Jean Payra
| Jean Payra | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Sénateur français | |
| – (1 an, 4 mois et 15 jours) |
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| Circonscription | Pyrénées-Orientales |
| Député français | |
| – (11 ans, 7 mois et 15 jours) |
|
| Élection | 11 mai 1924 |
| Réélection | 29 avril 1928 8 mai 1932 |
| Circonscription | Pyrénées-Orientales |
| Législature | XIIIe, XIVe et XVe (Troisième République) |
| Groupe politique | SOC |
| Successeur | François Delcos |
| Maire de Perpignan | |
| – (2 ans et 10 jours) |
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| Prédécesseur | Victor Dalbiez |
| Successeur | Laurent Baudru |
| Conseiller général des Pyrénées-Orientales | |
| – (6 ans) |
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| Circonscription | Canton de Perpignan-Est |
| Prédécesseur | Victor Dalbiez |
| Successeur | François Delcos |
| – (6 ans) |
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| Circonscription | Canton de Prats-de-Mollo-la-Preste |
| Prédécesseur | Arsène Guisset |
| Successeur | François Brunet |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Perpignan |
| Date de décès | (à 55 ans) |
| Lieu de décès | Perpignan |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | SFIO |
| Profession | Courtier en vins |
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Jean Payra, né le à Perpignan et mort le dans cette même ville, est un homme politique français.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jean Payra le sportif
[modifier | modifier le code]Amoureux du Rugby à XV, il joue à l'Association sportive perpignanaise, dont il est le capitaine de l'équipe première de 1904 à 1908. Avec l'équipe catalane, il devient champion du Sud deuxième série en 1903, battant le Stade toulousain 8 à 6. Il inscrit notamment un essai. L’année suivante, en , il participe à un concours de saut en longueur sans élan et en saut à la perche. Il décroche la première place en saut en longueur, et la seconde en saut à la perche. Il bat le record du championnat du Sud de saut en hauteur sans élan avec un saut à 1,46 m[1].
En 1909, bien qu'encore joueur, il se concentre à l’administration du club. C'est dans ses conditions qu'il devient délégué au comité du Languedoc. En 1912, lors de la scission du Stade olympien perpignanais, il préfère rester à l'ASP. En 1919, il est un acteur de la réunification des clubs catalans et de la création de l'Union sportive perpignanaise. Il en devient le président de 1922 à 1924. Il participe au boycott du match amical contre Toulouse, après la désignation de l'arbitre, M. Barras, un ancien dirigeant de Toulouse qui avait injurié les catalans après la victoire perpignanaise[1],[2].
Jean Payra le politicien
[modifier | modifier le code]Fils de petits commerçants, Jean Payra doit travailler dès la fin de ses études primaires, et devient courtier en vins. En 1903, il adhère au Parti socialiste français de Jean Jaurès, puis à la SFIO après l'unification de 1905.
Se situant nettement à l'aile droite du Parti socialiste, il adopte cependant des positions pacifistes de 1916 à 1918.
Partisan d'une alliance avec les radicaux, Jean Payra impose une liste commune avec le Parti radical aux élections législatives de , mais il est battu. Il obtient plus de succès aux élections municipales : à Perpignan, il est élu sur une liste commune de socialistes et de radicaux, et devient premier adjoint au maire.
Après le congrès de Tours, Jean Payra choisit de rester à la SFIO. Élu député en 1924 sur une liste de Cartel des gauches, il est réélu en 1928 et 1932. À la Chambre des députés, il est vice-président de la commission des Boissons et vice-président de la commission du Suffrage universel. À ce titre, il est à l'origine de la loi de 1927 rétablissant le scrutin majoritaire d'arrondissement. Il devient sénateur en 1935. Bien que partisan d'une participation des socialistes à des gouvernements avec les radicaux, il refuse les propositions qui lui sont faites de devenir sous-secrétaire d'État à l'enseignement technique, la majorité de la SFIO s'étant prononcé contre une participation minoritaire.
Jean Payra est réélu au conseil municipal de Perpignan en 1929, mais il perd son poste d'adjoint. En 1935, à la tête d'une liste socialiste, il remporte les élections et devient maire. Il est également élu conseiller général de Prats-de-Mollo, puis de Perpignan-est en 1928. Il est président du conseil général des Pyrénées-Orientales jusqu'à son décès en 1937.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Des hommes et le Roussillon 2004, p. 322.
- ↑ Des hommes et le Roussillon 2004, p. 323.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jean Maitron (dir.), Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, éd. de l'Atelier, cédérom, 1997
- « Jean Payra », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
- Jean Rifa et Patrice Teisseire-Dufour, Des hommes et le Roussillon, Alzamora de Girona, Éditions Trabucaire, , 331 p. (ISBN 978-2-849-74011-8).

Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Liste des maires de Perpignan
- Liste des députés des Pyrénées-Orientales
- Liste des sénateurs des Pyrénées-Orientales
Liens externes
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- Ressources relatives à la vie publique :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Député membre de la Section française de l'Internationale ouvrière
- Président du conseil général des Pyrénées-Orientales
- Maire de Perpignan
- Député des Pyrénées-Orientales (Troisième République)
- Sénateur de la Troisième République française
- Sénateur des Pyrénées-Orientales
- Naissance en février 1882
- Naissance à Perpignan
- Décès en mai 1937
- Décès à Perpignan
- Député de la quinzième législature de la Troisième République
- Décès à 55 ans
- Député de la treizième législature de la Troisième République
- Député de la quatorzième législature de la Troisième République
- Joueur de l'AS Perpignan
- Joueur français de rugby à XV
- Sauteur en longueur français
- Sauteur en hauteur français
