Jean Pierre Hippolyte Blandan

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Statue du Sergent Blandan à Nancy.
La statue du Sergent Blandan à Nancy dans son nouveau cadre
Statue du Sergent Blandan à Lyon.

Jean Pierre Hippolyte Blandan dit le sergent Blandan est un militaire français, né à Lyon le 9 février 1819 (dans l'actuelle rue de Constantine) et mort au champ d'honneur à Boufarik le 12 avril 1842.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Engagé à l'âge de dix-huit ans en 1837, Blandan est affecté dans l'armée d'Afrique, au 26e régiment d'infanterie de ligne et participe aux opérations militaires de la conquête de l'Algérie. Il est nommé caporal le 6 août 1839, puis sergent le 1er février 1842.

Mort[modifier | modifier le code]

Le 11 avril 1842, alors qu'il conduit un détachement d'une vingtaine d'hommes pour porter le courrier du camp d'Erlon à Boufarik à la redoute de Beni Mered (Camp de Blida), sa troupe est attaquée par un groupe de trois cents cavaliers arabes. Refusant de déposer les armes devant cet ennemi supérieur en nombre et bien que grièvement blessé, il exhorte ses soldats à résister. Les secours, alertés par le bruit de la bataille entendu depuis Boufarik, n'y trouveront que cinq fusiliers survivants. Le sergent Blandan meurt de ses blessures à l'hôpital de Boufarik le 12 avril 1842, à l'âge de 23 ans.

Hommages[modifier | modifier le code]

La résistance héroïque du sergent Blandan a eu une grande portée dans les rangs de l'armée française. Son exemple est cité par le général Thomas-Robert Bugeaud. Le sergent est fait chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume. Une rue et une caserne à Nancy portent son nom[1],[2]. Un monument été érigé à sa mémoire en 1887 à Boufarik, puis a été rapatrié en France lors de l'indépendance de l'Algérie et se trouve maintenant à Nancy et placé assez naturellement dans la rue du Sergent-Blandan. Une réduction de cette statue existe à la caserne Thiry à Nancy[1].

Un village d'Algérie portait le nom de Bladan. Il était situé entre la ville de Bône (aujourd'hui Annaba) et le port de La Calle (aujourd'hui El Kala). Bladan s'appelle aujourd'hui Bouteldja.

Une seconde statue du sergent Blandan a été érigée dans sa ville natale place Sathonay à Lyon. À l'occasion du centenaire de sa mort, le 12 octobre 1942, son nom a été donnée à un fort de 17 hectares dans le 7e arrondissement de Lyon : la Caserne sergent Blandan, désaffectée et qui est devenue un parc public d'agrément ; et à une rue dans le 1er arrondissement.

La mort du sergent Blandan est dépeinte dans une toile de Louis-Théodore Devilly, pour laquelle il s'est rendu en 1879 sur les lieux où les faits se sont produits[3]. Présentée au Salon des artistes français de 1882[4],[5], elle est achetée par l'État qui en fait don au Musée des beaux-arts de Nancy, dont Devilly est le conservateur[6].

Le commandement en chef des Forces françaises en Allemagne (FFA), siégeant à Baden-Baden, donna le nom de « mess Sergent-Blandan » à un mess ayant fonctionné entre le début des années 1950 et la fin des années 1990. Ce mess, qui était prioritairement destiné aux sous-officiers, était situé dans le quartier français de Baden-Baden plus spécialement affecté au logement des familles de sous-officiers (armée de terre, armée de l'air et gendarmerie) et civils de rang assimilé, quartier connu sous le nom de « cité Thiérache »[7]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b L'immeuble et la construction dans l'Est N°8, (25 juin 1905) p.71
  2. L'ancien grand chemin de Saint-Charles fut renommé rue du Sergent-Blandan par décision du conseil municipal de la ville de Nancy du 6 mai 1886.
  3. Christine Peltre (préf. Bernard Dorival), L'école de Metz, 1834-1870, Nancy, Serpenoise (ISBN 2-87692-019-0) et Presses universitaires de Nancy (ISBN 2-86480-281-3), 1988, p. 83.
  4. François-Guillaume Dumas (dir.), Catalogue illustré du Salon, Paris, L. Baschet, 1882, p. XXXII.
  5. Notice no ARCG0525, base Archim, ministère français de la Culture.
  6. Élisabeth Cazenave, Les artistes de l'Algérie : Dictionnaire des peintres, sculpteurs, graveurs, 1830-1962, Paris, Bernard Giovanangeli et Association Abd-el-Tif, 2001 (ISBN 2-909034-27-5), p. 222, et L'Afrique du Nord révélée par les musées de province, Paris, Bernard Giovanangeli et Association Abd-el-Tif, 2004 (ISBN 2-909034-60-7), p. 178.
  7. (fr) Page « Les Cités », sur le site de Catherine Gouny (site majoritairement rédigé en allemand), page consultée le 13 novembre 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]