Jean-Louis Masson

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Jean Louis Masson)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Pour les personnes ayant le même patronyme, voir Masson.
Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour voir d'autres.
Cet article ou cette section ne s'appuie pas, ou pas assez, sur des sources secondaires ou tertiaires (juin 2014).

Pour améliorer la vérifiabilité de l'article, merci de citer les sources primaires à travers l'analyse qu'en ont faite des sources secondaires indiquées par des notes de bas de page (modifier l'article).

Jean-Louis Masson
Jean-Louis Masson au palais du Luxembourg, le 25 avril 2014.
Jean-Louis Masson au palais du Luxembourg, le .
Fonctions
Sénateur de la Moselle
En fonction depuis le
Élection
Réélection
Groupe politique RASNAG (depuis 2004)
Conseiller général du canton de Vigy
En fonction depuis le
Prédécesseur Paul Vincent
Conseiller régional de Lorraine
Député de la 2e circonscription de la Moselle
Prédécesseur Pierre Kédinger
Député de la Moselle
(scrutin proportionnel par département)
Député de la 3e circonscription de la Moselle
Successeur Marie-Jo Zimmermann
Conseiller municipal de Nouilly
– en cours
Conseiller municipal de Metz
Biographie
Nom de naissance Jean-Louis Masson
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Metz (Moselle)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique RPR (1978-2002)
UMP (2002-2004)
Diplômé de Polytechnique
ENSMP
Université de Metz
Université de Nancy
Université Paris-II
EPHE
Profession Ingénieur en chef des mines

Jean-Louis Masson, né le à Metz, est un homme politique français.

Il est sénateur de la Moselle depuis et président du parti politique Démocratie et République, anciennement Metz pour tous.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Masson est un ancien élève de l'École polytechnique (promotion 1966) et est ingénieur diplômé de l’École nationale supérieure des mines de Paris (ENSMP).

Il a en outre obtenu deux doctorats d’État, l'un en sciences économiques (à l'université de Nancy) et l'autre en droit (à l'université Paris-II, avec mention du jury), et un diplôme d’histoire moderne à l’École pratique des hautes études (EPHE). Emmanuel Ratier note ainsi, en 1992, qu'il « est un des députés les plus titrés de l'Assemblée »[1].

Il est ingénieur en chef des mines et ancien inspecteur national des installations nucléaires.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En 1976, il est élu conseiller général sans étiquette du canton de Vigy et constamment réélu depuis lors.

En 1978, il rejoint le RPR. La même année, à 30 ans, il est élu député de la Moselle en devançant au premier tour un autre candidat de droite, Alice Saunier-Seité, ministre des Universités parachutée dans le département avec le soutien du président Valéry Giscard d'Estaing et du maire de Metz Jean-Marie Rausch, et en battant au second tour le socialiste Jean-Pierre Masseret.

Durant la précampagne pour les élections municipales de 1983 à Metz, il est accusé d'avoir fait rédiger un tract diffamatoire anonyme contre lui-même dans l'optique de jeter le discrédit sur Jean-Marie Rausch[2],[3]. Sa mise en cause l'amène à ne pas présenter sa liste[2],[3] mais la procédure judiciaire à la suite de la plainte de Jean-Marie Rausch ne le met pas personnellement en cause. En 1989, il est élu conseiller municipal de Metz après avoir conduit la liste Metz pour tous (réélu en 1995).

Constamment élu député depuis 1978, son élection de 1997 est annulée par le Conseil constitutionnel pour avoir financé la campagne d'un concurrent, afin d'affaiblir sa rivale centriste, Nathalie Griesbeck, soutenue par Jean-Marie Rausch[3]. Le rejet de son compte de campagne, entraîne son inéligibilité pour un an. Sa suppléante Marie-Jo Zimmermann se présente alors à sa place et est élue avec son soutien en février 1998.

En mars 1998, il conduit une liste indépendante aux élections régionales et obtient trois sièges en Moselle. Il devient alors vice-président du Conseil régional de Lorraine.

