Jean Ortiz

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Jean Ortiz
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Jean Ortiz est un maître de conférences, syndicaliste et parfois homme politique. Il est d’abord spécialiste des littératures des Amériques et des littératures de langue espagnole, il est aussi journaliste, donnant des chroniques à L'Humanité[1], et à la revue altermondialiste Mémoire des luttes[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1948 dans le Tarn, Jean Ortiz est le fils d’un combattant républicain espagnol de la Guerre d'Espagne, par la suite résistant dans l’Aveyron. Il a fait des études supérieures à Montpellier et Toulouse. Il milite dans sa région mais reste connu dans plusieurs pays d'Amérique du sud, sur lesquels il a publié un grand nombre d'articles et d'ouvrages.

Après un séjour en Amérique latine en tant que journaliste de L'Humanité, il enseigne dans l’Aveyron, le Lot-et-Garonne et à Toulouse. Depuis vingt ans maître de Conférences à l’Université de Pau, il travaille sur la République espagnole, l’anti-franquisme, les maquis, et sur le vingtième siècle latino-américain en particulier sur les révolutions cubaine, vénézuélienne, bolivienne[3]. Dans la revue en ligne de l'association Mémoire des luttes, il signe un article sur le Vénézuéla et la révolution Bolivarienne[4]

Il a créé et anime depuis 1992, à Pau, le festival latino-américain « CulturAmérica » dans un esprit de rapprochement avec le cône sud-américain. S'il anime au niveau régional des rencontres citoyennes autour de ce thème[5] ; [6], il est reconnu internationalement comme auteur de référence dans son domaine, cité pour la venue en France de l’avocat chilien Eduardo Contreras[7] qui fut le premier à soulever la question des victimes de la dictature Pinochet au Chili en 2005 [8].

Politique[modifier | modifier le code]

Jean Ortiz a été candidat aux législatives à Castres en 1973. Après une longue parenthèse, il est revenu à la politique en 2009, en tant que candidat en 9e position sur la liste Sud-Ouest du Front de Gauche lors des élections européennes.

En 2010, il s’est beaucoup investi dans le soutien au juge Baltasar Garzón qui réclamait un jugement des crimes des franquistes malgré la loi d’amnistie de 1977. Sur ce point, Bartolomé Bennassar reste plus prudent et redoute « l’ouverture d’une boîte de Pandore, sachant qu’il y a eu aussi des crimes commis par les républicains [9] »

En 2017, il cosigne une tribune dans médiapart intitulée « Faire gagner la gauche passe par le vote Mélenchon »[10].

Il est considéré par certains médias comme un spécialiste de l’Amérique latine et de Cuba[11].

Tauromachie[modifier | modifier le code]

Ortiz est également un fervent aficionado. Il a publié sur ce sujet des articles dans le journal L'Humanité dont un Plaidoyer pour la tauromachie[12], ainsi qu’un livre de référence sur la tauromachie en Amérique latine, ouvrage collectif : Jean Ortiz (dir.), Tauromachies en Amérique latine, Paris, Atlantica, , 160 p. (ISBN 2-8439-4723-5). Il publie régulièrement des billets pour défendre la tauromachie[13].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

L'universitaire Pierre Veyssiere salue « l'honnêteté intellectuelle  » de Jean Ortiz qui à travers son ouvrage Fulgencio Batista et les communistes. Qui a trompé le diable?, ose aborder les relations entre le Parti communiste cubain et Fulgencio Batista[14].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Livres[modifier | modifier le code]

  • Le socialisme à la cubaine (avec Georges Fournial), Éditions Sociales, Paris, 1983, 237 pages ;
  • Fulgencio Batista et les communistes. Qui a trompé le diable? Éditions L'Harmattan, 1998
  • Julio Antonio Mella - Aux origines du communisme cubain, Éditions L'Harmattan, 1999
  • Tauromachie et représentation du monde en Amérique latine, Éditions Atlantica 2004 ;
  • Mi guerra civil, éd. Atlantica, 2005 ;
  • Rouges maquis de France et d’Espagne : les guérilleros, sous la direction de Jean Ortiz, éd. Atlantica, 2006, 490 pages ;
  • Che plus que jamais, actes du colloque « L’éthique dans la pensée et la pratique de Ernesto, Che, Guevara », éd. Atlantica, 2007, 360 pages ;
  • Guerrilleros en Béarn: étranges "terroristes" étrangers, éd. Atlantica, 2007 ;
  • Recueil de poèmes.

Documentaires audiovisuels[modifier | modifier le code]

Jean Ortiz a réalisé plusieurs documentaires sur les républicains espagnols, en collaboration avec Jean-Dominique Gautier dont

  • Rouge Miroir (2007)[15]
  • Le Cri du silence, 2007 [16]
  • Confidences Cubaines, 2007 [17]
  • Paroles d'anciens, 2008
  • Fils de Rojo, 2009

Ses documentaires et ouvrages sont partiellement sur la fiche autorité personne Jean Ortiz ainsi que sur la fiche d'autorité internationale VIAF Jean Ortiz

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]