Jean-Louis Masson

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Jean-Louis Masson
Jean-Louis Masson au palais du Luxembourg, le 25 avril 2014.
Jean-Louis Masson au palais du Luxembourg, le .
Fonctions
Sénateur de la Moselle
En fonction depuis le
Élection
Réélection
Groupe politique RASNAG (depuis 2004)
Conseiller général du canton de Vigy
En fonction depuis le
Prédécesseur Paul Vincent
Conseiller régional de Lorraine
Député de la 2e circonscription de la Moselle
Prédécesseur Pierre Kédinger
Député de la Moselle
(scrutin proportionnel par département)
Député de la 3e circonscription de la Moselle
Successeur Marie-Jo Zimmermann
Conseiller municipal de Nouilly
– en cours
Conseiller municipal de Metz
Biographie
Nom de naissance Jean-Louis Masson
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Metz (Moselle)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique RPR (1978-2002)
UMP (2002-2004)
Diplômé de Polytechnique
ENSMP
Université de Metz
Université de Nancy
Université Paris-II
EPHE
Profession Ingénieur en chef des mines

Jean-Louis Masson, né le à Metz, est un homme politique français.

Il est sénateur de la Moselle depuis et président du parti politique Démocratie et République, anciennement Metz pour tous.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Masson est un ancien élève de l'École polytechnique (promotion 1966) et est ingénieur diplômé de l’École nationale supérieure des mines de Paris (ENSMP).

Il a en outre obtenu deux doctorats d’État, l'un en sciences économiques (à l'université de Nancy) et l'autre en droit (à l'université Paris-II, avec mention du jury), et un diplôme d’histoire moderne à l’École pratique des hautes études (EPHE). Emmanuel Ratier note ainsi, en 1992, qu'il « est un des députés les plus titrés de l'Assemblée »[1].

Il est ingénieur en chef des mines et ancien inspecteur national des installations nucléaires.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1976, il est élu conseiller général sans étiquette du canton de Vigy et constamment réélu depuis lors.

En 1978, il rejoint le RPR. La même année, à 30 ans, il est élu député de la Moselle en devançant au premier tour un autre candidat de droite, Alice Saunier-Seité, ministre des Universités parachutée dans le département avec le soutien du président Valéry Giscard d'Estaing et du maire de Metz Jean-Marie Rausch, et en battant au second tour le socialiste Jean-Pierre Masseret.

Durant la précampagne pour les élections municipales de 1983 à Metz, il est accusé d'avoir fait rédiger un tract diffamatoire anonyme contre lui-même dans l'optique de jeter le discrédit sur Jean-Marie Rausch[2],[3]. Sa mise en cause l'amène à ne pas présenter sa liste[2],[3] mais la procédure judiciaire à la suite de la plainte de Jean-Marie Rausch ne le met pas personnellement en cause. En 1989, il est élu conseiller municipal de Metz après avoir conduit la liste Metz pour tous (réélu en 1995).

Constamment élu député depuis 1978, son élection de 1997 est annulée par le Conseil constitutionnel pour avoir financé la campagne d'un concurrent, afin d'affaiblir sa rivale centriste, Nathalie Griesbeck, soutenue par Jean-Marie Rausch[3]. Le rejet de son compte de campagne, entraîne son inéligibilité pour un an. Sa suppléante Marie-Jo Zimmermann se présente alors à sa place et est élue avec son soutien en février 1998.

En mars 1998, il conduit une liste indépendante aux élections régionales et obtient trois sièges en Moselle. Il devient alors vice-président du Conseil régional de Lorraine.

En 1999, il est mis en examen avec Marie-Jo Zimmermann à la suite d'une plainte de Jean-Marie Rausch pour abus de confiance et fraude électorale. Il est condamné en 2005 à 9 mois de prison avec sursis pour avoir employé des secrétaires payées par l'OPAC de Moselle (présidé par lui) lors des campagnes cantonales de 1994 et législatives de 1997[4], mais la cour d'appel de Metz rend un arrêt le 29 juin 2006 qui le relaxe ainsi que la députée Marie-Jo Zimmermann[5]. Le maire de Metz, Jean-Marie Rausch et la députée européenne Nathalie Griesbeck s'étant pourvus en cassation contre l'arrêt de relaxe, celui-ci a été totalement confirmé par la Cour de Cassation le 13 septembre 2007[6].