Sénateur (depuis 2001)[modifier | modifier le code]

Candidat divers droite, il est ensuite élu sénateur de la Moselle le et réélu en septembre 2011. Il est également élu conseiller municipal de Nouilly en 2008.

D'après Mediapart[4], sa formation politique, Démocratie et République, basée à Metz, dépourvue de réelle activité nationale, serait un « parti-guichet », quand elle jouit, en 2010, avec 13 députés et sénateurs affiliés, de subventions publiques et de 18 294 euros de cotisation des adhérents[5].

Jean-Louis Masson est le seul parlementaire qui n'ait pas participé au vote (déclaré « non-votant ») du sur le projet de loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République[6].

Lors des élections départementales de 2015, il est élu, en tandem avec Martine Gillard, adjointe au maire de Peltre, conseiller départemental du nouveau canton du Pays Messin.

En mai suivant, il est condamné à 2 000 euros d'amende avec sursis et 1 000 euros de dommages et intérêts pour « diffamation » envers son opposant François Grosdidier[7]. Le , à l'occasion du débat sur le projet de loi relatif au droit des étrangers, il déclare à la tribune du Sénat que « l'immigration d’aujourd’hui, c'est les terroristes de demain » ; ces propos suscitent un tollé[8].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Positionnement général[modifier | modifier le code]

Dans Qui n'est pas de droite ?, il appelle à faire battre le président sortant Valéry Giscard d'Estaing[1]. En 1988, il se réclame de la « droite sociale, populaire et nationale »[1]. Il est en faveur de l'union des droites avec le Front national[1]. Pour Emmanuel Ratier, il n'a « pas l'habitude de mâcher ses mots »[1].

Gratuité des appels vers les services sociaux[modifier | modifier le code]

L’article 55 de la loi no 2004-575 pour la confiance dans l’économie numérique prévoit « qu’un décret en Conseil d'État détermine chaque année la liste des services sociaux mettant à la disposition des usagers des numéros d'appel spéciaux accessibles gratuitement depuis les téléphones fixes et mobiles » . Après qu'aucun décret d'application de cette loi n'ait été pris, Jean-Louis Masson relance à plusieurs reprises le gouvernement, et, après avoir déposé, avec le sénateur socialiste Roland Courteau, en janvier 2008 une pétition regroupant plus de 100 000 signatures, il écrit en avril 2010 au premier ministre François Fillon, lui demandant de prendre sans plus de délai le décret d'application imposant la gratuité des appels vers les services sociaux. Enfin il saisit en août 2010 le conseil d’État pour détournement de pouvoir[9],[10].

Clause de conscience relative au mariage homosexuel[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Masson s’est fermement opposé à la loi sur le mariage entre personnes de même sexe. Il a par ailleurs déposé une proposition de loi autorisant les maires à invoquer la clause de conscience afin de ne pas être obligé de prononcer un mariage homosexuel qui heurterait leurs convictions religieuses ou leur éthique personnelle.

Selon cette proposition de loi, le procureur de la République désignerait alors un officier d’état civil volontaire pour prononcer le mariage à la place du maire[11],[12],[13].

Réforme des collectivités territoriales[modifier | modifier le code]

En mai 2014, Jean-Louis Masson prend position[14] contre le projet du gouvernement visant à redécouper les régions et à supprimer les départements. Notamment en ce qui concerne l’Est de la France, il réclame soit le statu quo, soit la création d’une grande région Est formée par l’Alsace, la Lorraine et Champagne-Ardenne[15].

Synthèse des mandats[modifier | modifier le code]

Anciens mandats

Mandats en cours

  • Conseiller départemental du canton du Pays messin depuis 2015 (en binôme avec Martine Gillard)
  • Conseiller municipal de Nouilly depuis 2008
  • Sénateur depuis 2001
  • Président du SIVOM des cantons de Vigy et Montigny-Nord depuis 1977

Publications[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]