Jean Louis Joseph de Fernig

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Jean Louis Joseph César de Fernig
Jean Louis Joseph de Fernig
Gravure du Général Jean Louis Joseph Cesar de Fernig (1772-1847)

Naissance
Mortagne-du-Nord
Décès (à 75 ans)
sur les bords du Nil à Alexandrie
Origine Drapeau de la France France
Grade Général de brigade
Années de service 17721835
Faits d'armes Campagnes de Zélande, d'Espagne, de Russie, il enfonça la réserve des alliés à la Bataille de Lützen (1813).
Distinctions Grand officier de la Légion d'honneur
grand-croix de l'ordre des Quatre Empereurs, du lion de Holstein, de Joachim d'Allemagne, de Saint-Ferdinand d'Espagne, de Saint-Hubert et de Saint-Stanislas
commandeur de Saint-Henri et de l’Éperon
chevalier du Saint-Sépulcre de Jérusalem
chevalier de la Couronne de fer
chevalier de Saint-Louis
baron par ordonnance du 31 décembre 1814[1].
Famille (+1868).

Jean Louis Joseph César de Fernig, baptisé le au château de l'Escafotte à Flines-lès-Mortagne et mort le sur les bords du Nil, est un général français du Premier Empire

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Louis Joseph de Fernig est le fils du commandant François Louis Joseph de Fernig et de Marie-Adrienne Bassez [2]. Il est le beau-frère du général comte Armand-Charles Guilleminot.

Militaire, il est sous-lieutenant au 12e d'infanterie-Auxerrois (), volontaire dans la garde nationale de Valenciennes le [3], capitaine adjoint (), lieutenant-colonel (). Il était lieutenant-colonel lorsqu’en 1793 il passa à l’ennemi avec Dumouriez. Chef de bataillon à la 2e brigade helvétique () armée des Grisons, il obtient sa radiation de la liste des émigrés. Il sert au Danemark, rentre en 1798, et fait, comme volontaire à l’état-major de l’armée du Rhin, les campagnes des années VI, VII, VIII. Major d'infanterie (), nommé lieutenant-colonel, il commande en Espagne en 1809, en Zélande en 1810 et, en 1811, à la Grande Armée. Colonel du 1er provisoire (), puis Adjudant-commandant (), sous-chef d’état-major de Berthier, il fait sous ses ordres la campagne de Russie et, pendant la retraite, fait partie de l’escadron sacré. En Pologne, il sert sous Eugène de Beauharnais avec les mêmes fonctions, et rend de grands services à Lützen en enfonçant la réserve des alliés. Il est promu à Dresde par Napoléon Ier, le , au grade de général de brigade[réf. souhaitée].

Après la chute de Napoléon les Bourbons le mettent d’abord en disponibilité et lui confient ensuite une brigade à la campagne d'Espagne de 1823 et le titre de gouverneur de Barcelone. Rentré en France après dix-huit mois d’une sage administration, il parcourt toute l’Europe, de 1826 à 1828, et les notes qu’il recueille rendent de grands services à la science. En 1829, il a une mission à Naples, est mis en disponibilité en 1831 et à la retraite le [réf. souhaitée].

Franc-maçon, il est initié dans la loge « Les Amis philanthropes », constituée à Bruxelles par le Grand Orient de France, puis il est reçu du 4° au 18° degré à Grenoble en 1808 et du 19° au 32° degré en Espagne en 1811 et ensuite en 1815 au 33° degré par Alexandre de Grasse-Tilly. Il s'attribue un rôle important au sein du Suprême Conseil d’Amérique, où il occupe les fonctions de lieutenant grand commandeur « ad vitam » en même temps qu’il est vénérable maître de la loge « Les Propagateurs de la Tolérance », créée par cette obédience en 1818. Lors de la réorganisation du Suprême Conseil de France de 1804 il devient secrétaire du Saint-Empire, fonction qu’il occupe jusqu’en 1838, lorsque le duc Elie Decazes, Souverain Grand Commandeur, l’appelle à la dignité de lieutenant Grand Commandeur, fonction qu’il occupe jusqu’à sa mort. Sa mort est commémorée lors d’une tenue funèbre célébrée, le 23 janvier 1848, par la loge écossaise n° 78, « Les Amis de l’Ordre », de Niort[4].

Ses sœurs Théophile et Félicité Fernig (sœurs Fernig) sont attachées à l'état-major de Charles François Dumouriez en 1792[5]

Il épouse en premières noces la comtesse Marie-Julie-Aimée-Joseph de Pestre de Bertinchamp (morte à Bruxelles le 23 avril 1844), fille du comte Hyacinthe-Julien-Joseph et de Louise-Anne-Geneviève Le Blanc[6], et en secondes noces Thérèse Durant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vicomte A. Révérend : titres, anoblissements et pairies de la Restauration - Paris. Ed. Champion, 1974
  2. Statistisque archéologique du département du Nord - 1867 - seconde partie - Libraire Quarré à Lille et Libraire Leleu à Lille - archive de Harvard College Library - numérisé par Google Books en accès libre et complet
  3. Aimé Nicola Leroy, Arthur Dinaux, André Joseph Ghislain Le Glays -Archives historiques et Littéraires du Nord de la France, et de midi de la Belgique - page 317 Troisième série Tome 1er - imprimerie de A. Frignet à Valenciennes - 1850 - Archive de l'Université of Michigan général Library -numérisé par Google Books en accès libre et complet
  4. Pierre Noël, "Le général de Fernig, officier et franc-maçon" sur hiram.be
  5. Statistiques archéologique du département du Nord - 1867 - seconde partie - Libraire Quarré à Lille et Libraire Leleu à Lille - archive de Harvard College Library - numérisé par Google Books en accès libre et complet
  6. Alphonse Wauters, Notice sur les demoiselles de Fernig, pp.131 à 137

Bibliographie[modifier | modifier le code]