoint
Noémi Renan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Ernest Psichari
Henriette Psichari (d)
Michel Psichari (d)
Corrie Psichari (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Société philologique hellénique de Constantinople (d) ()
Ligue des droits de l'hommeVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Chevalier Légion d'honneur (1919)Legion Honneur Chevalier ribbon.svg
Archives conservées par
Benakeios Library (d)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Jean Psichari
Signature

Jean Psichari (en grec : Γιάννης Ψυχάρης, Yánnis Psycháris, parfois Ιωάννης Ψυχάρης, Ioánnis Psycháris ; Odessa, 3 mai 1854 ( dans le calendrier grégorien) - Paris, ) est un écrivain, érudit et universitaire franco-grec, ardent défenseur de la langue démotique grecque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa famille était originaire de Chios. Il naquit à Odessa, alors en Russie. Après un court séjour à Constantinople durant son enfance, il s'installa définitivement en France à l'âge de quatorze ans. Il figure notamment parmi les meilleurs élèves du lycée Thiers de Marseille[2] avant de poursuivre ses études à l'École des langues orientales.

En 1882, il épousa la fille d'Ernest Renan, Noémi (1862-1943), qui lui donna plusieurs enfants, dont Ernest Psichari (1883-1914, mort pour la France), Henriette Psichari (1884-1972, future Mme Gabriel Revault d'Allonnes), Michel Psichari (1887-1917, mort pour la France) et Corrie Psichari (future Mme Robert Siohan). La famille Psichari-Renan habita jusqu'en 1913 dans la demeure familiale de la grand-tante de Noémi, Mme Cornélia Scheffer-Marjolin : l'actuel Hôtel Scheffer-Renan, rue Chaptal, qui est aujourd'hui le Musée de la vie romantique au cœur du quartier de la Nouvelle Athènes, à Paris. Après cette date, le ménage divorça et Noémi Renan choisit désormais de se faire appeler « Mme Renan ».

Ardent Dreyfusard, Jean Psichari est le l'un des 28 fondateurs de la ligue des droits de l'homme[3].

Le fils de Jean et Noémi, Michel Psichari, qui mourut le dans les combats du Mont Cornillet, avait épousé, très jeune, au printemps 1908, Suzanne, la fille d'Anatole France. Elle-même mourut en 1918, en laissant un fils orphelin.

Jean Psichari est fait chevalier de la légion d'honneur par décret du [4].

Il fut longtemps directeur d'études à l'École pratique des hautes études à partir de 1885, puis professeur à l'École des langues orientales de 1903 à 1928, succédant à Émile Legrand.

En 1886, il avait effectué un voyage en Grèce qui lui avait inspiré Mon Voyage, plaidoyer en faveur de la langue démotique. Il devint alors le maître à penser des démoticistes dans la question linguistique grecque.

Il est enterré sur l'île de Chios.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Psychari Jean, Mon voyage [« Το ταξίδι μου »], Athènes, S. K. Vlastos,‎
  • Marc Décimo, Sciences et pataphysique, t. 2, Comment la linguistique vint à Paris. De Michel Bréal à Ferdinand de Saussure, Dijon, Les presses du réel, 2014, p. 324-327.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]