Sénateur (depuis 2001)[modifier | modifier le code]

Candidat divers droite, il est ensuite élu sénateur de la Moselle le et réélu en septembre 2011. Il est également élu conseiller municipal de Nouilly en 2008.

D'après Mediapart[7], sa formation politique, Démocratie et République, basée à Metz, dépourvue de réelle activité nationale, serait un « parti-guichet », quand elle jouit, en 2010, avec 13 députés et sénateurs affiliés, de subventions publiques et de 18 294 euros de cotisation des adhérents[8].

Jean-Louis Masson est le seul parlementaire qui n'ait pas participé au vote (déclaré « non-votant ») du sur le projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République[9].

Lors des élections départementales de 2015, il est élu, en tandem avec Martine Gillard, adjointe au maire de Peltre, conseiller départemental du nouveau canton du Pays Messin.

En mai suivant, il est condamné à 2 000 euros d'amende avec sursis et 1 000 euros de dommages et intérêts pour « diffamation » envers son opposant François Grosdidier[10]. Toutefois, par un arrêt du 16 décembre 2015, la cour d’appel de Metz le relaxe reconnaissant "sa bonne foi" et souligne que le mail contesté était une réponse « à un fascicule édité par François Grosdidier »" qui avait été massivement distribué aux élus et aux électeurs en juin 2013 [11].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Positionnement général[modifier | modifier le code]

Selon l'auteur du livre Qui n'est pas de droite ?, il aurait appelé à ne pas voter pour le président sortant Valéry Giscard d'Estaing[1]. En 1988, il se réclame de la « droite sociale, populaire et nationale »[1]. Il est en faveur de l'union des droites avec le Front national[1]. Pour Emmanuel Ratier, il n'a « pas l'habitude de mâcher ses mots »[1].

Anonymat des blogueurs sur internet[modifier | modifier le code]

Début mai 2010, Jean-Louis Masson est l'auteur d'une proposition de loi visant à rendre obligatoire la publication de l'identité des éditeurs de sites de communication en ligne et en particulier des blogueurs, proposition contre laquelle une pétition a été signé notamment par Pierre Chappaz, PDG de Wikio, Jean-Baptiste Clot de CanalBlog, Frédéric Montagnon d'OverBlog ou encore Jean-François Julliard, secrétaire général de Reporters sans frontières[12].

Transparence et encadrement des subventions de la réserve parlementaire[modifier | modifier le code]

Afin de moraliser la vie publique, le sénateur Jean-Louis Masson a demandé que les crédits de la réserve parlementaire soient gérés avec plus d'équité et de transparence[13]. Il réclame aussi et surtout, qu'un encadrement juridique évite les dérives et autres abus.

Dans ce but, il a déposé le 23 novembre 2012, une proposition de loi sur le sujet [14],[15].

Dans le même ordre d'idée, il a interpellé le ministre de l'Intérieur par une question orale lors de la séance publique du Sénat du 5 février 2013 [16].

Clause de conscience relative au mariage homosexuel[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Masson s’est fermement opposé à la loi sur le mariage entre personnes de même sexe. Il a par ailleurs déposé une proposition de loi autorisant les maires à invoquer la clause de conscience afin de ne pas être obligé de prononcer un mariage homosexuel qui heurterait leurs convictions religieuses ou leur éthique personnelle.

Selon cette proposition de loi, le procureur de la République désignerait alors un officier d’état civil volontaire pour prononcer le mariage à la place du maire[17],[18],[19].

Suppression du Conseil économique, social et environnemental[modifier | modifier le code]

En août 2013, Jean-Louis Masson propose de supprimer le Conseil économique, social et environnemental dont il conteste l'efficacité[20],[21].

En avril 2016, il dépose dans le même esprit une proposition de loi tendant à supprimer les Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux[22],[23].

