Jean Menesson

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Jean Menesson
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Biographie
Naissance
Décès
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FlossenbürgVoir et modifier les données sur Wikidata
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Activité
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Distinctions

Jean Mennesson[1] (1916-1945) fut, pendant la Seconde Guerre mondiale, un agent secret britannique du Special Operations Executive. Il effectua deux missions en France.

Identités[modifier | modifier le code]

  • État civil : James Francis George Mennesson
  • Comme agent du SOE :
    • Nom de guerre (field name) : « Henri »
    • Nom de code opérationnel : BIRCH
    • Enregistré par le SOE : James Francis George Menzies

Parcours militaire : SOE, section F, General List ; grade : captain ; matricule : 183054.

Famille[modifier | modifier le code]

Sa femme : Maureen Menzies

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

James Francis George Mennesson naît le 24 juillet 1916, en France. Il réside en Essex. Il est enseignant au lycée français de Kensington (Londres).

Première mission[modifier | modifier le code]

Sa première mission en France consistait à prendre contact avec Virginia Hall, à Lyon.

Il arrive en France par felouque le 21/22 avril 1942[2]. En même temps que lui, sont débarqués à Antibes Maurice Pertschuk « Eugène » et Paul Le Chêne « Victor ». Il se rend à Cannes, puis à Lyon, où Virginia Hall le met en contact avec Georges Duboudin « Alain », le chef du réseau SPRUCE, qui lui confie de diriger, en son nom, le journal clandestin Le Coq enchaîné du groupe COMBAT[3]. À la fermeture du journal, il obtient un emploi de couverture à la Délégation du Rhône pour le Secours National.

En juin 1943, sa secrétaire est arrêtée et la Gestapo est sur ses traces. Il décide de quitter la France : il traverse les Pyrénées à pied et arrive en Angleterre le 2 septembre 1943.

Deuxième mission en France[modifier | modifier le code]

Définition de la mission[4] : monter et commander le réseau BIRCH. Obtenir un emploi au Secours National, mais à Paris cette fois. Mettre au point une méthode pour empêcher les Allemands de réquisitionner les stocks de nourriture et les magasins de vêtements du Secours National. Si possible, soumettre au Secours National des plans de coordination des besoins civils, pour permettre aux Alliés d’estimer les besoins. Son nom de guerre est « Henri ».

Il est amené en avion dans la nuit du 15 au 16 novembre 1943[5]. Paul Pardi, André Maugenet et lui vont prendre le train pour Paris. Ils sont suivis jusqu'à la gare[6]. En choisissant de voyager dans trois compartiments différents, ils gênent les deux personnes qui les suivent. Mais, arrivés à la gare de Paris-Montparnasse, ils se retrouvent et sont alors arrêtés tous les trois. Paul Pardi et Jean Mennesson ne parlent pas.

Il est exécuté en captivité, le , à Flossenbürg.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

  • En tant que l'un des 104 agents du SOE section F morts pour la France, James Mennesson est honoré au mémorial de Valençay (Indre).
  • Brookwood Memorial, Surrey, panneau 21, colonne 3.
  • Musée du camp de Flossenbürg : une plaque, inaugurée le , rend hommage à Jean Mennesson parmi quinze agents du SOE exécutés.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. On trouve aussi son nom écrit comme suit : Jean Manesson, James Menesson, Jean Mennesson.
  2. Récit de l’arrivée : voir Sir Brooks Richards, p. 643-644.
  3. Source Foot, p. 312.
  4. Source Boxshall.
  5. Opération : CONJURER organisée par Henri Déricourt ; Terrain ACHILLE près d'Angers ; avion Hudson ; équipage : Wing commander Lewis Hodges et squadron leader Wagland ; personnes amenées (5) : Victor Gerson « René », Jean Menesson « Henri », Paul Pardi « Philibert », André Maugenet « Benoît », H.J. Fille-Lambie ; personnes remmenées : Francis Cammaerts « Roger », François Mitterrand, Pierre du Passage, Pierre Mulsant, Mme Fontaine, John Barrett « Honoré », Charles Rechenmann « Julien », (...+ ?) [Source: Verity, p. 289]
  6. Il semble qu'ils aient été trahis par Henri Déricourt. Au cours d'un entretien avec Jean Overton Fuller, Déricourt, après son acquittement, admit avoir trahi quatre personnes : ces trois-là, plus le colonel Bonotaux. En tout cas, les Allemands étaient au courant de l'arrivée d'André Maugenet, ayant réussi à faire fonctionner le poste de Frank Pickersgill, permettant à Hans Kieffer, le chef du Sicherheitsdienst en France, d'observer le ramassage à distance prudente [Source : Verity, p. 176 et 207]

Sources et liens externes[modifier | modifier le code]

  • Fiche Menzies, James Francis George, avec photos sur le site Special Forces Roll of Honour.
  • Michael Richard Daniell Foot, Des Anglais dans la Résistance. Le Service Secret Britannique d'Action (SOE) en France 1940-1944, annot. Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Tallandier, 2008, (ISBN 978-2-84734-329-8). Traduction en français par Rachel Bouyssou de (en) SOE in France. An account of the Work of the British Special Operations Executive in France, 1940-1944, London, Her Majesty's Stationery Office, 1966, 1968 ; Whitehall History Publishing, in association with Frank Cass, 2004.
    Ce livre présente la version officielle britannique de l’histoire du SOE en France. Une référence essentielle sur le sujet du SOE en France.
  • Hugh Verity, Nous atterrissions de nuit..., préface de Jacques Mallet, 5e édition française, Éditions Vario, 2004.
  • Sir Brooks Richards, Flottilles secrètes. Les liaisons clandestines en France et en Afrique du Nord, 1940-1944, traduction par Pierrick Roullet, Éditions Marcel-Didier Vrac (M.D.V.), 2001.
  • Lt. Col. E.G. Boxshall, Chronology of SOE operations with the resistance in France during world war II, 1960, document dactylographié (exemplaire en provenance de la bibliothèque de Pearl Witherington-Cornioley, consultable à la bibliothèque de Valençay). Voir sheet 17 DONKEYMAN CIRCUIT et sheet 48, SPRUCE CIRCUIT.
  • J.D. Sainsbury, Le Mémorial de la section F, Gerry Holdsworth Special Forces Charitable Trust, 1992.