Jean McEwen

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Jean McEwen
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Naissance
Décès
(à 75 ans)
Montréal, Drapeau : Québec Québec
Nom de naissance
Jean Albert McEwen
Nationalité
Québécois (Canadien)
Activité
Mouvement
Influencé par


Jean McEwen, né le à Montréal et décédé le à Montréal, est un peintre québécois[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait des études supérieures en pharmacie à l'Université de Montréal, mais se passionne pour l'art et la littérature. Un an avant de l'obtention de son diplôme, il abandonne la science pour la peinture.

D'abord influencé par l'impressionnisme, il subit l'influence de Paul-Émile Borduas qui le pousse à se rendre à Paris, en 1951, où McEwen s'imprègne des plus récentes tendances de la peinture d'avant-garde. De retour à Montréal, il est sensible à l'expressionnisme abstrait de Jackson Pollock, Sam Francis, Mark Rothko et, surtout, à l'art de Jean-Paul Riopelle. Il aborde la peinture non-figurative en adhérant à l'abstraction lyrique et, comme Riopelle, utilise à cette époque un couteau pour créer des effets de pleine surface.

Ses œuvres de maturité apparaissent dès le début des années 1960, notamment avec Entrelacs rouges (1961, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa), Grand fil de plomb no 2 (1961, Musée des beaux-arts de Montréal) et À mauve ouvert (1963, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa). Sa signature originale offrent des compositions symétriques et hiératiques aux multiples couches opaques et translucides, presque toujours appliqués avec les doigts, que le peintre voue à la sensualité de la couleur, de la lumière et du geste. Souvent divisés par un « fil de plomb » en deux ou trois sections, ses tableaux exploitent la verticalité et un sensation de profondeur où la lumière, captée sous un glacis minéral, court comme un fluide, dans un art qui rappellent celui des vitraux. McEwen a d'ailleurs signé un groupe de vitraux pour l'Université Concordia de Montréal. À partir des années 1970, ses toiles renouent à l'occasion avec les motifs de la nature et de sa lumière (Les Fiançailles, 1976, Musée des beaux-arts du Canada, Ottawa).

Au début des années 1960, il est président de l'Association des artistes non-figuratifs de Montréal.

Au cours de sa carrière, il se voit décerner plusieurs prix et distinctions au Canada comme à l'étranger.

En 1987, le Musée des beaux-arts de Montréal a présenté une importante rétrospective de son œuvre.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Il a obtenu le Prix Paul-Émile-Borduas en 1998.

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Musée des beaux arts de Montréal, 1960, 19 février - 6 mars, «Paintings by Suzanne Meloche and Jean McEwen »[2]

Sources et références[modifier | modifier le code]

  • L'Encyclopédie du Canada, Montréal, Les Éditions internationales Alain Stanké, 2000, p. 1486

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'Encyclopédie canadienne: Jean McEwen
  2. Jacinthe Blanchard-Pilon, Entre la fuite et l'exil : réception, circulation et reconnaissance des artistes non figuratifs du Québec au Musée des beaux-arts de Montréal, au Musée de la Province et à la Galerie nationale du Canada (1955-1960), mémoire de maîtrise, Université du QUébec à Montréal, 2016. URL du document: http://www.archipel.uqam.ca/8466/