Réforme des collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

En mai 2014, Jean-Louis Masson prend position[24] contre le projet du gouvernement visant à redécouper les régions et à supprimer les départements. Notamment en ce qui concerne l’Est de la France, il réclame soit le statu quo, soit la création d’une grande région Est formée par l’Alsace, la Lorraine et Champagne-Ardenne[25].

Totalement opposé à la réforme qui consiste à remplacer les communes par les intercommunalités, il est l'un des 49 sénateurs (sur 348) qui ont voté contre la loi NOTRe (scrutin n°231, séance du 16 juillet 2015 [26].

Immigration et contrôle des musulmans[modifier | modifier le code]

Le , à l'occasion du débat sur le projet de loi relatif au droit des étrangers, il se déclare « hostile à l'immigration » pour des raisons conjoncturelles (importance du chômage et difficultés économiques en France) et structurelles (incapacité des dernières vagues d'immigration à s'assimiler, communautarisme et danger terroriste). Achevant son discours à la tribune du Sénat, il déclare que « l'immigration d’aujourd’hui, c'est les terroristes de demain » ; ces propos suscitent un tollé surtout dans les rangs de la gauche[27]. Il propose, en mai 2016, de contrôler en priorité les musulmans pour répondre à la menace terroriste[28].

Synthèse des mandats[modifier | modifier le code]

Anciens mandats

Mandats en cours

  • Conseiller départemental du canton du Pays messin depuis 2015 (en binôme avec Martine Gillard)
  • Conseiller municipal de Nouilly depuis 2008
  • Sénateur depuis 2001
  • Président du SIVOM des cantons de Vigy et Montigny-Nord depuis 1977

Publications[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Ratier 1992
  2. a et b Michel Feltin, « Metz: Rausch: la fois de trop ? », L'Express,‎
  3. a, b et c Stéphanie Hancq, « Anonymat des blogueurs : quand le sénateur cachait son identité », Nouvelobs interactif,‎
  4. « Deux parlementaires condamnés », Nouvelobs interactif,‎
  5. La cour d'appel de Metz a relaxé hier le sénateur (DVD) Jean-Louis Masson et la députée (UMP) Marie-Jo Zimmerman, liberation.fr, 30 juin 2006
  6. Le Républicain Lorrain, 14 septembre 2007
  7. Après les partis de poche, le parti «guichet»!
  8. [1]
  9. Scrutin public à la tribune sur le projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République
  10. Thierry Gelhaye, « Diffamation : le sénateur Jean-Louis Masson condamné », sur france3-regions.francetvinfo.fr, France 3 Lorraine,‎
  11. Poursuivi pour diffamation Jean-Louis Masson relaxé, c.republicain-lorrain.fr, 17 décembre 2015
  12. Xavier Ternisien, « Un blogueur doit-il rester anonyme ? », sur lemonde.fr,‎
  13. Inégalités dans la répartition de la réserve parlementaire, lefigaro.fr, 14 décembre 2012
  14. [2]
  15. Après celle des députés, la réserve parlementaire des sénateurs rendue publique, localtis.info, 24 septembre 2014
  16. [3]
  17. Mariage gay : proposition de loi pour instaurer une clause de conscience, lepoint.fr, 27 mai 2013
  18. Article 20minutes
  19. Mariage gay: proposition du sénateur Jean-Louis Masson autorisant les maires à invoquer la clause de conscience, huffingtonpost.fr, 27 mai 2013
  20. [4]
  21. Faut-il supprimer le Conseil économique social et environnemental ?, lagazettedescommunes.com, 12 septembre 2013
  22. [5]
  23. La suppression des Ceser, une nouvelle fois sur la table, Article La Gazette des communes, 28 avril 2016
  24. Conseil général : « L’avenir ne se fera pas sans nous »
  25. Proposition de loi no 567
  26. [6]
  27. François Vignal, « L’immigration d’aujourd’hui, ce sont les terroristes de demain » : tollé au Sénat après les propos du sénateur Masson », sur publicsenat.fr, Public Sénat,‎
  28. Louis Nadau, « Terrorisme : un sénateur propose de contrôler en priorité les musulmans », sur lefigaro.fr,‎

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]